Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Paul Limouzi a été une figure de la Résistance.

 

 

 

 

 

 

Paul Limouzi s'est éteint ce vendredi 6 mai. Paul naquit  le 23 avril 1925, dans une famille modeste, à St Front de Pardoux, une petite commune sur les berges de la Beauronne, aux portes de Mussidan.  Il a rejoint la Résistance, à 18 ans, en 1943.

 

À la Libération, il entre à la S.N.C.F comme auxiliaire à la gare de Lavardac. Par son opiniâtreté et ses qualités reconnues, il va gravir les échelons de la hiérarchie en passant le concours de contrôleur technique d'inspection. Il optera pour une carrière de chef de gare. Ses derniers postes l'ont amené à Biarritz, puis à Lannemezan, avant de terminer, en 1980, à Castres où il accéda à l'honorariat de chef de gare de 1ère classe.

 

Paul fut un ardent militant syndical de la C.G.T et un délégué du personnel apprécié pour ses qualités humaines.

 

Il s'est retiré dans le petit village de Lacapelle-Biron. Sur la place de cette bourgade, partirent les exécrables et sinistres camions de l'occupant.  Ce village, symbole de la Résistance du département et de la répression nazie, a le triste privilège de détenir depuis 1947, lMonument départemental de la déportation. Cette oeuvre remarquable est due au sculpteur Buisseret (Grand Prix de Rome). 

Paul, après la Libération, a épousé Mauricette qui lui a donné deux enfants : Daniel, en 1949, et Gilles en 1954. Il a eu la joie d'avoir Nadia comme petite-fille. Tous les trois, sur ses pas, ont épousé son itinéraire professionnel.

 

Paul a consacré bien des heures à la vie de l'ANACR dont il était le premier personnage Lot & Garonnais et, bien des fois, il est intervenu au niveau national.

 

Il a souvent honoré de sa présence, les cérémonies des mémoriaux de la Résistance du Val de Nauze, à Landrou, Vaurez, Fongauffier et Belvès et il a participé au devoir de mémoire de Veyrines.

 

Une cérémonie d'essence strictement laïque et républicaine permettra à tous ses amis de l'honorer, lors de sa crémation, ce mercredi 11 mai, à 15h30, au Crématorium de Tonneins.

 

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Témoignage de Danièle Darquié, [cahier n° 2, 2012, "Des maquis au nord du Lot].

Parler de la Résistance dans le Fumélois, c'est évoquer l'action des différents groupes qui se sont créés sur cette portion du territoire du Lot-et-Garonne, même si, parfois, leur activité a débordé sur les secteurs voisins, le mouvement inverse ayant pu être constaté, tant il est vrai que les limites territoriales n'avaient pas, à cette époque, pour nous, grande importance.

C'est ainsi que le groupe "SOLEIL" basé en Dordogne est venu installer son école des "Groupes-Francs" aux Escaliers, que le groupe-franc Pierre DENUEL a opéré jusqu'en Villeneuvois, que des éléments du groupe FTP-MOI CARLOS" étaient cantonnés à Montcabrier, que le groupe "PARROT" basé à Villefranche-du-Périgord et St-Cernin-de-l'Herm avait des éléments à Loubéjac, à Sauveterre-la-Lémance et dans le Lot.
De même que le groupe "BAYARD" basé à Blanquefort-sur-Briolance puis à Fontenilles, a fait mouvement vers Monpazier et Issigeac, que le groupe DD, de Salles, a participé à des accrochages avec les Allemands vers Domme et qu'enfin des éléments du groupe FTP "PROSPER", venus de Villeneuve-sur-Lot, se sont battus contre les Allemands, près de Mussidan.
En outre, l'historique de cette période ne serait pas complet si l'on oubliait de parler de l'implantation de la Résistance dans l'usine et la localité fuméloise avec les unités du bataillon "GEOFFROY", les éléments issus des FTP-MOI et du Front National de l'époque, mouvance apparentable au P.C qui avait un cheminement idéologique aux antipodes de celui qui, aujourd'hui, dans la haine, accompagne les chantiers xénophobes et racistes.

 

Pour conclure et en citant "les Cahiers de la Résistance en Lot-et-Garonne", je dirais que "Nous avons voulu contribuer, en réalisant [ce Chemin de la Mémoire en Fumélois], à la connaissance de la Résistance [sur ce territoire aux confins de trois départements] pour servir la cause fraternelle de l'idéal, de libération humaine et de paix, qui était son but proclamé. Aux jeunes générations de contribuer à leur manière à faire vivre cette noble cause".

 

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Dans la semaine, le blog se consacrera au très beau succès de nos collégiens qui ont obtenu le premier prix du Concours départemental de la Résistance et qui, par ailleurs,  dans le cadre d’un projet e-twinning, ont brillé au concours des Young Europeans Award sur le thème “Jusqu’où va l’Europe?”

 

Vous découvrirez aussi les superbes de Jean-Paul Mémain qui vous feront revivre la journée d'amitié inédite du 7 mai de Michel Boucherie.

La fête de la Nature ne sera pas oubliée et en corollaire, Bruno Marty, qui a réalisé un superbe reportage photographique sur la Nauze, va vous faire découvrir notre modeste rivière de Cabirat à sa confluence à Siorac.

 

 

 

 

                                                        



10/05/2016
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