Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Le Neufond un ru intermittent.

 

 

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Écoute-s’Il-Pleut, est un lieudit qui interpelle et donne libre cours à une légende. Cette historiette, sympathique au demeurant, est à ramener à sa juste position de légende. Non, ce n'était pas le meunier qui demandait à son épouse ou à son valet s'il pleuvait pour pouvoir mettre ses meules en action. Une pluie, même consistante, ne suffit pas pour rétablir la puissance hydraulique d'un moulin. Écoute-s’Il-Pleut existait bien avant la fondation récente de ce moulin. Il n'apparaît pas sur la carte de Cassini, ère Louis XV,  et la date gravée sur sa façade, 1887, précise qu'il n'est pas aussi ancien que certains ouvrages voisins, probablement, bien antérieurs.

Écoute-s’Il-Pleut est un nom de lieudit que l'on rencontre un peu partout. Écoute-s’Il-Pleut existe chez nos voisins de Gourdon.

 

Source de wikicode, nom commun. écoute-s’il-pleut \e.kut.sil.plø\ masculin.

  1. (Vieilli) (Rare) Homme faible, qui se laisse arrêter par les moindres obstacles.
  2. (Vieilli) (Rare) Promesse illusoiremauvaise défaiteespérance très incertaine.
  3. Moulin ne fonctionnant que lorsque le cours d’eau sur lequel il se trouve est suffisamment alimenté par la pluie, ou bien est alimenté au moyen d’écluses. 

 

Quelques précisions sur ce moulin d’Écoute-s’Il-Pleut. Il a du, tout au plus, fonctionner quelques décennies. C’est néanmoins une merveille de génie hydraulique. Il réceptionnait les ondes de deux ruisseaux et, à ce titre, était alimenté par deux canaux d’amenée et il s’équilibrait avec deux déversoirs.

 

Quand la meunerie d’Écoute-s’Il-Pleut cessa, les résidents de ce moulin continuèrent, pendant une assez longue période, d’utiliser l’énergie hydraulique du Neufond et du Valech quand ils coulaient. L’amplitude des intermittences a toujours été aléatoire.

 

Les anciens affirment que ces ruisseaux étaient encore pérennes au début des années 40.

 

Les causes de leurs longues périodes de tarissement sont multiples ; le recul des feuillus, l’éradication des haies, le remembrement parcellaire, les chemins ruraux sacrifiés ou sans entretien, l'abandon du curage des fossés adjacents et le nettoyage des lits, défini par le Code rural, art 114, à vieux bords et à vieux fonds, qui n’a plus la résonance d’antan. Ajoutons à tout cela les lacs collinaires et les forages qui ont déstabilisé les nappes. 

 

 

 

Cliquez sur les images.

 

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L'eau ce bien précieux qui manque cruellement.

 

La grand'messe du Bourget est terminée. Seuls quelques stupides et incurables béotiens ont l'insolence de dire qu'il ne s'agit là que d'une mascarade manoeuvrière de prestige visant à booster un appareil qui, il y encore deux mois, était bien malade. Qui oserait dire qu'il s'agissait de voeux pieux  avec, pour garder une once de crédibilité, un bien long différé d'exécution pour permettre de placer cette problématique sous la chape de l'oubli! Observons que le grand prêtre, tout auréolé de l'onction des applaudissements, entre deux bulletins de vote coûtant, chacun, la bagatelle de 9200 € [ pour le seul coût de l'affrètement du Falcon] à la charge des contribuables, bien loin de son ancienne préférence virtuelle du train et grand amateur des vols en avion, comme ses alter-ego, tient à éviter le gaspillage de l'oxygène... Après avoir démontré son attachement à la Corrèze, aux frais des contribuables cela va de soi, il peut se préparer à aller, avec ses féaux recyclés, inaugurer, un aéroport aux portes de Nantes; pourvu que les intentions versatiles  et ingrates du peuple, sait-on jamais, ne le délient de ses engagements.

 

Pour l'heure, c'est bien plus d'une centaine d'avions qui ont, ou vont, rapatrier tous ces adeptes de la sauvegarde de la planète vers leur palais où ces décideurs travaillent d'arrache pied à la répartition équitable des richesses avec les plus démunis et au respect absolu des droits de l'homme et, surtout, des femmes de l'humanité tout entière.

 

 

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Le réchauffement de la planète est loin d'être le seul responsable du tarissement des cours d'eau.

 

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Dans le pays le plus puissant de la Terre, un des pays les plus pollueurs de la planète, le Colorado ne parvient plus à atteindre le Pacifique, mais, quelle importance !  L'écosystème de ce grand fleuve est donc rompu. À quoi bon s'attarder sur ce détail ! 

 

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Revenons à nos moutons.

 

Mon ami Daniel Marty me disait un jour qu'un peu au dessus d'Écoute-s’Il-Pleut, le Neufond ne tarissait pas. J'avais du mal à donner du crédit à cette affirmation. Le 11 décembre je pris donc le chemin de ce lieudit, dont le toponyme  surprend, et, quelques minutes après, ne voyant pas d'eau dans le lit du ru, je me disais "Martissou m'a glissé un bobard". Un peu plus tard, ô miracle, je constatai que c'était exact.

 

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 Le Valech sous la passerelle d'Écoute-s’Il-Pleut. Le 11 décembre, le ruisseau est parfaitement à sec.

 

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 La confluence avec le déversoir du bief.

 

 

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 Le canal d'amenée du Valech, côté Grives.

 

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Le déversoir côté Grives.

 

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Le bief sans la moindre goutte d'eau.

 

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Le canal d'amenée du Neufond côté Cantegrel.

 

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Le pont du Neufond à sec.

 

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Le lit du Neufond à sec.

 

Quelques hectomètres en amont.

 

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 Après quelques hectomètres, on rencontre un peu d'eau dans le lit. En occitan, on parle de "gourgue".

 

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 C'est le segment épargné par la sécheresse.

 

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Non, ce n'est pas Niagara Falls... mais c'est infiniment plus beau. Là, dans un calme parfait, on entend le doux bruissement des ondes. A priori, il ne doit pas dépasser de beaucoup le litre à la minute mais c'est, tout simplement, merveilleux.

 

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J'allais repartir quand un bruit de halètement m'interpella. Deux amis quadrupèdes, trop pressés pour me permettre de les photographier sous la passerelle,  m'ont surpris. Ils m'ont quitté, sans me décliner leur nom, appelés probablement ailleurs. Avouez qu'ils sont beaux.

 

 

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Sur le chemin du retour, j'ai cherché les vestiges de l'ancienne fontaine du Bos Rouge. Dans cette fontaine, les paysans du terroir, dont mes ascendants, lors des travaux estivaux des champs, allaient placer leurs bouteilles dans la fraîcheur relative de ce point d'eau. Cette fontaine était l'aboutissement de la réception d'un infime filet d'eau, pieusement sauvegardé, des bosquets environnants. Elle réussissait, néanmoins, à tenir toute l'année. Un souvenir bucolique s'est enfui ! Cesse donc, vieille baderne, de radoter sur ce passé qui n'intéresse personne.

 

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Demain l'inquiétant étiage de la fontaine de Fongauffier.



14/12/2015
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