Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Le 11 novembre en Val de Nauze.

Dix Monplaisanais ont perdu la vie pour fait de guerre en 14/18. 

 

Jacques Genestal, Monplaisant, 10 février 1888, 2ème cl au 108ème R.I, s'effondre à Beaunoir (Somme) le 29 septembre 1914.

 

Jean Bourdou, St Pardoux & Vielvic, 11 janvier 1883, soldat au 8ème R.I, meurt des suites de ses blessures à Mesnil-les-Hurlus (Marne) le 14 mars 1915.

 

Marc Lacroix, Belvès, 17 mars 1883, caporal au 108ème R.I, tombe à Neuville St Vaast (Pas-de-Calais), le 8 octobre 1915.

 

 

 

 

Le maire de Monplaisant au pied du monument.

 

 

Amédée Cabard, Larzac, 31 août 1892, fantassin, 44ème R.I, décède en ambulance, à Cuperly, (Marne), le 4 novembre 1915.

 

Édouard Barreau, Monplaisant, 19 octobre 1879, 2ème cl au 319ème R.I, meurt des suites de ses blessures à Caix (Somme) le 20 juillet 1916.

 

Clair Boidron, Le Fouilloux, Charente-maritime, 11 août 1890, enseigne de vaisseau de 1ère cl, à la 3ème escadrille de sous-marins de l'Armée navale, périt en mer, à bord du sous-marin Ariane, au large de Bizerte le 19 juin 1917.

 

André Lafage, Monplaisant le 8 avril 1893, 2ème cl au 109ème R.A.L, s'effondre à Dommartin (Somme), le 15 avril 1918.

 

Jean Martinet, 14 avril 1899, Monplaisant, canonnier au 93ème R.A, perd la vie à Courcelles (Oise) le 13 juin 1918.

 

Jean, Octave, Sem Gallet, St Laurent-des-Bâtons, 7 octobre 1891, sous-lieutenant au 108ème R.I, s'écroule, à Neuville St Vaast, (Pas-de-Calais), le 26 septembre 1918.

 

 

Le porte drapeau lors de la sonnerie "Aux morts".

 

Louis Lasfargues, St Germain-de-Belvès, 2 décembre 1878, caporal au 99ème R.I, est tué à Gomont (Ardennes), le 21 octobre 1918.

 

Gabriel Vielescot, Monplaisant, 20 mai 1896, sergent au 5ème R.I.C, victime d'un accident de chemin de fer, à Châteauroux, le 6 décembre 1918.

 

 

 

 

L'assistance où l'on reconnaît Claudine Le Barbier.

 

Vingt deux jeunes Sagelacois sacrifiés à la Grande Guerre.

 

C’est un jeune maréchal des logis, de 26 ans, du 4ème Chasseurs d’Afrique, né le 6 mars 1888, qui ouvre la liste des enfants de Sagelat sacrifiés par la première déchirure mondiale. Joseph Genestal tombe à Aillevillers, le 19 août 1914, à 89 Km du village de Joncherey. Rappelons que ce fut dans ce  modeste village, proche de Belfort, que le caporal Jules-André Peugeot, du 44ème R.I, brillant jeune pédagogue de 21 ans, instituteur à Etupes, lui-même fils d’une enseignante doubiste et d’un ouvrier, tenta héroïquement d’arrêter l’intrusion prussienne le 2 août 1914. Cette incursion était commandée par un tout jeune sous-lieutenant du kaiser, Camille Mayer, âgé de 20 ans. Il était, affecté au 5ème Chasseurs à cheval, basé à Mulhouse. Mulhouse, depuis 1870,  était sous administration germanique. L’officier de l’armée de Guillaume II connaissait fort bien les lieux et venait intentionnellement de violer la frontière.

Jules Peugeot et Camille Mayer furent, 24 heures avant l’ouverture officielle des hostilités, les deux premières victimes d’une énorme tragédie internationale que, vraisemblablement, l’un et l’autre ne souhaitaient pas.

 

Nous ne savons que bien peu de chose de Jean Marty, né à Belvès, le 30 septembre 1893, tué le 2 septembre 1914, à St Etienne-au-Temple, dans la Marne, si ce n’est qu’il servait dans le prestigieux 126ème R.I cher à la Ville de Brive. Voir Belvès et homonyme décédé à Sagelat en 1919.

 

Edouard Lacombe, naquit au hameau sagelacois de Lescabannes, le 30 janvier 1894. Fantassin au 15ème R.I, gravement traumatisé au combat, il succomba à ses blessures, à Suippes, le 16 mars 1915.

 

Pierre Balat, inscrit par erreur orthographique Valat, vit le jour, à Sagelat, sur le côteau de Lestang, le 11 février 1878. Il décéda, à l’Hôpital St Clément de Metz, le 20 avril 1915. Pour ce malheureux soldat du 340ème R.I il fallut traduire son acte de décès rédigé en allemand. Metz, tout comme l’Alsace, à l’époque, n’était pas dans l’Hexagone.

