Fongauffier-sur-Nauze

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Michel Carcenac entretient son lectorat.

 

BELVÈS-lez-SIORAC

 

Il apparaît insolent de présenter Michel Carcenac, homme de plume, belvésois, qui succède au médecin qui a arpenté pendant plus d'un demi-siècle les routes, le jour, la nuit, les dimanches et jours de fêtes.

Il vient de se lancer dans la réédition des "Combats d'un ingénu" et pour satisfaire les demandes avec Hélène, sa fille, il entreprend la réédition de son livre "Le Périgord de mon Père".

 

Dimanche il sera à Siorac au "Premier Salon du livre sur le thème de la Résistance"; manifestation qui aura pour invitée d'honneur notre amie Evelyn Mesquida.

 

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Photo Pierre Fabre. 

 

“Les Combats d’un Ingénu.
Récits d’un temps troublé. 
 
C’est une quatrième édition, enrichie de documents et de photos ; en particulier un cliché de Zéphyrin, mon grand-père, en uniforme de Mobile de la Dordogne pendant la guerre de 1870-71.  Le récit de sa guerre donne le frisson, ils se sont bien battus les Périgourdins, ils allaient au combat en criant : Vive la France. Vive la Dordogne. Il écrivait bien Zéphyrin, et sur le papier jauni, ses larmes ont laissé leur trace.
Pourquoi “Les Combats d’un “Ingénu” ? Vous le verrez, j’étais d’une naïveté désarmante. Poignarder le portrait de Pétain dans les classes du lycée de Périgueux fut mon premier acte de résistance. J’avouais mon “forfait” au proviseur car il me jurait ses grands dieux qu’il n’en parlerait à personne ; vingt minutes plus tard les flics venaient me chercher en classe d’Anglais ! Le proviseur avait livré à la police l’élève qu’il était sensé protéger. Sans Maxime Roux, l’inspecteur d’Académie, j’aurais poursuivi mes études sur les bords de la Dordogne, à la prison de Mauzac, bouffé par les punaises.
Le comble de la naïveté, n’était-ce pas d’abord de rendre visite à mon ami Francis Patrouilleau dans sa prison, puis de répondre à l’officier allemand que nous étions inséparables, que nous avions fait les cent coups ensemble. J’en étais resté au film “La Grande Illusion”. Dans le maquis j’ai perdu mes illusions et ma naïveté, mais je suis resté fidèle aux valeurs inculquées par mon père.
Secrétaire de Soleil, je me suis trouvé à un excellent poste d’observation pour apprécier notre combat en y participant. J’ai gardé le sens de l’humour, même dans des situations dramatiques. Pour mieux les encaisser ? Lisez entre les lignes.
Après que Brigitte Le Varlet m’eut convaincu que je savais écrire et qu’il me fallait coucher sur le papier mes souvenirs, je me suis lancé dans la bagarre avec mes seuls souvenirs, sans jeter un coup d’œil à un seul livre sur la Résistance en Périgord. Tant pis si je faisais une erreur de date ou d’appréciation, je voulais parler de ce que j’avais vu, fait et ressenti. C’est mon histoire. Mais il y avait des événements importants auxquels je n’avais pas participé et il était impensable que je les néglige. J’ai fait le journaliste, interrogé les acteurs et les témoins, les ai emmené sur les lieux. Mais je n’ai pas retrouvé les bœufs du père Labat, les bœufs qui ont refusé d’obéir aux injonctions d’un officier allemand. Gavin m’a raconté la bataille de Mouleydier et je ne mets pas en doute sa version. Chaque maquisard avait son histoire, mais quand j’ai commencé d’écrire, la plupart avaient disparu.
  Mon copain Bébert Alcodori, pris dans les filets des ramasseurs d’esclaves, je l’ai enregistré et écouté maintes fois quand j’écrivais pour lui. Je voulais qu’en le lisant on retrouve sa voix, sa façon de s’exprimer un peu traînante.
 
J’ai eu deux bons témoins pour me raconter la vie en Espagne avant l’arrivée de Franco, puis la tragédie des Républicains espagnols.
On ne s’ennuie pas avec mes cousins et les autres combattants de l’Armée secrète de Belvès.
Je n’allais pas oublier mes camarades de Siorac et leur odyssée tragi-comique dans le camp retranché allemand de l’île d’Oléron. Avec bien sûr les aventures rocambolesques d’Hubert Magimel et l’évasion de Jean Boussac : il en avait assez d’être fusillé, à ras des cheveux, tous les jours, dans la forteresse de Vauban.
Vous avez compris, “Les Combats d’un Ingénu” n’est pas un livre sur l’histoire du maquis autour de Belvès, c’est tout simplement des histoires personnelles racontées avec l’humour des Périgourdins. Vous serez plongé dans l’ambiance de l’époque.
 
