Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Les ides de mars.

 

Dans quelques semaines, sauf coup de théâtre, la vie publique et citoyenne au cours de l'histoire en compte beaucoup, nous devrions avoir une sensibilité disposant d'une  majorité, bien que toute relative, qui détiendra une écrasante majorité en sièges et de tous les pouvoirs de l'Hexagone ; Élysée, Matignon, Assemblée nationale, Sénat, la quasi-totalité des régions, une confortable majorité des départements et des communes…

 

Ce probable, encore virtuel, écrasement de tout ce qui ne sera pas "formaté" dans ce moule pseudo-socialiste ou social-libéral [en prenant, certes, un sacré raccourci, celles et ceux qui vont, dans une hégémonie sans précédent dans l'histoire de la République, disposer de tous les pouvoirs y seront conduits par la "volonté du peuple", même si c'est en usant, voire en abusant, de dés plus que largement pipés et en élevant l'abject au niveau de la vertu en éradiquant et humiliant ses partenaires] nous ramène, 2056 ans en arrière quand Jules César concentrait tous les pouvoirs.

 

La fin de ce personnage, historiquement, remonte aux "Ides de mars" que nous connaissons tous.

 

C'est en pensant au pédagogue d'exception, professeur d'histoire au collège lycée de Belvès en 1958/59, que fut Jean Delbès qui fit vivre à ses élèves, je pense, sans certitude, le samedi 14 mars 1959, ces "Ides de mars" que je vous propose le blog de ce jour.

 

Pierre Fabre.

 

 

Tu quoque mi fili.

 

 

Jules César. Histoire pour tous. 

 

Tu quoque mi fili (« Toi aussi, mon fils ! ») est une locution latine célèbre attribuée à Jules César au moment de sa mort.

 


Source http://antiquitas-semper.over-blog.com/article-17719037.html

 

Le 15 mars 44 av. J.-C., correspondant aux Ides de mars, voici 2056 ans, Caius Julius Caesar s'écroulait aux pieds de la statue de Pompée, dans la Curie, frappé d'une vingtaine de coups portés par des conjurés bien décidés à mettre un terme à ses ambitions qu'ils jugeaient inacceptables.

 

La morte di Giulio Cesare - Vincenzo Camuccini (1798)

Les avertissements n'avaient pourtant pas manqué:


- César avait appris que les chevaux qu'il avait consacrés au fleuve Rubicon se privaient de nourriture et pleuraient abondamment;


- l'haruspice Spurinna l'avait averti de se méfier d'un danger qui ne serait pas différé au-delà des Ides de mars;


- la nuit même qui précéda les Ides, César s'était vu lui-même voler au-dessus des nuages et serrer la main de Jupiter;


- son épouse Calpurnia avait rêvé que le toit de leur maison s'écroulait et que son mari était percé de coups entre ses bras;



 Mais César n'avait rien voulu entendre...

 

 

La morte di Giulio Cesare - Vincenzo Camuccini (1798)

 

Les Ides de Mars. [Histoire pour tous].

 

 

 

 

 

Qui a tué Jules César?


Il y a quelques années une passionnante enquête, menée par un officier italien, s'efforça de faire toute la lumière sur un assassinat vieux de plus de 2000 ans.

 

Les faits:



Caius Julius César est assassiné aux Ides de Mars 44, atteint de 23 coups de dague, dont un seul est mortel. 60 conjurés l'entourent, il tombe aux pieds de la statue de Pompée, se couvrant le visage de sa toge dans un ultime souci de décence.



L'enquête:

Cet officier des Carabinieri lit et relit Suétone et Plutarque, il se rend sur les lieux mêmes de la tragédie, utilise les images de reconstitution modernes, s'adresse à un expert en psychiatrie américain. Il en déduit que les conjurés étaient 5 ou 10 tout au plus autour de leur victime. Les biographies de César confirment qu'il était atteint d'épilepsie et qu'il redoutait que son mal ne se manifeste lors d'une cérémonie publique. Elles confirment aussi que César a toujours ignoré les avertissements concernant sa mort, les présages, le cauchemar de son épouse Calpurnia la veille de son assassinat; il n'est pas certain qu'il ait lu le message urgent qu'Artémidore de Cnide voulait lui transmettre. Enfin, au moment d'entrer dans la salle où devait ce jour-là se tenir l'assemblée, il a lui-même congédié sa garde rapprochée, se rendant ainsi plus vulnérable. Pourquoi?

Les conclusions:



L'officier italien en arrive à la conclusion suivante: couvert d'honneurs, nommé dictateur perpétuel, adoré du peuple, mais conscient de la gravité de son mal, César va tout faire pour que son suicide se transforme, en fait, en assassinat. Il ne peut pas ignorer cette conjuration, lui qui détient tous les pouvoirs. Il avait la possibilité d'éventer le complot, d'empêcher cette fin brutale. S'il ne l'a pas fait, c'est qu'il voulait que sa mort soit historiquement à la hauteur de sa vie et qu'elle traverse les siècles.

Valete



15/03/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 213 autres membres