Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Vers une triangulation belvéso-larzaco-saint-amamandine.

 

St AMAND-de-BELVÈS

 

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Serge Orhand, Brigitte Pistolozzi et Christian Léothier.

 

 

S'il fallait appliquer une sentence latine à la mission que Christian Léothier s'est assignée on pourrait prendre "Erga omnes" qui se traduit par "à l'égard de tous". Christian Léothier, depuis plusieurs mois, voire depuis plus longtemps, recherche par quels moyens il pourrait voir le périmètre de Belvès déporter ses limites bien au-delà du socle de Belvès et de son appendice de Fongalop. On notera que Belvès a adopté comme devise "In media res", traduction littérale "au milieu des choses". Est-ce une maladie bien humaine de vouloir remettre en cause les limites ancestrales ou une nécessité d'adaptation ! Si le Périgord, après bien des atermoiements, par l'Édit de juillet 1607, sous le règne d'Henri IV, a été réuni à la couronne de France n'oublions pas que les limites territoriales de notre pays ont bougé au cours des siècles et que notre hexagone ne s'est vraiment finalisé qu'après la dernière guerre avec les ultimes ajouts de Tende et St Dalmas et la perte de la Sarre.

 

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Un auditoire plutôt acquis.

 

Une réunion bien calme. Hier 10 septembre, dans la salle des fêtes saint-amandine, Brigitte Pistolozzi, maire et conseillère départementale, accueillait Christian Léothier, maire de Belvès, disons, pour faire simple, porteur d'un projet commune-nouvelle dont le pivot naturel serait Belvès, et Serge Orhand, maire de Larzac, appelé par Brigitte, fort de son expérience communautaire, pour développer un aspect de courbe virtuelle de l'évolution prévisible de la pression fiscale qui échoirait aux contribuables, à court et à moyen terme, aux saint-amandins.

Brigitte Pistolozzi, qui a précisé que naturellement elle aime sa commune, a ouvert le débat par un long exposé, presque universitaire, sur les communes et  a relevé l'échec relatif de la loi Marcellin.

 

L'oratrice, manifestement, est séduite par un ralliement saint-amandin à Belvès. Elle pense, qu'en l'état actuel des choses, avec son dimensionnement la commune de Saint Amand ne peut pratiquement rien faire et ne peut être porteuse d'aucun projet ambitieux. Appuyée par l'intervention d'une de ses élues elle précisa qu'en restant commune souveraine les contribuables saint-amandins verraient leurs impôts augmenter pour maintenir cette "autarcie".

Christian Léothier, avec fougue, presque avec emportement, plaida pour un assemblage le plus large possible. Le maire de Belvès voit dans une commune-nouvelle une opportunité pour tous et visa la mutualisation des moyens. Le premier magistrat de Belvès regretta que la commune-nouvelle, qu'il appelle de tous ses vœux, n'ait pas séduit, pour l'heure, les communes périphériques. Il ne désespère pas, pour autant, une arrivée plus tardive. Pour lui Belvès a besoin  d'espaces à gagner surtout sur le sillon de la Nauze.

   

La fiscalité en débat. Serge Orhand a dressé un constat sur l'évolution fiscale qui, selon lui, ne serait pas si noire et sur le moyen terme voit un nivellement des apports des contribuables, a priori, supportable. Le maire de Larzac, hyper favorable à la germination d'une commune-nouvelle Belvès-St Amand-Larzac, n'a su exposer dans ce projet que des points positifs. Il est revenu sur les étrangetés des découpages des communes, héritage de l'Ancien Régime, dont les paroisses étaient les entités les plus modestes.

 

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Un jeune rugbyman pense que nos anciens tiennent à leur identité.

 

Un auditoire plutôt favorable. La parole donnée au public il y eut peu de remarques négatives. Un citoyen a cependant marqué sa lassitude de voir ces réformes successives. Il s'est même dit, par dérision, sur la géométrie territoriale, "un jour on ira à Sarlat".

Un jeune qui, avec humour s'est déclaré saint-amandin-belvésois et joue au rugby au Bugue, a estimé que nos concitoyens sont profondément attachés à leur identité et a même pensé que c'était loin d'être un obstacle mineur.

Ce qui était plutôt surprenant c'était de voir les élus saint-amandins, à une exception près, demeurer parfaitement muets.

 

 

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Le doyen des élus saint-amandin ne dort pas il suit le débat avec attention.

 

Quelques piques à fleurets mouchetés. Christian Léothier, on le sentait bien, aurait voulu impacter bien au-delà d'une triangulation belvéso-larzacoise-saint-amamandine, a regretté que, pour un bon équilibre scolaire, la commune de Sagelat, pour le moment, n'ait pas rejoint. Belvès aurait bien aimé, pour s'épanouir, au moins, que Sagelat, Monplaisant et Saint Pardoux adhèrent à ce projet. Pour Christian Léothier et pour Serge Orhand l'idéal serait l'espace territorial de l'ancien canton de Belvès, au moins de 13 des 14 communes, en comprenant qu'il serait bien difficile de s'étendre jusqu'à Siorac.

 

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Six élus belvésois sur les quinze sont venus à ce débat.

 

Il n'y aura pas de référendum. L'idée d'un référendum n'a pas fait recette. Les trois intervenants préférant la pédagogie de la communication. Serge Orhand a même dit que les électeurs risqueraient de voter négativement sur la seule conviction de la fiscalité. Il s'est même dit que, parfois, les décideurs savent s'affranchir de référendums négatifs. Une conseillère municipale saint-amandine fit allusion, sans doute, à l'échec du T.C.E.

 

 

Pierre Fabre.

 

 

 

Pour des raisons, que tous comprendront, je ne souhaite pas, profiter de ce débat, pour tenir une tribune sur les communes-nouvelles. 

 

 



11/09/2015
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