Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Notre futur canton.

 

"Le jeu de la chaise musicale".

 

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De gauche à droite Francis Dutard, St Cyprien, Claudine Le Barbier, Belvès, Germinal Peiro, Domme et François Fournier, Villefranche-du-Prg. Tous cumulent.

 

À l'heure où est rédigé de papier "on" ignore encore lesquels de ces quatre personnages seront écartés de la future assemblée départementale. Les électeurs seront amenés à choisir ou, plutôt, à valider les noms qui seront proposés. Tout le monde, ou presque, à tort ou à raison, suppose que l'élection sera une simple formalité "solférinienne". Ceci n'empêchera pas un éventuel tumulte ; ne serait-ce que pour équilibrer le tandem.

La seule certitude c'est qu'il ne pourra y avoir, par canton, qu'une conseillère départementale et un conseiller départemental élus. À l'intérieur du périmètre de notre futur canton il y a trois sortants masculins.

Les néolibéraux-solfériniens, héritiers de la S.F.I.O, se sont parfaitement entendus, surtout dans notre Dordogne, avec la droite conservatrice, pendant un demi-siècle, pour faire face à la mouvance progressiste et, ouvertement, faisaient cause commune, à l'unisson, dans une kyrielle de cantons fortement menacés de rougeole comme Montignac, Terrasson, Sarlat, Villefranche-du-Prg, Neuvic , Nontron ou, Lalinde. Depuis 1973 ces "curieuses" alliances ont perdu leur systématicité et l'on a vu des revirements à ce modus vivendi.

La droite a même pris goût, parfois, à défaire quelques admirateurs zélés du récipiendaire n° 2022 de la Francisque de Pétain. Concevoir un département où elle ne serait plus admise qu'en tout petit nombre cela peut faire grincer des dents. Ce sera, peut-être, l'objet de certains désappointements de sensibilités qui n'ont pas, derrière elles, comme la gauche authentique, une longue tradition de sous-représentations.   

 

 

Notre futur canton. Il fera 633,06 Km2. Avec 47 communes, 18 349 habitants, il comptera cependant 125 Kmde moins que la plus vaste commune de France continentaleArles, qui, à elle seule, enchâsse 758,03 Km2 et héberge 56 000 habitants. 

 

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La finesse des ciseaux a même pu configurer un appendice pour Audrix et trouver un petit couloir pour assurer la continuïté territoriale montignaco-buguoise jusqu'au pont de Vic. Un véritable chef d'oeuvre ! 

 

 

Retour sur le canton historique de Belvès. Dans sa version actuelle il s'étend sur 14 communes, 139,03 Km2, Il compte un peu plus de 4 000 habitants et se situe bien en dessous de la moyenne nationale ; environ 15 000 habitants. Après 2015 la moyenne nationale se situera, logiquement, autour de 30 000, soit près de deux fois plus que la moyenne départementale de notre département.

Ce canton que nous connaissons bien correspond, en gros, au bassin de la Nauze et à une infime partie, 4 Km, des berges de la rive gauche de la Dordogne. Quelques exceptions à noter. Les terres fongalopoises enchâssent quelques dizaines d'hectares du plus haut bassin de la Couze et, a contrario, nos voisins de Domme campent sur le creuset de Fonbounou et sur le  cours supérieur du Valech, renommé la Vallée. La partie septentrionale d'Orliac, envoyant ses eaux à la Beuze, manque aussi au canton pour assembler la totalité des vaux de la Nauze. Nous privons, pour quelques arpents, le Villefranchois de la totalité des Hauts de Lémance.

 

Avec 633,06 Kmles ciseaux d'or solfériniens vont précipiter notre canton, comme tous les 4 000 de France, dans une nouvelle géométrie dont on a du mal à imaginer une autre finalité que celle de sacraliser l'hégémonie des adeptes de notre actuel monarque.  La majorité précédente, selon certains observateurs, aurait perdu le Sénat car beaucoup de grands électeurs  désapprouvaient la réforme sarkosiste des conseils généraux et régionaux… Le charcutage solférinien, lui, aura l'avantage d'être plus à l'abri d'une censure de ces mêmes grands électeurs.

