Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Une boîte aux lettres séculaire.

 

MONPLAISANT

 

 

Michel Grenier, l'actuel propriétaire du Moulin du Pont, compte plusieurs passions ; notamment patrimoniales.

 

Michel est l'époux d'Huguette Tissandié qui, jeune fille, habita ce vénérable moulin, ouvrage bicéphale, abandonné depuis un incendie, à l'orée du XXème siècle, et transformé, depuis, en demeure privée puis en résidence secondaire.

 

 

 

Tous les villages de France avaient une boîte similaire à celle-ci.

 

Michel a effectué une longue carrière aux P.T.T puis, un peu après la scission de cette vieille institution, a bouclé son cursus professionnel aux Télécommunications où il s'est occupé du Minitel, au tout début de son arrivée dans les foyers et dans les entreprises, puis, in fine, s'est replié dans des activités immanentes à la publicité.

 

Quand Michel était dans les bureaux de poste il effectuait les remplacements des receveurs des petits bureaux de Bigorre. Bordères-Louron, le plus modeste chef lieu de canton des Hautes-Pyrénées, 157 habitants, avait le sien. La poste était bien implantée dans les villages montagnards de Gavarnie ou Aragnouet jusqu'aux rives septentrionales de L'Alaric, en aval de Rabastens.  Plus tard il remplaça des receveurs de bureaux plus importants, notamment ceux de la périphérie tarbaise comme Juillan ou Laloubère.

 

Michel était passionné par son métier qui le plaçait au sein d'un service public indispensable, certes partout, mais plus encore dans ces localités pyrénéennes, ô combien agrestes, mais bien excentrées et, parfois, recouvertes d'une neige persistante.

 

Michel a su épargner à une boîte aux lettres séculaire l'itinéraire  de la décharge et sait, en deux mots, expliquer l'histoire de ces caissons métalliques d'où partaient de vibrantes missives d'amour, des suppliques de désespoirs où d'agréables bonnes nouvelles.

 

Le préposé devait, pour sa hiérarchie, justifier de sa levée avec un témoin mécanique incontournable et préciser aux usagers son passage.

 

Ainsi si la levée du lundi était effectuée, s'il n'y en avait qu'une, les personnes déposant leur courrier savaient qu'il faudrait attendre le mardi pour la suivante.

 

 

La deuxième levée de jeudi est faite. Si ce jeudi là était le dernier jour pour expédier sa déclaration de revenus il restait encore  deux passages du préposé pour la déposer dans les temps.

 

Notons que le courrier hexagonal, il y a 50 ans, parvenait à destination le lendemain ou, au pire, le surlendemain. Sans être mauvaise langue, de nos jours, on n'obtient pas cette performance systématiquement.

Notons aussi que la distribution n'est effectuée qu'une fois par jour. Elle est bien loin l'époque où il y avait deux distributions journalières.

 

Texte et photos Pierre Fabre.

 



 

 

Le blog ci-dessous nous livre les grands moments de l'histoire du courrier postal.

 

 

http://www.slideshare.net/TITIPETITBOUT/lhistoire-du-courrier-postal-6762868

 

 

 

La Poste ne s’est pas faite en un jour ! Si envoyer ou recevoir une lettre semble aujourd’hui une évidence, il a fallu parcourir bien du chemin pour en arriver là … Les Egyptiens sont les premiers à avoir organisé un système postal régulier. Les décisions et les ordres du pharaon étaient inscrits sur des papyrus que des messagers portaient, par la route ou par voie fluviale, dans tout l’empire. La dynastie des Ptolémée, qui régna entre 305 et 30 av. J.-C., instaura un service journalier de messagers. La poste rapide resta néanmoins réservée aux pharaons et le peuple dut se contenter d’une distribution plus lente, puisque les lettres et les colis étaient transportés à dos d’ânes ou de chameaux.


