Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Sous l'épée de Damoclès.

 

 

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De gauche à droite : Lisette Barreiro, Mélanie Pistolozzi, Michèle Bard et Nella Flaquière, directrice du centre du temps d'accueil périscolaire. Photo Pierre Fabre.

 

 

 

L'École de Sagelat, depuis plus d'un demi-siècle, est sous l'épée de Damoclès. Le poste double, en 1956, était menacé et le couple d'instituteurs, qui était en place à l'époque, avait été invité à profiter du mouvement automnal pour quitter Sagelat, parce que la précarité du binôme devenait imminente. L'inspecteur primaire de l'époque tabla, néanmoins, sur le maintien des deux postes avec l'intime conviction qu'il ne sauvait ainsi les meubles que très provisoirement.

 

Depuis, l'École de Sagelat a démontré qu'elle n'était pas le "gadget pédagogique" du Val de Nauze, mais une école bien vivante qui a su ouvrir bien des parcours à des élèves brillants qui ont acquis là, plus que l'embryon de leur connaissance. Cette école qui s'est bien souvent trouvée à la limite de la justification d'un poste double, pour garder celui-ci, s'est ingéniée à voir venir vers elle des élèves de communes satellites qui, probablement, auraient pu être scolarisés ailleurs.

 

Aujourd'hui, à l'issue d'une réforme pédagogique du primaire, un cran de plus vient d'être franchi ; et, même avec le concours des communes voisines, la quarantaine d'écoliers des années précédentes n'est plus atteinte. La cour de cette école, où les cages factices de but  rappelant l'engouement de nos  enfants, tant garçons que filles, aux exploits des tricolores, ne compte plus que 28 élèves : soit une classe de 15 et une autre de 13.

 

Qu'il soit permis au plus médiocre des anciens élèves de cette école, de rappeler combien est noble la fonction de professeur des écoles, et combien ces personnes ont su donner bien au-delà de leurs prérogatives pour faire que le parcours scolaire ne soit plus l'obligation définie par le législateur en 1881 ; mais, beaucoup plus avec un éveil citoyen responsable où, par ailleurs, le ludique apporte tout son dimensionnement  formateur des esprits. Ainsi, on a vu nos enseignants avec leurs élèves, découvrir la campagne en suivant les vénérables chemins, observer la Nauze pour la magnifier dans un merveilleux opuscule et, aussi, participer au nettoyage de la nature souillée par la stupide indifférence des adultes. Les élèves ont joué de bien belles saynètes lors des fêtes scolaires, qu'elles soient à Noël ou à la veille des vacances d'été, et j'en passe…

 

Précisons que, grâce à la compétence pédagogique de nos enseignantes et à son volontariat, les élèves ont brillé en se plaçant sur la plus haute marche de concours lors du "Concours départemental de la Résistance" [thème "Résister par l'art et la littérature"] et d'un concours de mathématique, sans oublier la création artistique pour le concours des épouvantails de Meyrals où, là aussi, ils ont obtenu la première place.

 

Que le corps enseignant, véritable pilier de l'ouverture à la citoyenneté, en soit remercié, tant par les enfants que par les parents, voire les grands-parents ; car, ne l'oublions pas, ce qui pour nous est une évidence, dans bien des pays du monde, est encore hélas un rêve inaccessible, a fortiori pour les petites filles.

 

 

 

 



03/09/2016
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