 

Depuis que la République existe il y a toujours eu du côté de l'Intérieur des "ciseaux chirurgicaux" qui, surtout, ont eu pour première mission d'écarter la gauche qui dérange, bien entendu pas celle de l'Hôtel particulier cossu de la rue de Solférino. On n'avait, à ce jour, jamais atteint une telle virtuosité pour les cantons pour la bonne raison que la finalité du découpage inique concernait, au premier chef, les circonscriptions législatives. "On" a bien "tripoté", un peu, pour les cantons mais ces manœuvres ne s'inscrivaient que sur les marges. Le fonds, lui, restait pratiquement immuable. Les ciseaux d'or solfériniens, plus que probablement, auront donc, en 2015, finalisé une prouesse d'hégémonie inédite.

 

Le grand schlem incertain. Il paraît néanmoins permis de penser que, sauf retournement des électeurs, le grand schlem total, rêvé par les solfériniens, ne sera pas au rendez-vous en Dordogne car un canton a été taillé sur mesure pour échoir soit au sortant d'Hautefort, un non aligné qui a eu l'insolence de défaire un vassal du député cumulard, soit au sortant de Thenon. D'aucuns pensent même qu'il ne paraît pas contre indiqué, pour concrétiser une déferlante rose pâle, de laisser au Front de gauche de très éventuelles brisures de miettes. Pour revenir au canton qui chevauche la Dordogne entre Castelnaud et Siorac il est partagé, pour les solfériniens, par trois élus. Le non cumul des mandats, engagement n° 48 de notre monarque, chaque jour s'approche un peu plus des  calendes grecques, 2017 après des échéances et revirements susceptibles d'imaginer son abrogation. Le chantre du cumul n'a, à ce jour, émis aucun signal de reddition ou de partage. Pour ses admirateurs il faudra donc, a priori, passer par un effacement plus ou moins servile ou "volontaire". Des compensations pourraient embaumer quelques douleurs avec la présidence des communautés de communes mais, là aussi, la foire d'empoigne sera la règle. Pour Dordogne Bessède rien ne dit avec certitude que les solfériniens la gagneront. Pour celle qui réunit les Hauts de Lémance et la vallée du Céou, là aussi, il faudrait rogner un peu sur le cumul, impensable pour l'heure, pour voir lequel pourrait se contenter de ce lot virtuel de consolation.

 

Depuis que le monde est monde les limites territoriales meuvent et ce qui est difficilement admissible à une époque, parfois, devient acceptable plus tard. Avant 1678, Traité de Nimègue, la Bourgogne n'était pas française… Ce qui est inique et choquant c'est faire bouger les lignes pour que, dans un pays de gourmets, le gâteau ne soit accessible qu'à certaines bouches.   


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De gauche à droite Michel Rafalovic, Vallée de la Dordogne, Geminal Peiro, c.c du canton de de Domme, Serge Orhand, Nauze et Bessède et Daniel Maury, Pays du châtaignier.

 

Pour attribuer un lot de consolation on peut, éventuellement, tabler sur une présidence de communauté de communes. Dans ce domaine le champ se réduit car nous passerons de quatre à deux intercommunalités. A priori, sauf erreur, il ne circule pas de bruits concernant un abandon volontaire. Cerise sur le gâteau ces prérogatives échappent aux règles existantes pour l'appréciation des cumuls qui, manifestement, s'ils sont revus un jour, ne le seront qu'à une date... bien ultérieure. 
 
Une petite question à nos élus : est ce déchoir de vivre une citoyenneté pleine et entière sans être élu... a fortiori sans cumuler ?

 



19/11/2013
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