Au Moyen Âge, outre le roi qui a ses propres messagers, toutes les grandes villes européennes possèdent leurs messagers municipaux chargés de distribuer le courrier des magistrats et des hauts dignitaires. Les particuliers peuvent faire appel à eux, mais les tarifs, calculés en fonction de la distance et du temps de parcours, restent onéreux. Les monastères ont également leurs porteurs, tout comme les universités et les marchands qui obtiennent ainsi des informations économiques et se tiennent au courant des foires. Tous ces messagers se déplacent à cheval et effectuent jusqu’à trente-cinq kilomètres par jour. Ils sont toujours armés ou accompagnés d’un chien de garde, car les bandits rôdent sur les routes médiévales.


Les chevaucheurs de Louis XI . Louis XI régna entre 1461 et 1483 et il voulait correspondre facilement avec les royaumes voisins. Il fit installer des relais de chevaux le long des routes de Flandre, de Bretagne, de Bourgogne et de Provence, afin que les « chevaucheurs courant la poste du roi » puissent changer de monture et continuer leur route. Les relais de poste étaient distants de 7 lieues, soit 28 km, d’où les fameuses bottes de sept lieues qui inspirèrent Charles Perrault… Ce système s’affina au fil des ans pour que la distribution du courrier soit régulière, mais il resta longtemps un service exclusif du roi.  La fin des indiscrétions Le courrier était souvent ouvert et lu sans vergogne. Durant l ’Ancien Régime, le « cabinet noir » ou bureau du secret qui rassemblait des espions au service du roi ne se privait pas pour intercepter les lettres. La Révolution comptait bien mettre fin à cette pratique et, le 30 septembre 1791, l’article 32 du code pénal interdit l’ouverture du courrier et condamne l’auteur de ce crime à une « peine de dégradation civique », voire à deux ans d’emprisonnement.

 


Boîtes aux lettres et facteurs Au XVIIème siècle, seuls les Londoniens peuvent se targuer d’avoir une distribution de courrier à domicile. Paris a bien tenté, en 1653, d’instaurer ce service, mais en vain. Pour obtenir son courrier ou en envoyer, il faut donc se rendre dans un bureau postal ou déposer son pli dans une boîte aux lettres. Un service de distribution à domicile va progressivement se mettre en place au cours du XVIIIe siècle, tandis que dans les campagnes il faudra attendre 1829 pour que le facteur frappe à la porte, d’abord tous les deux jours puis quotidiennement. Aujourd’hui on dénombre quelque cent mille facteurs en France, 47% d’entre eux distribuent le courrier en voiture, 30% à vélo, 15% en vélomoteur et 8% à pied. A eux tous, ils parcourent chaque jour l’équivalent de cinquante fois le tour de la Terre !

 


A partir de 1830, un service rural est créé. Les facteurs sont à pied et parcourent entre 27 et 40 km/jour.


Correspondance sous enveloppe. Les premières enveloppes de correspondance, réalisées à la main, sont apparues en France au XVIIème siècle. Cependant, elles ne rencontrent pas un franc succès car le tarif du courrier sous enveloppe est plus cher que les autres. La majorité des personnes continuent à plier leur lettre en quatre et à la sceller avec un cachet de cire. Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que la fabrication devint industrielle et que son utilisation se généralisa petit à petit.

 


Les boules de Moulins. Dans les temps troublés de l’année 1870, les Français iront même jusqu’à utiliser le cours de la Seine pour envoyer de la correspondance dans des récipients étanches. Ces boules de zinc, fabriquées à Moulins/Allier, étaient truffées de lettres à destination de Paris. Elles ne furent retrouvées qu’en 1942 lors de travaux dans le lit de la Seine près de Melun. En tout, ce sont 55 boules contenant de 400 à 600 plis affranchis à 1 franc et pesant moins de 20 g, qui furent immergées dans la Seine en amont de Paris du 4 au 28 janvier 1871.


