Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

La traverse fongauffiéraine.

 

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Aussi longtemps que perdurera l'aberration du découpage territorial monplaisano-sagelacois les limites communales se chercheront dans les subtilités du "barry monplaisanais" de Fongauffier, l'assiette du rondpoint et celles des RD 710 et 53.

 

Il y a quelques années les édiles sagelacois ont donné aux rues et venelles sagelacoises un nom pour chacune des voies publiques fongauffiéraines. En 2016, à l'unanimité, les élus monplaisanais et sagelacois ont acté pour que la section intra-muros de Fongauffier soit dénommée allée Joséphine Baker.

 

Il reste à dénommer l'axe bi-communal tracé par la RD 710 et, dans une moindre mesure, le chemin rural dit du Bloy mais celui-là,  pour le moment, n'a pas d'immeuble le jouxtant en façade et, a priori, dans le proche horizon devrait rester en l'état.

Les maires de Monplaisant et de Sagelat, qui sont parties prenantes dans la rénovation de la traversée de Fongauffier, ne semblent pas opposés à mettre un terme à cette particularité d'avoir la voie la plus passante du village demeurer  innommée et pourraient, sous peu, proposer aux élus municipaux de définir un nom en n'excluant pas le principe d'une assemblée pleinière de réflexion.

 

Si vous aviez à susurrer aux édiles un nom pour cette artère vous retiendriez de préférence :

 

 

Nom proposé.

Pourquoi

Via Occitania.

Revenons sur les bancs de l'école où nous avons appris  que via désigne en latin la route.

Fongauffier se trouvait sur la voie romaine qui reliait Vesunna, Périgueux et Civitas Cadurcorum, Cahors.

L'actuelle RD 710 qui, entre 1930 et 1973, fut route nationale, a repris l'assiette de l'ancienne RD n° 11 d'avant 1930. Cette route était appelée la route de Cahors. Elle était l'itinéraire vers les terres où la résonance occitane était -et demeure- forte. Historiquement ce fut la voie empruntée par Henri IV, monarque qui parlait une variante de notre Occitan, quand il partit de Nérac chercher sa couronne et fit escale à Pech-Gaudou.

 

L'Occitania, nom propre composé d'occitan et -ia.

L’Occitanie (Occitània ou Óucitanìo en occitan) est une région culturelle, historique, voire une nationalité, une nation ou "une ethnie qui n'a pu se constituer en nation" du sud-ouest de l’Europe. Les principaux éléments qui la caractérisent sont sa culture et sa langue. L’espace occitan est identifié dès l’Empire romain sous le nom de Viennoise ou de Sept-Provinces (latin : Septem Provinciæ), et au début du Moyen Âge sous le nom d’Aquitaine  (Aquitanica, royaume wisigoth de Toulouse, avant la conquête franque). Il retrouve une certaine unité à l'époque carolingienne sous le nom de royaume d'Aquitaine. L’Occitanie a connu différents noms au cours de son histoire. La plus grande partie de l’Occitanie est aujourd’hui située en France où, depuis 2016, une région administrative de moindre étendue porte le même nom. 

L'Occitanie s’est d’abord définie par rapport à sa civilisation, avant même sa langue.

 

Elle a fait naître en Europe le mouvement troubadourl’idée d'égalité en droit des hommesla tolérance raciale et religieuse et une culture nouvelle de l’amour qui permit la première promotion morale et sociale de la femme. Selon cette définition reprise par des historiens et des anthropologues, le domaine est élargi au nord jusqu'à la Loire en incluant d’anciennes régions occitanophones40 (AguiaineBoischautBourbonnais, etc.). Le nord de l'Italie et la Catalogne historique ont aussi été des foyers de troubadours utilisant la koinè littéraire occitane. De même le Pays basque et l'Aragon ont bénéficié de peuplements occitans anciens ou plus récents qui sont notamment à l'origine de l'apparition d'un dialecte occitan au sud des Pyrénées. On peut y noter aussi l'utilisation historique d'une scripta occitane comme langue officielle.

 

En retenant Via Occitania on pose un jalon vers une complémentarité pour toutes les autres agglomérations qui n'ont pas retenu de nom pour leur traversée par la RD 710 ; que ce soit dans le Nord-Ouest du département, ou entre Niversac et Fumel.

Route de l'Occitanie.

 Un peu pour les mêmes raisons que ci-dessus ; mais en replaçant la terminologie latine par une forme française.

Route de la Dordogne.

Cette route file ou vient du fleuve la Dordogne. Cette dénomination serait pratique mais, dans la pédagogie, plus commune.

Route de la filature.

Fongauffier, dans sa partie monplaisanaise, comporte le lieu d'interprétation de la laine. Il y a peu de probabilités que des résistances sagelacoises, eu égard au positionnement géographique monplaisanais, ne soient formulées. La filature est un lien assembleur.

Route Jean-Baptiste Lafon

Jean-Baptiste Lafon, personnage politique de l'épopée de Gambetta, fut un Fongauffiérain sagelaco-monplaisanais. Député du Sénégal il milita pour l'égalité des Sénégalais et de ceux qui se sont "invités" sur leur sol!

Aucune de ces propositions ne me semblent judicieuse. Je propose donc dans la rubrique commentaire…

 

Il faut bien admettre qu'appeler ce segment routier une rue ou, a fortiori, un boulevard pourrait susciter l'ironie ou un débat. Il ne resterait guère que chaussée pour être acceptable.

 

 

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18/09/2017
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