Fongauffier-sur-Nauze

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Les vœux des Zigolos

 

 

 

Quelques mots sur le théâtre.

 

L'encyclopédie Wikipédia définit le théâtre en l'identifiant à l'art de la représentation d'un drame ou d'une comédie, un genre littéraire particulier. Il est l'édifice dans lequel se déroulent les spectacles de théâtre. On parle aussi de genre dramatique.

 

S'il fallait dater la genèse du théâtre d'aucuns pointeraient peut-être le big bang, quand eut lieu la révolution de l'Univers. Nos astres, les météorites et les comètes étant les kyrielles pléthoriques  d'acteurs qui jouent un rôle apparemment muet où la mise en scène dépasse -et de loin- l'entendement des mortels.

En stratégie militaire on situe le théâtre des opérations pour délimiter une zone où se déroule un conflit militaire ou une opération d'envergure.

 

Revenons au théâtre dans sa dimension artistique. Il se perd dans la nuit des temps. Il a le mérite de libérer les esprits sous contrainte. Nous nous approchons de la période carnavalesque. Celle-ci  nous ramène  à La commedia dell'arte, qui est un genre de théâtre populaire italien. Il paraissait prudent à l'époque au XVI ème siècle de se parer de masques pour improviser des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l'ingéniosité. Ce genre est apparu avec les premières troupes de comédie avec masques, en 1528.  Jean de la Fontaine qui n'était pas, à proprement parler, un créateur de pièces de théâtre a su avec ses fables desserrer l'étau de la pensée. Qu'il me soit permis de donner une note particulière pour "Les grenouilles qui demandent un roi".  Les deux premiers vers sont édifiant. Cet apologue n'a pris aucune ride. Cette fable n'est-elle pas, à elle seule, un mouvement théâtral !

Le théâtre s'invite dans toutes les cultures. Il interpelle par le doute ; "To be or not to be. That is the question". Cette phrase liminaire emblématique du prince Hamlet de William Shakespeare, connue de tous, garde toute son interrogation. Molière  nous émeut avec son analyse sociétale. Miguel de Cervantès critique les côtés d'une société espagnole rigide et absurde. Tchékhov perçoit l'effondrement du tsarisme et donne toute la noblesse aux valets de "la Cerisaie".

Montherlant, avec "La reine morte" s'ingénie sur le thème classique de l'amour contrarié par la raison d'État.

Pagnol, l'inoubliable et incontournable Pagnol, nous livre Topaze. Ce maître d'école au sens civique irréprochable, au salaire modeste, "saura" évoluer. Licencié pour s'être montré trop honnête, et influencé par les exemples qu'il a sous les yeux, il devient peu à peu malhonnête et heureux de l'être, en se lançant, sous l'influence d'une femme et d'un conseiller municipal peu scrupuleux, dans le monde des affaires.

 

Oui le théâtre garde toute sa fraîcheur et sa pertinence. Il s'avère être le "géologue" d'une mine inépuisable de nos talents et de nos faiblesses. N'allons surtout pas dire que cette forme de regard sur les êtres les plus remarquables, les plus "précieux", les plus avides, les plus cruels, les plus cyniques et immondes, mais aussi les plus merveilleux est obsolète !

 

Divers points d'appui ont été empruntés à Wikipédia.

 

 

 

Sur les scènes du "pech" carvésois, des reliefs des contrées "nauzeroises", des escarpements armagnacais du Pays de Gaure [Terres de Lomagne]  -et probablement au-delà- ils font rire. Ils y mettent toute leur créativité artistique, ils promeuvent la fibre théâtrale. Ils aiment la vie pour eux, certainement, mais bien plus pour faire partager de bon moments à toutes celles et à tous ceux qui veulent croire à l'amour, bien sûr, mais aussi savent apprécier l'humour parce que cette forme d'esprit railleuse s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité. L'humour est distingué par plusieurs concepts : c'est un langage, mais aussi un moyen d'expression.

Il y a une vingtaine d'années, à peine sorti de l'adolescence, Martin, à Sagelat, animait une de ses premières soirée. Martin pensait alors qu'avec un seul mot on pouvait interpeller. Souvenons nous d'atmosphère d'Arletty ou de bizarre de Michel Simon. Martin avait pris, hyperbole. Cette terminologie recherchée, manifestement, n'est certainement pas utilisée tous les jours. Pour les matheux l'hyperbole est une courbe plane obtenue comme la double intersection d'un double cône de révolution avec un plan. L'hyperbole, en littérature, est une figure de style qui consiste à créer une exagération et permet d'exprimer un sentiment extrême, de manière à frapper les esprits. C'est à partir de ce concept que Martin bâtit son spectacle.

 

Depuis Martin a recontré Marine. Marine est devenue l'autre clé de voûte de cette troupe des Z'Igolos. 

 

S'appuyant sur la saillie de Christophe Huysman, "S'il y a un endroit où tout est possible, c'est le théâtre", les Z'Igolos veulent faire bouger les lignes de l'esprit ; non pour imposer un quelconque idéal, non pour convaincre qui que ce soit sur une quelconque théorie mais pour détendre les esprits.

 

 

 

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Martin Bortolin et Marine Pucheu ; deux personnages qui sont au chevet d'une société qu'il faut dégager de sa morosité. Photo Pierre Fabre

 

 

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Merci aux Z'igolos de leurs bons voeux. Puissions-nous, longtemps encore, savoir prendre le temps de les accompagner ! 



04/01/2019
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