Fongauffier-sur-Nauze

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Belvès un dédale artistique original.

 

Si l'on s'en tient au Larousse, le dédale est un lieu où l'on peut s'égarer, "le dédale de la Casbah" et,  dans un sens plus général, un ensemble compliqué et inextricable.

 

 

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Chantal Léothier, à gauche, a été la pièce maîtresse de cette animation atypique qui va durer toute l'année.

 

 

 En retenant le substantif de dédale pour le parcours d'art dans l'espace public, les concepteurs de cette balade ont certainement utilisé cette terminologie à bon escient car, natif d'un écart de la périphérie de Belvès, je dois avouer que je n'ai accédé à certains points de ce castrum que très rarement, notamment la "rue Merdenson". À Belvès, les ruraux qui viennent, pour des raisons diverses dans la localité, en général, se focalisent dans les points clé de ce bourg, ses deux places aux extrémités de la rue principale que nous peinons hélas, par habitude, à appeler de son nom officiel, Jacques Manchotte. Admettons que les rues escarpées de ce mamelon méritent d'être parcourues pour leur côté patrimonial et affectif.

 

 

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Le dédale donne à une maison fermée [ne pas assimiler à une maison close] une expression artistique.

 

 

Mon ami Alain me rappela, dans la rue Foncastel, que Marthe, sa sœur aînée, avait habité une demeure de cette rue bien nommée qui, hélas comme toutes les autres, a perdu ses bornes fontaines où, galopins, nous nous abreuvions quand nous étions assoiffés. Là c'était la maison du coutelier Courret, là on venait chez Péguyral pour la coiffure. Tous les sujets de discussion y étaient ouverts et on s'autorisait toutes sortes de hors jeu. La presse partait de chez le père Bourgès, cordonnier de son état. Plus tard, bien plus tard, le cabinet dentaire moderne se substitua à la boulangerie de Rouet et de "la Rouette".  Ah, si ces vieilles pierres parlaient, elles nous en diraient des choses, largement prescrites, véhiculées par les "mauvaises langues" de cette rue.

 

 

 

Revenons au dédale. Tout d'abord, certains odieux esprits critiques, censeurs permanents d'une bonne foi acrimonieuse, ont cru voir une forme volontaire de  dichotomie voulue par les organisateurs réservant la primeur, le 17 juin, à l'élite  et à la plèbe, le lendemain. Quand, le 18 juin, le public s'est retrouvé dans ce dédale, il a été parfaitement compréhensible de comprendre cette fragmentation qui, par ailleurs, avait aussi pour intention de permettre à certains notables, appelés ailleurs le 18, de découvrir ce dédale.

 

 

Quelle épithète donner  à cet art ? En voilà une question ! Cette initiative relève de l'art contemporain et se définit "land art".

 

 

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Promenons nous.

Michel Brand, avec une finesse poétique, nous dit en préambule : "La nuit est propice à l'apparition de nos fantômes. Ceux qui habitent le fond de ma forêt m'interrogent sur mon humanité. Leur figure est mon sujet et la lumière est leur ombre. Avec eux, j'explore, je dialogue".

Cinq artistes font et ont fait vivre ce dédale : Nicolas Bazes, Michel Brand, Xavier Eltono, Louis L.(3ttman) et Laurent Valera.

 

 

contact@lededale.com

www.lededale.com

05 5329 10 20

 

Le blog reviendra dans la semaine sur Le Dédale. 

 



20/06/2016
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