Fongauffier-sur-Nauze

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La mère de Claudine Le Barbier nous a quittés.

 

 

 

 

 

 

Marie Consolación ELBAILE vient de quitter les siens dans sa 91ème année.

 

Marie Consolación était en pleine adolescence quand son pays natal s'enflammait et qu'un odieux général félon, puissamment aidé par ses feudataires et les dictateurs de tout poil, assassinait sans vergogne la toute jeune et fragile IIème République d'Espagne.

 

Marie Consolación, dans son enfance, dut franchir, à sept ans, les Pyrénées pour rejoindre notre Hexagone. Plus tard ce fut l'exode, par centaines de milliers, pour les républicains, qui ont du se soustraire à la terrible chape de plomb que le tyran faisait peser sur les progressistes défaits...  non par le droit mais par la force.

 

Marie Consolación convola avec avec Adolfo (Adolfo décéda en 1983), un des malheureux internés du triste Camp d'Argelès ; il avait fui l'Espagne franquiste. Les époux ont choisi le Fumélois comme deuxième patrie. Les Elbaile, ménage exemplaire, ont certainement  souffert de cet éloignement forcé de leur péninsule et, probablement, ont partagé la douloureuse remarque que le doyen Virgile Barel [député des Alpes-maritimes, doyen de l'Assemblée nationale de 1973 à 1978] laissa dans ses mémoires : "Qu'il est amer le pain de l'exil".

Les Elbaile, qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour l'éducation et la promotion sociale de leurs deux filles, Pilar et Claudine, méritent, post mortem, tout notre respect, voire notre admiration.

 

Marie Consolación eut la joie d'être grand mère six foix et  bisaïeule douze fois.  

Le 30 octobre, à l'Hôpital de Fumel,  les amis de Pilar et Claudine les ont entourées pour accompagner Marie Consolación vers sa dernière demeure.

 

Au-delà de ce cercle d'amis associons à ce recueillement celles et ceux qui ne pourront être physiquement présents, dont celles et ceux du comité cantonal belvésois de l'A.N.A.C.R, d'Evelyn Mesquida et d'autres.

 

 P.F 

 

 


 

Les blogs de Fongauffier-sur-Nauze et de Val de Nauze, pour ne pas assaillir la messagerie des internautes, autant que faire se peut, limitent le quotidien à un article. L'actualité amène à différer certaines parutions ; mais celles-ci ne sont pas abandonnées pour autant. Il faut donner du temps au temps.

 

 

 


 

Articles toujours en instance.

 

L'esplanade de la brèche, en principe, demain.

Sale temps pour les cèpes.

Une poésie de circonstance, d'Huguette, pour le jour des défunts.

Le viaduc de Fongauffier.

Le viaduc de Lagrange.

Nos toutes petites rivières toujours à sec.

Le pigeonnier du Colombier garde temps de sa colline.

 



30/10/2012
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