 En 1870, la guerre franco-prussienne fait rage. Durant les 136 jours du siège de Paris, sur les soixante-cinq ballons qui quittèrent le sol de la capitale, quarante-sept sont directement affrétés par l’administration des Postes. Les consignes étaient strictes et les lettres envoyées par les airs ne pouvaient pas dépasser 4 g. Pendant le siège, trois ballons tombèrent aux mains des Prussiens, deux autres sombrèrent dans la mer entraînant la mort de leurs pilotes respectifs. Un dernier aérostat atterrit de manière bien involontaire en Norvège à 1250 km de Paris ! Les aérostiers sont généralement choisis parmi les marins des forts en raison de leur habitude de la mer. En tout, ce sont plus de 2 500 000 lettres qui furent ainsi acheminées, soit plus de 11 tonnes de courrier.


Les facteurs utilisent, dans le cadre de leur service, tous les moyens de locomotion, avec pour seul objectif que le courrier arrive par tous les temps, malgré les difficultés et la distance. Comme un juste retour des choses, des cartes postales ont montré les facteurs dans toutes les situations et postures.


Les pigeons ont été utilisés comme moyen de communication par les Français pendant la guerre franco-allemande de 1870 et la Première Guerre mondiale.


Les facteurs ruraux portent un costume qui se compose le plus souvent d’une blouse bleue et d’un col écarlate. A cela s’ajoute, comme le préconise l’administration dans une circulaire de 1835 qui fixe les détails du costume : « Un chapeau rond en feutre verni ». En 1926, la blouse s’efface pour laisser la place au veston à deux rangées de boutons métalliques dont les revers font ressortir la cravate. La Poste ne parle alors plus de sous-agents mais d’employés.


La naissance du timbre-poste. Pendant des siècles, c’était le destinataire qui payait les frais d’acheminement. Dès 1840, l’Angleterre créa le premier timbre mais en France, il fallut attendre 1849 pour en voir le premier spécimen qui représentait le profil de Cérès, la déesse de l’agriculture. Aujourd’hui, c’est Marianne, le symbole de la République. Le premier timbre. Les « Marianne » et, à droite, une planche de timbres de collection.


Dès 1849, les facteurs sont autorisés à distribuer, au moment des étrennes, un almanach. Ce calendrier prend vraiment forme en 1850 et n’a guère changé depuis lors. Il comporte des renseignements généraux sur la Poste et plus spécifiquement le département.


En période de conflit, le rôle du facteur est prépondérant. Le 4 Août 1914, la France déclare officiellement la guerre à l’Allemagne. Des millions d’hommes seront mobilisés. Le courrier va ardemment contribuer à soutenir le moral des troupes engluées dans l’horreur des tranchées. Dès le début du conflit, le gouvernement accorde une franchise postale à tous les soldats. Ils vont largement user de ce droit. Toutefois, la censure veille et contrôle tous les propos jugés défaitistes ou contraires à l’intérêt de la Nation en guerre. Un bureau centralisateur militaire (BCM) est créé à Paris, puis d’autres à Lyon et à Marseille.


Les 15 000 facteurs vont, comme les autres hommes, répondre à l’appel. Ils sont mobilisés et servent notamment dans la télégraphie militaire ainsi qu’aux services de la trésorerie et des Postes aux Armées. Le 28 Septembre 1915, l’administration qui manque cruellement de bras, décide de faire appel aux femmes, temporairement .Mais une fois démobilisés, les facteurs revenus du front reprendront leur place tandis que les disparus seront remplacés par des hommes, jugés à l’époque, plus aptes à assurer un métier physiquement difficile.


La Poste Centrale située rue du Louvre a été achevée en 1886. Ce lieu a la particularité d'être le seul bureau de poste français à être ouvert presque 24 heures sur 24, tout au long de l'année, à l'exception du créneau allant de 6h00 à 7h30 du matin, réservé à des opérations informatiques de maintenance et de sauvegarde.






07/06/2012
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