Fongauffier-sur-Nauze

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Bon anniversaire Michel

 

 

 

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Ce 6 février-là, jour de ta naissance, ceux qui estimaient que la maîtrise du monde leur revenait de droit, faisaient, depuis deux jours, à Yalta, de la géométrie planétaire pour se partager les continents en faisant litière des peuples, de leur culture, des immenses douleurs de la plus vaste tragédie  humaine.

Michel Lafon

 

 

Orliac était bien loin de tout cela. En accédant 4255 jours plus tard, par la rue Rubigan, au vieux collège des remparts de Belvès, tu intégras un collectif de brillants condisciples qui, plus tard dans la vie, se sont affirmés en devenant grand commis de l'état, procureur de la République, haut fonctionnaire de la S.N.C.F, colonel, professeurs, journaliste sportif… C'est, donc, dans ces vieux murs que je fis connaissance avec toi, toi mon cadet de deux jours, venu acquérir sur cet oppidum, les bases de ces connaissances indispensables pour postuler, au retour des servitudes militaires, pour un cursus d'attaché à la S.N.C.F. Eu égard à nos brillantissimes condisciples,  63 ans après, nous ne pouvons, naturellement, que faire profil bas. 

 

 

Pensons à nos condisciples qui, bien prématurément, sont partis. Yves, notre sportif cypriote, adepte du rugby, il y a une quarantaine d'années, fut cueilli à la fleur de l'âge. Jean-François, Fongauffiérain de cœur, surveillant général de l'École d'Application aux métiers des Travaux Publics d'Égletons, fut rattrapé, il y a tout juste 15 ans, à 59 ans, 47 ans après le premier assaut du mal qui l'assaillit, adolescent, mais ne renonça pas. Notre doyen Jean-Claude, Villefranchois,  qui nous a tant fait rire, s'échappa sur la Côte vermeille,  il y a une quinzaine d'années. Daniel, brillant pédagogue, professeur de mathématiques au Lycée palois, Saint Cricq, fasciné par la Nauze de son enfance monplaisanaise, les Gaves et les Pyrénées béarnaises qu'il adopta, nous tira sa révérence en septembre 2013. Enfin, Gilbert, plume de l'Équipe  qui, dans ses articles sportifs, fit vibrer Gueugnon, en septembre 2015, pour toujours, ferma son clavier.  

 

 

Les collines quercynoises de St Clair, le vallon de Lamothe-Fénelon et enfin la colline-acropole gourdonnaise, où tu étais le dominus ferroviaire, auront été les points d'escale majeurs de ton parcours professionnel. Tu aurais, peut-être, préféré une voie plus périgourdine mais le Quercy t'a happé, sans reddition, pour trois grosses décennies. Des abords de Marqueyssac  où tu coules ta retraite, tu t'es remis à admirer notre fleuve.

 

Le vieux lien de condisciple et de collègue fait que, pour honorer ce cheminement, tu me fais l'honneur de suivre Terres-de-Nauze... ce dont je te sais gré.

 


Nous avons probablement plusieurs hobbies communs ; mais, l'un, par son bucolisme et par les merveilles de découvertes qu'il nous procure, nous lie dans nos affinités car nous sommes subjugués par ces seigneurs sylvestres que sont les bolets. Ils nous font faire bien des enjambées dans les chemins et layes forestiers.

 

Une joie immense est venue par Nathalie, ta fille, qui apporta à Liliane, ta charmante épouse et à toi même, Élise, la plus belle poupée, qui donne à la saison difficile que nous abordons, l'inégalable joie qui, à mon sens, surpasse toutes les autres.

Cèpe Orliac.jpg

Bolet tête noire

 

J'allais oublier... bon anniversaire Michel.

 



05/02/2019
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