Six mille exemplaires des “Combats d’un Ingénu” ont été vendus. Cette dernière édition a été tirée à mille. Si vous possédez déjà le livre, pourquoi ne pas le commander  pour vos enfants, vos amis.
Je ne pensais pas recevoir quelques centaines de lettres de lecteurs, j’en ai été très touché. Des lettres souvent très longues ou parfois les auteurs mettent en parallèle leur vie avec la mienne à cette époque très troublée. Je ne peux tous les citer mais j’ai choisi un florilège de textes écrits par des personnalités connues. A part Jacques Lanzmann, aucun ne me connaissait. Je suis très heureux d’avoir les compliments de Lucie et Raymond Aubrac. Prenez-en connaissance et merci de votre commande.
 
RÉACTIONS
 
 
« Ce livre est admirable par sa fraîcheur, sa simplicité et je dirais sa naïveté au sens noble du terme. Carcenac écrit bien, sans emphase. Il a gardé le sens de l’humour devenu rare à notre époque, et sa simplicité fait éclater comme une évidence l’authenticité du témoignage. »
Bernard GILLES dans le Bulletin National des Médaillés de la Résistance.
 
 
« Dans le calme des Cévennes, j'ai repris la lecture des Combats d'un Ingénu et j'ai pu apprécier l'authenticité, la finesse et la sympathie que vous exprimez pour une époque qui fut dure et qui nous est chère. Lucie joint aux miens ses compliments. »
Raymond AUBRAC
 
J’ai vécu beaucoup des épisodes que vous relatez, notamment la visite à Périgueux du Général Laure - j’étais avec des copains, en criant « Laure dure », avant d’être interceptés brièvement par la Police, et surtout les affiches de Pétain et la cérémonie de réhabilitation qui s’ensuivait…
Combien de fois ai-je pensé depuis à vos actions d’éclat, pour nous reprocher de ne pas avoir réagi et nous déclarer, tous ou plutôt quelque uns, solidaires de votre bravoure.
C’est vous dire le plaisir immense que j’ai eu à vous lire, à apprécier votre style, votre talent d’écrivain et tous les sentiments que vous exprimez, et auxquels j’adhère totalement.
Très fraternellement
Pierre ARPAILLANGE, Ministre de la Justice, Procureur général de Paris et auprès de la Cour de cassation, Garde des Sceaux, Premier président de la Cour des Comptes.
 
 
J’ai apprécié la qualité de votre ouvrage. Le récit est vivant et le style très agréable ; La lecture de ce livre est autant plaisante qu’instructive.
De surcroît, j’adhère pleinement à la tonalité de votre discours. Le refus instinctif de la défaite et la volonté de repousser l’ennemi furent les motivations essentielles du combat de tous les hommes qui ont choisi de répondre présent à l’appel du Général de Gaulle.
Quant à ce que représentait la Libération, vous l’avez magnifiquement expliqué dans votre conclusion.
Le Général d’Armée Jean SIMON, Chancelier de l’Ordre de la Libération.
 
  
Monsieur et cher camarade de combat,
 
C’est avec un réel plaisir que j’ai lu votre ouvrage : « Les Combats d’un ingénu ».
J’ai été d’autant plus intéressé du fait que j’ai bien connu l’équipe Soleil à Belvès au mois de mars 1944. J’étais en Dordogne depuis fin octobre, début novembre 1943. J’avais été nommé Directeur de l’Ecole des Cadres Inter Régionale des F.T.P. de Fanlac. On m’appelait Le Commissaire André. Je suis le premier responsable F.T.P. à avoir eu une entrevue avec Soleil René Coustellier au début du mois de mars 1944.
Je garde un très bon souvenir de cet intrépide marseillais avec sa jeunesse et sa fougue. C’était un stratège né. Je me souviendrai toujours d’une rencontre sur la route du côté de Mouleydier, Soleil me reconnait, il s’arrête, descend de voiture et m’explique comment il a contre-attaqué les allemands avec des cailloux. Il situe la position de chacun, un vrai petit « Chapayol », m’explique comment il les a contournés. Je décide que nous devons aider Soleil. C’est à la suite de mon compte-rendu à la Direction des F.T.P. de la Dordogne que Caillou, Yves Péron,  fut désigné pour aider Soleil, bien plus tard.
J’admire la façon dont vous le faites parler, c’est bien sa façon de s’exprimer. Je retrouve en lisant votre ouvrage Soleil tel que je l’ai connu dans le maquis.
Docteur Carcenac, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre vie, en particulier votre vie d’écolier, vous êtes né avec du tempérament, beaucoup de courage et de la volonté, vous pouvez être fier de votre combat commencé très jeune, vous aviez de qui tenir Docteur, il ne manquait pas de courage Zéphyrin Carcenac !
Je ne suis pas surpris que vous ayez eu autant de difficultés pour entrer dans la Résistance. Au Maquis, vous avez quand même réussi à prendre contact et à vous faire remarquer par Soleil dans des circonstances tout à votre honneur.
Vous avez eu de sérieux problèmes en 1968. On a essayé de vous « démolir ». Les ennemis de la Résistance n’ont pas désarmé, ils sont rejoints par les attentistes qui trouvent dans la calomnie une belle excuse à leur lâcheté. Vous avez eu l’occasion de juger ce qu’est un député, attaché qu’il est à sa clientèle électorale. Vous êtes arrivé à déjouer ce complot imaginaire qui avait mobilisé toutes les autorités civiles et militaires contre vous l’ancien des maquis de « Soleil ». C’est rocambolesque.
J’ai connu bien des camarades qui ont eu des problèmes du à leur passé de résistant pour lesquels je suis intervenu. Mon titre de Compagnon de la Libération décerné par le Général de Gaulle constitue pour moi un « parapluie » qui m’a beaucoup servi à défendre mes gars. Cette partie de votre ouvrage a retenu toute mon attention, j’aurais voulu être à vos côtés dans ces moments pour vous aider.
Toutes mes plus sincères félicitations pour ce sérieux travail de mémoire
Roger LESCURE, Compagnon de la Libération
 
