Fongauffier-sur-Nauze

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Ils sont les héritiers des apothicaire

 

 

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Intrigué par la dénomination du titre de "pharmacien de 1ère classe" qui fut citée dans le film policier, ô combien dramatique, "Le 7ème juré", du 18 mars 2017, d'Édouard Niermans, où Jean-Pierre Darroussin incarna avec justesse Grégoire Duval, pharmacien de 1ère classe, j'ai voulu savoir si cette classification était enfouie dans le recueil de l'obsolescence ou si elle avait encore une résonance.

 

Cette 1ère classe était-elle une distinction eu égard à l'importance de l'officine, à l'importance de la localité, à une référence plus ou moins mondaine, ou à une différence "qualitative" de cursus du pharmacien. Le patient avait-il plus de probabilités d'être mieux accompagné dans une officine où le maître de céans est, ou plus souvent, était, de 1ère classe que dans une autre où, par défaut, il était de 2ème classe.

Avec un zest d'humour Christophe, que bien peu de patients appellent Docteur bien qu'il en ait le titre, m'a dit que certains de ses anciens confrères glissaient, certes avec une pointe de finesse pour ne pas passer pour de sentencieux empesés, de la référence de la 1ère classe mais que les autres, naturellement, s'abstenaient de se définir de 2ème classe. Ceci aurait pu, pour certains esprits étroits, porter une connotation dévalorisante presque péjorative.

 

La localité et le chiffre d'affaire ne jouaient pas... on aurait parfaitement pu trouver un pharmacien de 1ère classe à Massegros, dans le Causse de Sauveterre, pour autant qu'il y ait eu une officine, et, hypothèse d'école, un pharmacien de 2ème classe dans la populaire banlieue ouvrière de Neuilly-sur-Seine ou dans le plébéien 16ème arrondissement de Paris. 

 

Pour faire court c'était une question d'études. Le pharmacien de 1ère classe était confirmé par le doctorat. Aujourd'hui la nouvelle génération de pharmaciens a, dans sa totalité, des prestataires de santé titulaires du doctorat.

 

 

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Image https://www.google.fr

 

"Le 7ème juré". http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134085.html

 

Au début des années 60, Grégoire Duval, un respectable pharmacien de province, assassine une jeune femme dans un moment de folie. Personne ne l'ayant vu commettre son crime, il décide de garder le silence tandis que Khader Boualam, le dernier amant de la jeune femme, est accusée du crime à sa place. Ironie du destin, Grégoire Duval est alors nommé juré au procès de Khader Boualam, avec la charge de juger un crime qu'il a commis lui-même. Bouleversé par le sort de l'ouvrier arabe, un coupable idéal aux yeux de la bonne société de la ville dont le racisme est exacerbé par la fin de la guerre d'Algérie, Grégoire va alors s'engager sur le chemin de la rédemption. S'illustrant à l'audience, il démontre le manque de rigueur de l'enquête criminelle et la faiblesse du dossier à charge : l'issue du procès devient incertaine. Mais en cherchant à innocenter Khader, Grégoire dérange l'ordre social. Et souvent, l'ordre importe plus que la vérité...



24/08/2017
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