Fongauffier-sur-Nauze

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Une conférence passionnante.

BELVÈS

 

        UNE CONFERENCE PASSIONNANTE

 

 

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A l’invitation de l’association «ENTRÉE DES ARTISTES», l’historien Guy Gozard  démontra la similitude de situation entre les Fusillés de Vingre, en 1914, et Jean Zay, Ministre de l’Education nationale et des Beaux Arts, sous le Front Populaire.

 

Tout d’abord, le conférencier souligna l’origine rurale des appelés sous les drapeaux, en 1914, possédant un fort sentiment d’appartenance à leurs territoires d’origine, mais aussi à la Nation.

 

Jean Zay, quant à lui, infatigable au travail, porta les valeurs de justice sociale et de paix. Il oeuvra en permanence afin de moderniser la France par des réformes profondes et innovatrices, destinées à la Jeunesse et au développement de la Culture. Il était imprégné par un vif sentiment républicain.

 

Accusés de désobéissance, six des vingt quatre poilus d’un régiment de Roanne, furent « fusillés à titre d’exemple », après un verdict militaire expéditif, et pratiquement sans appel, à Vingre (Aisne), en 1914.

 

Parallèlement, accusé de « désertion devant l’ennemi », le Ministre opposé au Maréchal Pétain, jugé sommairement par un tribunal militaire, perdit la vie en 1944, lâchement assassiné à Molles (Allier) par des français, membres de la Milice, au service de l’occupant allemand.

 

Enfin, longtemps, leurs familles respectives subirent le dédain de la population. Elles se sentaient humiliées à la fin de la première guerre mondiale, tandis que celle de Jean Zay connaissait depuis plusieurs années la « haine du juif ».  Un certain mépris concerna leurs dépouilles, puisque des troupes défilèrent devant les soldats fusillés, et le corps du Ministre, enfoui dans une carrière ne se trouva identifié qu’après plusieurs années.

 

Ensuite, Guy Gozard présenta plus en détail l’œuvre de Jean Zay :

 

D’ascendance juive, protestant par sa mère et catholique par son père, Jean Zay possédait une croyance indéfectible en la laïcité. Responsable de l’enseignement public, il souhaitait que ce dernier demeure à l’abri des propagandes politiques et confessionnelles, ainsi qu’en témoigne sa circulaire du 31 décembre 1936 adressée aux chefs d’établissements.

Plus jeune représentant à l’Assemblée Nationale, en 1932, député du Loiret, à l’âge de 32 ans, il voulut concurrencer la Mostra de Venise, sous Mussolini, en inventant le Festival de Cannes. Il créa avec P. Rivet les Musées de l’Homme, puis de l’Art moderne, des Arts et Traditions Populaires,  des Travaux Publics, de la Marine, et le Palais de la Découverte. Nationalisant, l’Opéra, l’Opéra Comique, les théâtres antiques d’Orange et de Vienne, il rénova la Comédie Française et la Bibliothèque Nationale.

 

A l’origine de l’Exposition Universelle de 1937, comme des commémorations des cent cinquante ans de la Révolution française, il proposa le statut d’architecte, les droits d’auteur, les créations de l’E.N.A. et du C.N.R.S. . Organisateur de l’Ecole en trois degrés, il favorisa l’orientation professionnelle, la pratique de l’éducation physique et sportive, et les activités socio-éducatives.

 

Le public applaudit chaleureusement le conférencier montluçonnais, qui continua les débats et commentaires, au cours du  pot de l’amitié servi au Manoir de la Moissie à Belvès, lieu historique du 16 ° siècle.

 

 

Texte et photo Robert Bellynck



17/06/2015
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