 

Lucien Bouffard vint en Périgord bien après sa naissance, à Rocheservière, en terre vendéenne, le 30 mars 1893. Incorporé au 10ème bataillon des chasseurs à pied il tombe, aux portes de Lens, à Noulette, dans l’Artois, le 10 mai 1915.

Il parait pertinent, pour l’histoire, de rappeler que durant toute la durée de la première Guerre Mondiale, Aix-Noulette fut aux abords immédiats de la ligne de front. La soldatesque du kaiser l’occupe, une journée, au début 1915. Totalement évacuée, elle servit de premier poste de secours aux Français et la Croix-Rouge s’installa dans la malterie [ruelle du Caté].

 

 

 

 

 

 

Le cortège file vers le monument.

 

Le soldat Jean Balat rejoint dans l’au-delà Pierre, son frère aîné. Il était, de 14 ans, son puîné puisqu’il naquit, à Veyrines, le 28 juin 1892. Enrôlé au 2ème Zouave il fut tué à Souchez, tout près de Liévin, le 18 juin 1915. Il connut une partie du terrible affrontement mémorisé par le site de Notre Dame de Lorette, immortalisé par sa basilique et, aussi, par l’édifice qui porte son nom dans la capitale.

 

Louis Farfal, né à Castels, le 5 avril 1878, découvre Sagelat après son mariage avec Marie Marty et leur installation au lieudit de La Banne. Ce fantassin du 297ème R.I, blessé au combat dans les Vosges, ne survivra pas à ses blessures. Il s’éteint, à l’Hôpital St Maurice d’Epinal, le vendredi 27 août 1915. Le surlendemain, dimanche, Sagelat tout comme les quelques 30000 villages du pays, pendant cette guerre interminable, occultera, par décence, sa fête votive annuelle.

 

Abel-Jean Lafon, un citoyen de 35 ans, du bourg de Fongauffier, était né à Carves, le 17 février 1880. Ce soldat du 14ème R.I tombe dans le théâtre opérationnel de l’Argonne. Le Bois de la Gruerie, à La Harazée, le 8 septembre 1915, percevra son dernier souffle.

 

Il apparaît toujours cruel de perdre la vie loin des siens et de ses attaches. Pour Jean, Urbain, Roger Genestal, qui n’avait pas encore 30 ans, il reçoit les premiers rayons de lumière, à Pessarni, le 1èr avril 1895,  c’est dans les reliefs serbes de Rabiovo qu’il termine sa vie, le 20 novembre 1915. Ce soldat du 176ème R.I rejoint Joseph, son aîné de 7 ans, dans le sacrifice suprême.

 

Le désarroi secoue  le Val de Lolivarie, à La Croix, avec la perte de Louis Laval, Il naquit à St Amand, le 10 janvier 1895. Il paya de sa jeune vie sa présence au 33ème R.I. C’est dans le village martyr de Douaumont qu’il s’effondre le 2 avril 1916.

 

Philémon Cavard, quadragénaire et père de famille, né au Maillac, encore orthographié, alors, Noaillac, le 26 novembre 1874, affecté au 11ème territorial, a maintes fois souffert de cette maudite guerre qui tourmente son foyer établi au Maillac. Les horreurs du conflit, le 12 juillet 1916, dans la Forêt vosgienne de Darney, le privent de revoir les siens. Son épouse, profondément ébranlée, ne se remettra jamais de cette épreuve.

 

 

Jules Couzy, doyen des combattants sagelacois de cette "Grande Guerre", naquit à Prigonrieux le 10 juillet 1866. Jules Couzy fut l’unique sagelacois militaire de carrière de cette période. Ce capitaine du 90ème R.I s’éteignit, le 11 avril 1917, au Fort de la Coupelle, à Ludes, dans la Montagne de Reims.

 Julien Martegoute, laurentais par sa naissance, du 1er septembre 1894, devint sagelacois avant de rejoindre le front au 210ème régiment d’artillerie. Ce brave canonnier-serveur disparaît, le 26 avril 1917, à Villers-Marnery (Marne).

 

Le hameau de Pétrou, lui aussi, n’est pas épargné. Simon Amédée Garrouty, né dans cet écart, le 17 décembre 1895, soldat au 12ème R.I, est écrasé par un obus, à Louvemont-Côte-du-Poivre, le 20 août 1917. Il convient de savoir que neuf villages meusiens du Verdunnois, dont Louvemont, ont été rayés de la carte. Ils sont déclarés "Morts pour la France". Six d’entre eux n’ont, depuis, retrouvé aucune forme sociale et humaine de vie.

