Fongauffier-sur-Nauze

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Le devoir de mémoire du 11 novembre à Siorac.

 

 

Ce blog essaie d'aborder, certes bien imparfaitement, dans la mesure de ses modestes moyens, les thèmes d'actualité de la vie locale dans le Val-de-Nauze. Il privilégie cependant, au premier chef, les plus modestes communes, avec les piliers majeurs de Monplaisant et Sagelat, bases de départ de ce blog. Il faut bien admettre que Siorac et Belvès, par rapport à l'assemblage monplaisano-sagelacois sont des localités beaucoup plus importantes. Elles disposent de moyens bien plus performants pour relater la vie locale de leurs villages. Le rôle du blog pour ces communes là ne peut-être qu'un adjuvant.

Ce blog, par ailleurs, comme la presse, connaît des journées pratiquement sans fait notable et, a contrario, d'autres où la vie locale est beaucoup plus remuante.  Il convient donc de favoriser l'amont à l'aval pour que les personnes désireuses d'aller, par exemple, à une manifestation puissent prendre leurs dispositions. C'est pour cela que parfois, trop souvent, vous trouvez un décalage chronologique dans les mises en page.

 

P.F  

 

 

La cérémonie a été suivie par un public nombreux. Le maire dans une longue intervention a fait le récit historique de la première guerre mondiale; les enfants de l'école ont été étroitement associés à ce devoir de mémoire.

 

                                             Commémoration du centenaire

                    11 NOVEMBRE 1914 - 2014

 

Nous commémorons à partir de cette année le centenaire du premier conflit mondial.

Cette guère 1914-1918 est marquée par son ambivalence. Elle est à la fois la dernière guerre du XIX° siècle et la première du XX°. Elle est également l’aboutissement du congrès de Vienne de 1815 où des chefs d’Etat et des diplomates avaient décidé du partage de l’Europe sans tenir compte des populations.

Cette guerre voit s’affronter les états monarchiques de pouvoir absolu contre les démocraties, mais c’est aussi une guerre d’idéologie avec la disparition des grandes monarchies de Russie, de l’empire Austro-hongrois et de l’empire d’Allemagne, de l’arrivée du communisme en Russie et le principe de l’autodétermination des peuples porté par le Président Wilson des Etas Unis d’Amérique.

La commémoration pendant ces prochaines années va permettre aux uns et aux autres de prendre conscience de ce que fut réellement cette guerre avec ses 1.500.000 victimes et ses plus de 4.000.000 de blessés en France.

Le souvenir peut raviver des blessures mais  aussi rapprocher le sentiment européen.

Victor Hugo disait au XIX° : « On fera l’Europe avec la France et l’Allemagne en rejetant vers l’Est l’esprit de despotisme et vers l’Ouest l’esprit de commerce. »

La commémoration de 14-18 doit nous permettre de faire comprendre la différence entre le nationalisme et le patriotisme.

Tout a commencé dit on le 28 juin 1914 avec l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand et de sa femme à Sarajevo. Cet assassinat est aussi un peu le fruit du hasard entre préparation des bombes et erreur de trajet. On ne saura jamais si cette guerre aurait pu être évitée. Les funérailles ont lieu à Vienne devant une foule immense mais l’Empereur a refusé les honneurs militaires au successeur du trône à cause de son mariage morganatique. (Il avait en effet épousé une roturière et leurs enfants étaient écartés de la succession au trône)

En France le 7 juillet Djemal Pacha ministre de la marine Turc visite notre escadre à Toulon.

Le 20 juillet le Président de la République et le Président du Conseil sont en visite officielle auprès du tsar Nicolas II.

Le 23 juillet le Roi Pierre I° de Serbie reçoit un ultimatum attentatoire à son indépendance de la part de l’Autriche-Hongrie.

Les chancelleries européennes sont prévenues le 24 juillet avec les menaces de Vienne que cela doit se régler uniquement entre elle et Belgrade.

Le Président de la République Française continue ses visites officielles auprès des Rois du Danemark et de la Norvège. Enfin le 27 juillet Raymond Poincaré décide de rentrer en France.

La Serbie  s’incline devant l’ultimatum, mais malgré cela l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie et Belgrade est bombardée.

Le 31 juillet Jean Jaurès est assassiné au café du Croissant, par Raoul Villain, qui sera jugé après la guerre et acquitté, il sera fusillé par les anarchistes espagnol en septembre 1936 sur l’île d’Ibiza.

Le 1° août l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et la France lance l’ordre de mobilisation générale.

