Fongauffier-sur-Nauze

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Robert Delpech laissera un grand vide.

 

BELVÈS

 

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Le décès de Robert Delpech a jeté un bel émoi à Belvès et dans sa périphérie.

 

C'est à Fumel le 8 novembre 1940, quand le monde s'enflammait pour le plus douloureux conflit de son histoire, que Robert poussa son premier cri.

 

C'est dans la cité cypriote que Robert passa son enfance et sa jeunesse. En 1952 il découvre Belvès avec son admission au collège de l'époque; établissement où les règles étaient fort spartiates. Robert, en tandem avec son frère Jean, rejoignait donc les remparts pour les années de sa scolarité à l'école secondaire. Robert a connu, en 1961, la douloureuse fin, largement prématurée, de Jean qui perdit la vie à Siorac dans un effroyable accident. Cet accident l'affecta cruellement.

 

Robert a échappé, sur le fil, à la Guerre d'Algérie. Il opta pour une servitude militaire longue qui l'amena, au-delà des Mers, à Madagascar. De retour à la vie civile, bien avant les turbulences soixante-huitardes, Robert a intégré la S.N.C.F à Lyon. De la capitale des Gaules Robert rejoint ensuite l'Ile de France et il est affecté, successivement, dans diverses gares essonniennes, Arpajon, St Michel-sur-Orge, Étampes, Brétigny et Bouray-sur-Juine.

 

Son attirance pour la province fait qu'il rejoindra la vallée de la Dordogne à Souillac et Cazoulès. Dans cette petite gare, jonction de la grande radiale de Paris aux Pyrénées à la modeste transversale de la vallée, Robert doit faire preuve de toutes les qualités d'un opérateur ferroviaire complet en maîtrisant les flux de la double voie et ceux, beaucoup plus subtils, des circulations de la voie unique.

Le démantèlement du réseau secondaire a beaucoup troublé et choqué Robert qui a mal vécu ce saccage patrimonial.

 

C'est à Belvès qu'il termina sa carrière. Dans cette localité il a entretenu d'excellentes relations avec la clientèle. À Belvès, lors de ses dernières années actives, un collectif d'agents inquiets pour la pérennité de la ligne s'investit pour aller bien au-delà des attributions qui leur échoyaient. Ces derniers vont au devant des clients en apportant, bénévolement et hors service, de menus services, dont la billetterie, aux personnes à mobilité restreinte. Ce collectif réunissait Gilbert Henri, Georges Blanchard, André Brun et Robert Delpech. D'aucuns les appelaient avec humour, puisqu'ils étaient quatre, "les mousquetaires du rail". Ils dérangeaient un peu le conformisme de la hiérarchie de l'entreprise.

 

Robert, faut-il le préciser, était passionné par son métier, par ses missions et par  son concept d'une présence active sur le terrain de la ruralité profonde.

 

Inévitablement l'heure de la retraite a sonné et là Robert, humaniste dans l'âme, a trouvé opportun de participer à la vie caritative et citoyenne. On l'a vu accompagner en se retroussant les manches les activités de l'école rurale de Sagelat, les 100 Km de Belvès, l'aéroclub et tant d'autres animations locales. Robert se trouvait, aussi, toujours là pour les manifestations immanentes au devoir de mémoire.

 

 

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Père et grand'père émérite, Robert laissera un vide, un grand vide dans sa famille, chez ses proches, certainement, mais aussi dans notre bassin de vie.

 

On peut lui rendre hommage au funérarium de Belvès et demain, mardi, lui adresser un dernier adieu à St Cyprien pour sa sépulture.

 

Pierre Fabre.

 

 

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12/10/2015
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