 

Les renseignements concernant Jean Castanet, larzacois par sa naissance, le 18 septembre 1893, a priori, manquent sur les registres. L’orthographe aléatoire des patronymes peut expliquer une éventualité de pertes de repères.

Son décès, le 25 septembre 1917, à l’Hospice de Belvès laisse supposer qu’il s’agit d’un grand blessé ou d’un malade rapatrié du front.

 

La famille Balat, qui habitait alors à Juille, déjà durement éprouvée par la perte de deux enfants, voit disparaître Charles, né à St Pardoux, le 19 août 1884. Malade il s’éteint dans un camp à Mannheim [Mayence en français] le 6 mai 1918. Charles Balat était fantassin au 209ème R.I.

Imaginons la douleur des siens atteints par trois fois dans cette terrible épreuve.

 

Aloïs Baudet, naquit au lieudit Talissat, le 26 octobre 1897. Incorporé au 289ème R.I il fut tué, le 31 mai 1918, dans l’Oise, près de Noyon, sur le chemin de Brétigny, à Cuts.

 

Albert Cangardel vit le jour, à Péchaud, le 13 décembre 1887. Ce soldat, du 299ème R.I, fut  blessé, à Crouy, le 18 mai 1918. Dix jours plus tard il succomba à ses blessures, à Blincourt, dans le Compiégnois.

 

Marcel Bouffard, né le 13 avril 1898, à Rocheservière, comme Lucien, son frère, servait dans le 233ème R.I. Blessé, le 20 juillet 1918, au combat de Plessier-Huleu, dans l’Aisne, il succombera le lendemain à Villers-Cotterets.

 

Les familles Bouffard et Genestal, elles aussi, payèrent, avec leurs doubles deuils,  un lourd tribut lors de ce douloureux conflit.

 

 

  

 

Le monument sagelacois.

 

Michel Gorce avait 23 ans le 19 septembre 1918. Il naquit à Pinsac, le 28 septembre 1898. Michel Gorce appartenait au 77ème R.I.  Il décéda à l’Hôpital Gironcelle. [près d’Ippecourt, lisière de la Forêt du Prieuré, dans l’Argonne] Meuse.

 

Charles, Etienne Couzy, fils de Jules, voit le jour, à Périgueux, le 14 novembre 1893. Son galon de sous-lieutenant, acquis au 338ème R.I, ne l’empêche pas de prendre des risques en mission. Il contracte une grave maladie lors de l’une d’entre elles et ne survit pas à sa dernière charge. Le 25 octobre 1918 il rejoint, dans le sacrifice, son père. Château-Thierry sera son lieu de décès.

 

On notera que les Couzy, sont venus à Sagelat, par le hasard du parcours pédagogique de Catherine Fontas-Couzy. Cette institutrice donna, par sa féminité doucereuse, une note amène à l’éducation des écolières sagelacoises pendant la guerre. Elles en ont gardé le souvenir d’une excellente formatrice qui tranchait avec la rigueur éducative de l’époque. Est-il nécessaire de dire combien cette enseignante fut affectée par la perte de son époux, puis de son fils, happés, à 18 mois d’intervalles,  par les affres de la belligérance!

 

Nous terminons ce trop long listage de 22 noms, avec Louis Lasfargues. Il naquit, à St Germain, le 9 décembre 1878. Caporal au 99ème R.I il eut la cruelle malchance d’être tué, à Gomont, dans les Ardennes, le 31 octobre 1918. Le clairon salvateur sonna, hélas, certes, bien trop tard pour tous. Il mit un terme à cette tragédie 12 jours plus tard.

 

Ce terrible conflit mutila notre pays, il hypothéqua toute une génération sur les deux rives du Rhin et… bien au-delà. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité une guerre prenait une dimension mondiale. Nous nous devons, certes, de nous plier au devoir de mémoire pour nos valeureux poilus qui auraient certainement préféré continuer de besogner sur leurs terres, ou de travailler dans les ateliers de toutes natures, mais nous devons, aussi, d’associer dans notre recueillement tous ceux qui, de quelques nationalités qu’ils soient, ont dû se rendre, à leurs corps défendant, souvent en y laissant leurs vies, sur les théâtres d’opérations qui, hélas, ne se limitaient pas au seul arc des Flandres aux Vosges. Notre devoir de mémoire d'aujourd'hui  serait plus qu'incomplet si nous n'avions, aussi, une pensée émue pour toutes les victimes civiles de cette terrible tragédie.

 

Inspirons nous, pour affermir notre exécration de la guerre, du précepte du pacifiste Jean Jaurès, assassiné, à Paris, le 31 juillet 1914, : "Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène".

 

 

Texte partie monplaisanaise Marie Praderie, Martine Lalue et Bernard Grenier.

Texte partie sagelacoise Pierre Fabre.

Photos partie monplaisanaise Pierre Fabre.

Photos partie sagelacoise Joël Eymet.



11/11/2011
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