Nos alliés sont : Nicolas II empereur de Russie

                       Georges V roi d’Angleterre

                       Albert I°roi des Belges

Nos adversaires sont : Guillaume II empereur d’Allemagne

                                François Joseph empereur d’Autriche-Hongrie

La gare de l’Est est devenue le centre de Paris. Les français partent à la guerre le cœur joyeux. Ils décorent les pièces d’artillerie et sont persuadés d’être de retour avant 1 mois en ayant fait oublié la défaite de Sedan de 1870.

Le 2 août l’Allemagne  envahit le Luxembourg. Le 3 l’Allemagne déclare la guerre à la France  et la Belgique est envahie dès le 4 août.

Le Roi Albert I° et son épouse la Reine Elisabeth ont soutenu le peuple belge dans son combat. La résistance de Liège est plus longue que prévue.

L’Angleterre déclare la guerre à l’Allemagne  le 4 août et ses troupes débarquent à Boulogne le jour même.

Le 6 août l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie.

L’Allemagne mine la mer du Nord.

Des troupes venues de nos colonies africaines débarquent le 10 août.

Le 11 août la France déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie.

Le 20 août les allemands entrent à Bruxelles et Louvain brûle pendant 4 jours et 4 nuits.

Le 22 août c’est la bataille de Rossignol, le jour le plus meurtrier de la première guerre mondiale : 27000 morts coté français.

Le 23 août le Japon déclare la guerre à l’Allemagne

L’armée française progresse dans les Vosges.

Reims est envahit du 4 au 12 septembre puis libéré à nouveau.

En Serbie les armées austro-hongroises subissent une défaite.

Enfin c’est la terrible bataille de la Marne. Alors que les allemands sont à 50 km de Paris, et que le gouvernement est en exil à Bordeaux, le général Joffre décide de changer de tactique et veut envelopper l’armée allemande. Pour déplacer les troupes et gagner du temps Gallieni utilise 630 taxis parisiens pour faire monter les troupes sur le front. Après 4 jours, l’avancée allemande est stoppée. Le 9 septembre les français remportent la bataille de la Marne.

De fin septembre à début octobre les allemands bombardent Reims lors du premier combat aérien et provoque un violent incendie qui détruit la cathédrale. La presse française se déchaine et titre dans les journaux : « le crime est consommé, la cathédrale de Reims est en feu », et aussi « le crime de Reims » Le symbole de  la France a été touché, la cathédrale du sacre des rois de France.

Le 24 septembre les troupes des provinces françaises du Canada embarquent à Québec pour venir aider les alliés. Elles s’arrêtent en Angleterre pour y être entrainées et rejoindront les champs de batailles à partir de février 1915.

En octobre on assiste sur les routes au passage des émigrés belges qui seront accueilli dans la région de Limoges, en Haute-Vienne.

Du 19 au 27 octobre après la bataille de la Marne les deux camps, franco britannique d’un coté et allemand de l’autre, vont se lancer à la course vers la Mer du Nord. Les combats vont se stabiliser non loin de Lille.

Le 1° novembre la Turquie entre en guerre à coté de l’Allemagne.

Puis c’est la bataille des Flandres, la 2° grande défaite de l’offensive allemande, qui dura jusque vers le 14 novembre avec un lot important de victimes et à la fin des combats la destruction totale de la ville de Ypres et des ses chefs d’œuvres architecturaux...

Pendant ce temps sur le front de l’est les troupes russes écrasent à plusieurs reprises l’armée allemande.

En Serbie la population évacue la Bosnie et l’Herzégovine en détruisant récoltes et  biens pour ne rien laisser à l’envahisseur.

Les Anglais sont victorieux sur les îles Falkland.

Le 19 novembre le général Foch a pu dire qu’après 3 mois de campagne les allemands avaient abouti à une « douloureuse impuissance à l’ouest »

Le 6 décembre les parisiens retrouvent le moral et les théâtres rouvrent leurs portes.

L’Allemagne pour garder toute liberté de mouvement à l’est impose à l’ouest une guerre de position et commence alors ce que l’on va appeler la « guerre des tranchées ».

Pendant les mois qui vont suivre les troupes vont s’observer gagnant à tour de rôle quelques mètres d’une tranchée à l’autre. L’hiver 1914-1915 va venir s’installer sur cette guerre de position. C’est ainsi que s’achève cette terrible année 1914, la première de ce qui est devenue la Première Guerre Mondiale.

Je voudrais, en terminant, vous rappeler un grand événement pacifique qui a eu lieu il y a 25 ans et deux jours : la chute du mur de Berlin

 

Jean-Pierre Riehl                         

SIORAC en PERIGORD  Commémoration du 11 Novembre
© PHOTO DR
SIORAC en PERIGORD  Commémoration du 11 Novembre
© PHOTO DR
SIORAC en PERIGORD  Commémoration du 11 Novembre
© PHOTO DR


18/11/2014
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