Fongauffier-sur-Nauze

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C'est à Fongalop que Claudine Le Barbier prendra congé.

 

La salle des délibérations du Conseil général de la Dordogne

 

Image cg24.fr 

Les  bi-séculaires conseils généraux vont disparaître dans quelques jours dans le vocabulaire politique. Les conseils départementaux seront leurs relayeurs. Comme leurs prédécesseurs les minorités y seront écrasées, laminées et souvent écartées, vraisemblablement plus encore que dans les conseils généraux.  L'image débonnaire des populaires conseillers généraux ruraux, notables des comices agricoles, qui, à leur écrasante majorité, répugnaient à décliner ouvertement leur apparentement aura vécu. Il sera désormais quasi-impossible d'échapper au rouleau compresseur des grandes mouvances de notre temps. 

 

Claudine Le Barbier qui s'est, de bonne grâce, prêtée à l'exercice de questions réponses, questions posées sans la moindre douceur, sur ce blog a laissé les dernières sans repartie. Elle se dit désolée car elle n'aurait pas eu le temps de les aborder avant de s'échapper pour trois semaines. C'est un peu dommage car ces thèmes sont toujours d'actualité et la question n° 11 s'invite dans l'actualité brûlante enclenchée par l'historique élan ibérique "Podémos".

 

Claudine croit cependant, avec les huit premières réponses, avoir donné l'essentiel de ce qu'elle pense, sur la thématique départementale. Elle souhaite conclure avec "Avant de quitter l'Assemblée départementale, je veux remercier l'ensemble des habitants de ce canton pour la confiance qu'ils m'ont accordée pendant 21 ans.  Je reste toutefois conseillère régionale jusqu'à fin décembre. Je remercie l'auteur de ce blog qui a fidèlement relayé les éléments nécessaires à l'information des citoyens".

 

L'élue termine en précisant que le 7 mars elle organise un "pot de départ" à 17 h 30 à la Salle des Fêtes de Fongalop.



 

Claudine Le Barbier a choisi le 7 mars 2015 pour tirer sa révérence. Cette date sera le jour du centenaire de la naissance de Jacques Chaban-Delmas. Coïncidence calendaire ou choix réfléchi... je ne saurais vous le dire.

 
Né à Paris le 7 mars 1915, Jacques Michel Pierre Delmas doit son nom au pseudonyme « Chaban » sous lequel il officiait dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Nommé chevalier de la Légion d'honneur et compagnon de la Libération, il s'engage dans la politique et devient député de Gironde, maire de Bordeaux, président de l'Assemblée nationale, ministre des Transports, de la Défense, puis Premier ministre. Il décède d'une crise cardiaque le 10 novembre 2000.

 

 


 

 

Questions sans réponse.

 

9. Croyez-vous au mandat unique.

 

10. Nos gouvernances, toujours à la recherche de clientèle, n'ont jamais lésiné pour multiplier les élus ; tenant pour infime le corollaire des dépenses publiques gigantesques. Les strates s'empilent. Seul le conseil d'arrondissement, assemblée honorifique sans véritable mission, a été supprimé en 1940. Depuis les conseillers régionaux, les élus européens, les communautés de communes ont fait leur apparition. On peut s'étonner que personne n'ait pu envisager les conseils de quartier, d'escaliers ; voire de paliers. Chaque "invention" est aussitôt difficile à remettre en cause tant les "bénéficiaires" ont su et savent placer leur créneau à l'abri d'une remise en cause. Les multiplications de vice-présidences feraient sourire si l'on ne savait qu'elles sont coûteuses. En 1973 on a ajouté une troisième vice-présidence au conseil général et en 2014 celui-ci va boucler avec dix. Dans les toutes petites communes, à peine plus de 100 habitants, il n'est pas rare de voir des municipalités aller jusqu'à trois maires-adjoints. C'est l'armée mexicaine. Il y a, je crois, neuf vice-présidences à la communauté de communes. On pourrait dire cela réduit d'une manière infinitésimale le chômage mais il est rarissime que ces fonctions échoient à des chômeurs ! Ne parlons pas du nombre de parlementaires qui coûtent une fortune !

 

Pensez-vous que l'on peut continuer à accentuer ces dérives.

 

11. Vous êtes fille de républicain espagnol. Aujourd'hui ce pays a pour chef d'état un monarque dont le prédécesseur fut installé par le sanguinaire assassin de la Deuxième République et fait prêter serment à "son" premier ministre devant le crucifix en faisant allégeance à la monarchie. Outre-Pyrénées on est, hélas, loin d'une laïcité minimum. Nos amis espagnols ont-ils, selon vous, quelques chances de voir la République laïque rétablie.

 

12. Depuis 1958, en France, la constitution est muette sur l'essence présidentielle du régime qui, cependant, est manifeste. Depuis 1958 la dérive dans ce sens ne cesse de croître à tel point que certains pensent qu'il faudrait inventer une VIème République. Pensez-vous que les présidents contemporains, monarques à temps compté, sont devenus des fossoyeurs de la République… républicaine. 



06/02/2015
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