Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

La RD 53 nous offre un petit livre d'histoire.

 

Le village de Castelnaud et son château.

 

 

Village de Castelnaud coiffé de son château. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=790062

 

La R.D n° 53 qui, pendant  près d'un siècle s'appela le chemin départemental n° 53, au départ reliait la gare de Castelnaud à La Capelle-Biron.

Pour d'obscures raisons, son origine, au départ  ne fut pas initialisée à Castelnaud mais seulement au niveau de La Treille, écart rural de Castelnaud où fut implantée la gare. Le bornage de la route démarre cependant au pont de Castelnaud et donc prend en compte les 3 premiers kilomètres séparant le croisement du Pont de Castelnaud à La Treille.

La fin de son itinéraire intervient à la limite du département, non pas à Lacapelle-Biron, localité lot & garonnaise, mais au Bois Grand, tout près de l'ancien four de Bernard de Palissy qui domine le ruisseau du Clairfond. Ce ruisseau naît à Clairefont, raffinement subtil d'une orthograhie indécise, lieudit de Soulaures. Là elle prend le numéro 150 des routes départementales de nos voisins du Haut-Agenais.

 

Image illustrative de l'article Château de Fayrac

 

Le château de Fayrac. Cette demeure privée a servi de décor pour le film Le Capitan. Le Capitan est un film franco-italien réalisé par André Hunebelle et sorti en 1960.  Il est immortalisé par Bourvil et Jean Marais.  L'image ci-dessus est de Jacques Mossot — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20556484

 

 

Par son jalonnement notre petite R.D 53, à elle seule, nous confectionne un petit livre d'histoire. Du pied de Castelnaud elle part surprendre Fayrac puis Les Milandes.

 

Image illustrative de l'article Château des Milandes

 

 

Les Milandes demeure qui fut chère à Joséphine Baker. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_des_Milandes#/media/File:Chateau_Milandes.jpg

 

 

 

Après avoir suivi la Dordogne puis chevauché l'Embaley, alt 65, elle gravit l'escarpement qui la conduit au Petit Pouget, alt 226. Là les cyclistes font "ouf". La RD 50, privilège du plus petit numéro, la recouvre jusqu'à Merle, site des anciennes mines qui, grâce à l'AROEVEN et à mes amis Madeleine Cocagnac, Isabelle Petifils, Karine Garrigue, François Muñoz, Alain Paulhiac et le factotum des lieux Jean-Louis Monribot, évitent à cet ancien site minier de choir dans l'oubli.

 

 

Une entrée de mine à la limite de Cladech et Veyrines-de-Domme. Photo AROEVEN. Tout près de là une autre scène du Capitan a été tournée aux abords d'un beau chemin blanc qui depuis est, hélas, bitumé._

 

 

À Merle la route épouse le creuset du Neufond pour rejoindre Écoute-S'Il-Pleut et là, à nouveau  notre RD 53 s'effaee, pour 400 mètres, pour laisser l'assiette commune à la RD 51, Le Buisson-Gourdon. Elle renaît rapidement en sautant le Valech pour filer vers Belvès. Coucou, au bois de la Braude, à Pinsac, Pesset, Mallecourse, Talissat, Le Coustalet, la Banne-Basse et c'est la descente vers Fongauffier avec la rencontre de la petite école sagelacoise où elle coupe l'antique voie romaine qui de Vésunna traçait une des variantes du chemin vers Divona Cadurcorum. Une magnifique allée de  marronniers lui livre le village bi-communal de Fongauffier.

 

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L'allée Joséphine Baker traversera la Nauze au niveau du Pont de la République. Photo Pierre Fabre.

 

Dans quelques jours, grâce à la volonté des édiles monplaisano-sagelacois le nom de Joséphine Baker, mère exceptionnelle, s'incrustera là rappelant qu'une artiste d'exception mérite de ne point être oubliée pour son passé de résistante de la première heure et, aussi, pour son humanisme éloquent qui bouscula sérieusement les tares de la xénophobie et du racisme.

 

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Les marronniers nous livrent de très belles fleurs en mai.   Cet arbre "aesculus hippocastanum" de la famille unique des hippocastanacées, chargé d'histoire, ne viendrait pas d'Inde mais, survivant des grandes glaciations,  il nous arriverait des Balkans. Photo Pierre Fabre.