… Que de souvenirs tu as évoqué en moi dans ton livre. Le lycée de Périgueux, où peu après ton départ, ce cher proviseur, sous un prétexte fallacieux, m’a, en premier lieu, fait sauter ma bourse, et à la fin du troisième trimestre, m’a prié d’aller me faire voir ailleurs ! Tu n’étais pas fréquentable !
Claude RAYMOND, mon copain des éclaireurs de France.
 
UN INGÉNU S’EN VA-T-EN GUERRE
Carcenac avait tout pour être un résistant de la première heure : la vaillance, l’endurance physique, et une âme noble qui le faisait opter « pour le bon contre le méchant, sans aucune nuance. » Carcenac avait tout… sauf une chose : l’âge. Pour patienter, au lycée il entaille de bon cœur les portraits de ce maréchal qui a appelé à cesser les combats.… Des figures connues croisent son chemin, signes que l’Histoire l’attend...... Il rencontre Soleil, Soleil la grande gueule, Soleil le chef d’un maquis, Soleil dont il deviendra le secrétaire.
C’est l’occasion de bien belles pages de son histoire personnelle bien sûr, mais aussi de la grande histoire. Car voilà Malraux, l’écrivain et le combattant qui arrive, véhément, reniflant, postillonnant, » décidé à prendre le contrôle du groupe à la grande fureur de Soleil qui tempête.…
Carcenac, lui, regarde, écoute, accomplit ses missions et bénit la chance.…
Avec les Combats d’un Ingénu, Michel Carcenac signe un livre de souvenirs rythmé, une suite de récits qu’il a eu le bon goût de ne pas travestir.… Cela s’est passé en Dordogne, il y a plus d’un demi-siècle, et nonobstant les drames, le récit en est bien plaisant.
Bruno LAREBIÈRE in « LA VOIX DE RIBÉRAC »
 
 
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Tant que nous y étions… avec Hélène ma fille, nous avons entrepris la réédition de mon livre
 
 
Il m’était souvent demandé, la qualité et la “vie” des photos prises en 1900 par mon père avaient été remarquées par les plus grands critiques. Le grand photographe Robert Adams écrivit:  "I forgot to mention how much Kerstin and I have enjoyed "Le Périgord". It is not only beautifully produced, but rich with human details and a compelling love of life."
Sud-Ouest Dimanche l’a consacré comme le meilleur livre du mois, à la sortie de la deuxième édition. La revue PHOTO lui a octroyé le maximum d’étoiles.
Le tirage à l’ancienne des clichés sur plaques de verre m’avait pris beaucoup de temps, mais le résultat était si beau. Maintenant, il n’y aura plus, sauf exception, de tirages en laboratoire. L’informatique permet des prouesses techniques, mais jamais un cliché sorti d’une imprimante n’aura la beauté, la profondeur, d’un tirage sur papier Ilford Gallery.
Les deux premières éditions étaient depuis longtemps épuisées. Cette troisième édition est limitée à mille exemplaires, commandez ce livre si vous ne l’avez pas. C’est un monument sur la vie de nos parents, chaque photo est commentée, datée. Si vous le possédez, commandez-le pour vos cadeaux d’anniversaire ou de Noël, vous ferez des heureux.
Vous trouverez d’autres informations sur ces livres, et sur mes autres ouvrages encore disponibles, sur mon site :
 


05/06/2014
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