Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

"à bâtons rompus".

 

L'expression "à bâtons rompus" viendrait du domaine militaire où, battre du tambour 'à bâtons rompus', c'était donner deux coups successifs de chaque baguette, sans produire de roulement continu. De nos jours on l'emploie pour parler d'une discussion informelle où l'ordre peut ne pas être rigoureusement défini.

 

Vendredi 29 septembre, à 17h30,

à la petite salle de la mairie de Sagelat

 

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Réflexion concomitante à la genèse d'un odonyme.

 

Quelques internautes ont exprimé un avis sur la probable dénomination qui devrait prendre tournure, à court terme, pour dénommer la traverse fongauffiéraine ; c'est à dire la portion intra-muros de la R.D 710. Il paraît permis de penser que, d'ici peu, les édiles monplaisanais et sagelacois vont avoir à se mettre d'accord sur cet odonyme qui actuellement est inexistant. Dans ce domaine rien n'empêche les citoyens de réfléchir, d'émettre des opinions et de les soumettre aux personnes qui ont la maîtrise du thème, conseil départemental et (ou) exécutifs municipaux.

Ce vendredi 29 septembre, à 17h30, à la petite salle de la mairie de Sagelat une réunion informelle abordera le thème des odonymes. Les odonymes sont des noms propres désignant une voie de communication. L'odonymie est l'étude des noms des voies de communication. On désigne également par ce terme, par extension, l'ensemble des noms de voies d'un lieu donné.

 

Qu'est ce qu'un néologisme.

Le néologisme est un mot (nom commun, adjectif, expression) nouveau ou apparu récemment dans une langue, le phénomène de création de nouveaux mots communs étant appelé, de manière générale, "néologie". Les linguistes  appellent un néologisme de forme un mot nouveau au sens de qui n'existait pas, un mot forgé : par exemple, en informatique, courriel (pour e-mail et pour courrier électronique).

 

Passons de "l'odonymie" à la choronymie.

Pour terminer cette réunion les participants seront invités à émettre un point de vue sur le néologisme qui paraîtrait le plus adapté au choronyme du Bassin de la Nauze. Le choronyme étant le nom d'un pays ou d'une région issu d'une caractéristique géographique physique ou une particularité environnementale. Le Pays Toy, par exemple est un choronyme. Cette contrée de la Petite Bigorre s'étend des gorges de Pierrefitte au col du Tourmalet et au cirque de Gavarnie. Ses habitants sont les Toys et les Toyes. Ils n'ont donc rien à voir avec les jouets anglais. Le terme gascon "toï ", de "pithoy" signifie "petit" en français. Les Toys aiment citer leur devise.

" Un Toy noun cragn qué Diou, et péricle e erà lid "

Un toy ne craint que Dieu, le tonnerre et l'avalanche…

 

Notre petit bassin de vie autour de la Nauze et de ses modestes affluents n'a pas d'ethnonyme formel pour désigner ses habitants et pas davantage d'épithète pour désigner ses lieux spécifiques. La commune de Belvès, devenue Pays de Belvès, n'a pas de gentilé nouveau depuis son changement d'intitulé. Il vient naturel, concis, pratique et facile dire une localité francilienne plutôt que de désigner une ville de la banlieue parisienne. Il paraitrait plus simple de situer nos particularités avec une dénomination précise et qui sonne bien ; par exemple un foyer "nauzéen" pour désigner une maison qui pourrait être d'une commune quelconque de ce bassin de la Nauze.

Les faubouriens sont en général les résidents des faubourgs. Pendant longtemps on appela les habitants de l'ancienne commune de la Madeleine, fusionnée à Bergerac en 1794, les Faubouriens.

 

Quel néologisme retenir.

C'est là que les avis peuvent diverger. L'analogie semblerait pencher pour nauzéen. D'aucuns préfèreraient nauzois qui éviterait, maladroitement, de penser à la nausée. On pourrait, aussi, imaginer  nauzacois en s'appuyant sur le suffixe ac. Nauzac qui appartient à la nauze.

 

Généralement du suffixe gaulois -acum, qui définit soit un lieu, un élément géographique ou alors l'emplacement ancien d'une villa gallo-romaine. La terminaison -ac est uniquement attestée dans les (anciennes) régions de langues d'oc, ainsi qu'en Bretagne, alors qu'on trouve son équivalent -ay dans les contrées de langues d'oïl. En fait, dans bien des cas, il s'agit de la forme allongée -(i)acum qui a donné la terminaison -iac ( ou -iniacum, d'où (i)n-iac étant noté -(i)nhac et (i)ll-iac, -(i)lhac en occitan), celle-ci aboutissant aux terminaisons -y et -é dans les régions de langue d'oïl.

 

Points d'appui Wikipédia.

 

 

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La dernière réunion  des blogueurs de "Terres de Nauze". Ici on n'a pas refait le monde. On a disserté, émit des points de vue, parfois divergeants,  on n'a pas beaucoup avancé mais on a surtout échangé entre résidents amis d'un bassin de vie. Photo Pierre Fabre. 



21/09/2017
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