 

 

Étymologie : "marronnier" est tiré du mot ligure "mar", qui signifie "caillou" et fait allusion au fruiten forme de caillou.
Origine : Asie mineure. Il ne vient pas d'Inde, contrairement à ce que laisse entendre son nom (de même l'Aesculus indica ne vient pas non plus d'Inde, mais de l'Himalaya). Il a survécu à la glaciation dans les forêts humides des Balkans (Bulgarie, Albanie, Nord de la Grèce). L'usage voulait qu'on attribua à l'Inde ce qui était nouveau ou importé par les navires de la Compagnie des Indes, comme le rosier du Bengale (ramené de Chine), l'oeillet d'Inde (qui pousse au Mexique), ou le lilas des Indes (lui aussi originaire de Chine). L'histoire dit qu'un plant de Marronnier a été introduit à Constantinople en 1557. Comme il est de bon ton de faire des cadeaux exotiques, l'ambassadeur du Saint-Empire auprès de la Porte Ottomane offre un marron prêt à germer à Charles de l'Écluse, ambassadeur à Vienne, en 1576. Enfin, le Marronnier arrive à Paris, en 1612, et il revient au botaniste Bachelier de le planter dans la cour de l'hôtel de Soubise (d'autres histographes indiquent le domaine des Templiers). Des découvertes récents ont révélé des pollens plus anciens en France. Source Wikipédia.

 

 

 

Il faut bien, par sa côte, gagner Belvès Bien des coureurs cyclistes prestigieux l'ont montée pour gagner le Championnat de France des professionnels, en 1958 Valentin Huot y confirma son maillot tricolore, ou celui des vétérans, 1962, ou, aussi, le Critérium national de la route avec le populaire Raymond Poulidor. D'aucuns ont dit, à tort ou à raison, que dans cette côte Bernard Thévenet, en grande souffrance, aurait vu poindre son abandon. C'est aussi là que s'achève le supplice des marathoniens et des "centbornards".

 

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Faut-il présenter Belvès ! 

 

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/files/photos_villages/Belv%25C3%25A8s-vue-ensemble-_-OT-Be.jpg&imgrefurl=http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/belves-0&h=380&w=630&tbnid=usiV-81k9HoXLM:&tbnh=90&tbnw=149&docid=UO4tkeb-N8mtSM&usg=__H1ey4YyT4CBFlv8rFzXQjZTArJU=&sa=X&ved=0ahUKEwjth4iZwsXMAhVTFMAKHSYvBgEQ9QEISDAE

 

À Belvès la RD 53 s'éclipse, une fois encore, pour laisser la RD 52 lui damer le pion. Depuis quelques années elle a cédé le segment de la place de la Croix des Frères au Bos à la voirie communale.  Elle s'est déportée, pour sa renaissance, à Landrou ou, après un recalibrage de trois kilomètres, elle repart vers Monpazier en commençant par suivre la Grille.

Elle traverse, un peu avant le pied de Fongalop, sous Les Cantayses, la fragile et très intermittente genèse de la Couze.

Elle évite Fongalop, à l'hydronyme controversé, qui pourrait désigner une fontaine gauloise des loups. Après avoir traversé le bois de Fromental la route glisse vers la côte 201 où entre La Blaquie et Puyfermeier s'ouvre un creuset vallonné vers le ruisseau de Avit-Rivière. Les derniers reliefs de bois de Capdrot se font clairs et on a tendance à trouver ensuite plus d'espaces "fraisicoles" que sylvestres. Un autre coup de collier nous amène à la côte 233 du Conte, le plus haut point de son profil. Ici se partagent les eaux, vers la Couze,  par les Combes de Pissarolles et le vers le Dropt par les pentes du Grand bois de Roby .

 

Fichier: Monpazier - Maison place des cornières rue Saint-Jacques nord -392.JPG

 

Autres lieux de tournage du Capitan Monpazier, bastide anglaise, et Biron, ci-dessous, siège de sa baronnie. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Monpazier_-_Maison_place_des_corni%C3%A8res_rue_Saint-Jacques_nord_-392.JPG

 

La bastide de Monpazier s'impose enfin mais là, la RD 53 s'efface une dernière fois pour céder à la numérotation de la RD 2 qui de Pas de Fontaine, près de Gouts-Rossignol,  par un angle recherché, de la Charente au Lot & Garonne, sectionne le département  en saluant Chancelade, Lacropte et Sainte Alvère. Cette départementale se révèle inachevée car à Sors, Cingle de Limeuil, le pont qui devait franchir la Dordogne n'a jamais été érigé.

 

 

Le bourg de Biron dominé par le château.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Biron_(Dordogne)#/media/File:Biron_Est.jpg

 

 

À 5 kilomètres de Monpazier, au Cambou, sur les bords du Dropt la RD 53 renaît une dernière fois pour admirer Biron, une merveille de son itinéraire, avant de négocier ses derniers kilomètres boisés dans la verdure de  Bois Grand.

 

Si, comme Jean Yanne lorsqu'il passa son permis de conduire, vous "haïssez" les départementales  exprimez vous dans la fenêtre commentaire.

 



06/05/2016
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