Fongauffier-sur-Nauze

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Après avoir eu la tête dans les étoiles, à Carvès, on a remis les pieds sur terre.

 CARVÈS

 

 

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Théo Pardo, impressionant par son éclectisme, sa grande culture et ses manipulations d'humour, toujours avec une aisance pleine d'à-propos, fut ce 20 octobre l'assistant technique de Bernard Bousquet. Cet ancien pilote s'est, d'une manière plus qu'infinitésimale, un peu plus approché des étoiles que le commun des mortels. Il a fait voir aux enfants comment on se retrouve dans cette immensité. 

 

 

Ce samedi 20 octobre le ciel parfaitement clair et superbement éclairé par la Lune presque ronde livrait le scintillement de la voûte céleste. C'est, bien sûr, quand la Lune est invisible que l'on perçoit le plus intensément la multitude de ces astres si lointains que l'on dit qu'ils sont à bien des années lumière de nous.

 

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La place de Carves, grâce à la technicité de Martin Bortolinle manager des Z'Igolos qui, ce soir là, s'est transformé en maître des lumières, était dans le noir et les observateurs de la Voie Lactée s'en donnaient à cœur joie pour rechercher la Grande Ourse que bien singulièrement -et avec insolence eu égard au respect dû à ces grandes dames- on appelle La grande casserole.
Martin Bortolin

 

 

C'est dans la P'Tite salle que Bernard Bousquet après le visionnage de la vidéo d'Aurélien Barrau, astrophysicien de renommée internationale, ramena le petit groupe les pieds sur terre.

 

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Auparavant Maryvonne Chaumel, maire de Carvès, salua cette soirée inédite avant de laisser la parole à Bernard Bousquet et à Théophile Pardo qui relaya à bon escient l'orateur en plaçant de fines anecdotes.

Maryvonne Chaumel

 

 

Pendant deux heures Bernard Bousquet explora les cinq continents en pointant les points d'interrogation qui hypothèquent grandement la vie sur la Terre. Bernard Bousquet, cet écologue, observateur de tous les continents, qui maîtrise parfaitement les sujets dévastateurs de notre environnement s'est volontairement abstenu de parler de la Voie de la Vallée; tout juste s'il a dit que l'on ne remplaçait pas des centaines d'arbres pluri-séculaires par un corridor de végétaux. Bien des regards ont été activés, déforestation, montée des océans, recul des surfaces agricoles, disparition d'animaux, bouleversements des écosystèmes, etc.

 

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Kévin Mathis Manon

 

 

Graines d'espoir de cette bien modeste soirée la très juvénile présence triangulaire de Manon, Kévin et Mathis. Ils ont eu de multiples questions à poser au conférencier. Manon regretta que le thème de la Voie de la Vallée ne soit pas abordé mais elle prit une part consistante du jeu questions-réponses. Notons qu'avec son camarade Kévin on trouve dans cette jeunesse montante des acteurs qui participent très activement à la vie citoyenne en étant jeunes sapeurs-pompiers volontaires. On remarqua que Nadège Chaumel, jeune exploitante agricole, prit avec brio la défense de la paysannerie du terroir qui n'est en rien comparable aux exploitations gigantesques qui, elles, n'ont plus de lien avec l'agriculture familiale et humaine.

 

Le lit de la misère est fécond. Pour le conférencier la survie de la planète passe par un ralentissement de la courbe démographique. Comment la Terre pourra-t-elle s'auto suffire avec plus de dix milliards d'habitants d'ici un quart de siècle ?

 

 

 

 

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Bernard Bousquet rappela au cours de cette soirée notre planète vivante en est à la sixième strate et que hier, à la grande échelle du temps, l'homme n'existait pas. Les terrifiants dinosaures régentaient la vie terrestre.

 

Puissions-nous faire face aux éléments et aux adversités et continuer à vivre sur ce joyau de la galaxie en pensant que nous ne sommes pas propriétaires de la Terre parce que nous l'empruntons à nos enfants!    

 

Bernard Bousquet, l'écologue d'exception qu'il paraitrait désobligeant de présenter. Il a silloné la planète pour sa survie.

 

 

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Non nous n'étions pas mille et cent mais s'il n'y avait pas la quantitté il y avait la qualité.

 

Je voudrais chaleureusement remercier Maryvonne Chaumel, Martin Bortolin, Bernard Bousquet et Théo Pardo et, naturellement, toutes celles et tous ceux qui ce 20 octobre ont estimé que notre planète mérite que l'on pense à elle, à l'aimer, à s'efforcer de la protéger et à estimer que nos pieds reposent sur le meilleur support de la galaxie.

 

Photos Pierre Fabre



22/10/2018
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