Fongauffier-sur-Nauze

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Contez nous vos débuts dans la vie active. Volet n° 1.

 

 

 

 Les informaticiens du site précisent qu'ils ont rétabli l'ajout des photos et de certains fichiers; néanmoins, leur restauration n'est pas terminée. Ils se désolent pour les désagréments et nous prient de prendre patience.

Espérons que le retour à la normale permettra de rétablir les couleurs des pages car certains lecteurs ont beaucoup de peine à lire .

 

 

 

 

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Un premier témoignage du lectorat du blog sur les débuts dans la vie active.

 

Elle se présente sous le pseudonyme de Nono. Nombre de Belvésois la connaissent pour ses passions patrimoniales. Elle nous raconte, aujourd'hui,  comment elle a abordé, après avoir connu 68 dans les turbulences nantériennes, la vie active.

Je me plais de croire que Nono sera l'éclaireuse de ces témoignages d'antan.

 

P.F

 

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Un témoignage sur mes 25-35 ans.

 

Noëlle Choubier-Grimbert. B.M.jpg

 

J’avais bien fait les « petits boulots » que l’on pouvait trouver alors qu’on était étudiant -  surtout pas « baby sitter », vente, pas mon truc non plus -  puis un  contrat temporaire à la Documentation française. Mais mon premier « vrai travail » ce fut au Centre de documentation administrative de la Préfecture. La situation était particulière ; le nouveau département issu de la division de la Seine-et-Oise avait dix ans à peine.

 

Je me suis senti investie. J’ai intériorisé ma mission. Il fallait donc inventer et construire tout ce qui fait habituellement le cadre de la vie d’un département. Même si c’était un micro service - nous étions à l’origine trois ou quatre - ou plutôt justement à cause de ce fait - ce fut une expérience fabuleuse. Nous faisions un ensemble : Anne-Marie, Dominique et bientôt Catherine et Marie-Christine – et on dit que les femmes ne s’entendent pas !- et puis, il ne faut pas oublier René « sans bureau fixe »  à un moment difficile et que nous avons recueilli, lui qui n’avait jamais refusé son aide et soutien, informatique notamment ! Ensuite nous rejoignirent Françoise, puis  Pierre-François surnommé PIF pour développer la partie juridique de nos collections et publications.

 

Nous venions avec joie et entrain retrouver chaque matin « les collègues ». Notre mission consistait à réunir et à mettre à disposition la documentation  nécessaire aux services de la Préfecture mais aussi de recevoir le public perdu dans ses démarches administratives, perdus devant ce nouveau département qui s’édifiait sous ses yeux.

L’accueil du public, c’était pour nous quelque chose de sacré.  Nous le faisions avec la conscience d’un devoir envers la collectivité, avec le souci de prouver que l’administration n’était pas seulement normative, exigeante mais pouvait constituer un recours, pouvait dispenser une aide au citoyen.

Certains lecteurs s’en souviennent encore, depuis si longtemps.

 

A la proximité personnelle, s’ajoutait une proximité dans l’espace. Une vaste salle en U accueillait bureaux et rayonnages de bibliothèque. Quand l’une d’entre nous, était gênée pour répondre, les autres venaient à la rescousse. Nous avons bien travaillé – le travail était intéressant -  et nous nous sommes amusés également. Après la fermeture du service, de temps à autre,  il était organisé, avec nos propres  ressources, ces petits pots qui cimentent l’amitié.

 

Cette entente a dû gêner. Nous étions comme un galet lisse et rond sans prise véritable. J’ai dû être considérée avec suspicion car trop proche de mes collègues – je ne veux pas dire collaborateurs – une « social traite » en somme, mais j’en avais cure. 

Il y a eu maintes difficultés professionnelles et personnelles mais nous avons tenu et nous nous sommes soutenus(e)s. A la réflexion, je suis convaincue que j’aurais pu faire mieux mais j’ai vraiment fait ce que je croyais être mon possible.

 

Et il y plus de quarante ans de cela et nous sommes toujours en contact ! Que demander de mieux ? Merci chères et chers collègues.

 

Nono.

 



18/02/2016
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