Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

L'Ensemble vocal répète "Le chant des partisans".

Cliquez sur les photographies.

 

 

L'Ensemble vocal de Belvès répète chaque mardi soir à la "Maison pour tous" sous la direction de son chef de choeur Andrée Westeel-Bellynck.

 

En ce moment la chorale se prépare pour le 24 juin. Ce jour là, au rond-point de Fongauffier, elle chantera "Le chant des partisans" pour l'inauguration du mémorial de la Résistance du Val de Nauze. 

 Andrée Westeel-Bellynck.

Le chant fut finalisé le 30 mai 1943, entre 12 et 16 heures, dans l'enceinte du pub de Coulsdon The White Swan, dans la banlieue sud de Londres. Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon en ont composé les paroles. La musique du "Chant de la libération", rapidement transformé en "Chant des partisans", échut à Anna Marly. Ce très beau chant, on ne plus fascinant, émouvant et puissant, devint le chant de ralliement de la Résistance. Rappelons que Kessel publia, en hommage à ces combattants, L’Armée des Ombres.

 

 

  

La répétition du 13 mars. Photo Pierre Fabre. 

 

Le chant des partisans, chant de fraternité hostile à la xénophobie, "ami entends-tu… ", chant de combat contre les forces de la nuit, appel intemporel à résister, n'est certainement pas le chant le plus facile pour une chorale.

 

L'hymne de la Résistance, dont la première partie est chanté à voix basse, est tout d'abord sifflé sourdement. Il évoque la chape de plomb qui s’est abattue sur un pays occupé, la censure, les souffles et murmures de la clandestinité, la nuit où des ombres furtives collent des affiches, sabotent des installations, se glissent dans le maquis salvateur et se cachent loin des poteaux d’exécutions.

 

L’âpreté en dit long sur la lutte implacable des maquisards et des combattants de l’ombre et sur le douloureux, et inévitable recours aux armes, risqué à chaque instant.

 

Cet appel à la lutte fraternelle pour la liberté "C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères" donne la certitude qu’un combat n’est jamais vain "si tu tombes, un ami sort de l’ombre".

 

Ce chant, à la fin, semble absorbé par la nuit et se perdre. La nuit est l’heure de tous les rêves, à commencer par le rêve d’une liberté à conquérir éternellement.

 

 

The white swan hôtel.

 

Ce chant sera dédié, le 24 juin, aux partisans abattus dans le Val de Nauze à Vaurez, à Fongauffier, à Landrou et aussi aux deux Belvésois tombés au barrage de Tuilières, mais, au-delà, à toutes celles et à tous ceux qui ont donné leurs vies pour notre liberté.

 

Pierre Fabre.



18/03/2012
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