Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Bien peu de surprises.

 

 

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Le propre d'une surprise c'est de s'inviter dans l'inattendu. C'est des hauteurs sylvestres du Val de Nauze que nous vient ce décrochage. Orliac, la plus modeste commune du Villefranchois, qui a pour maire sortant le conseiller général solférinien, n'aura gardé celui-ci aux commandes que pour une seule mandature. Plus que plébiscité dans sa commune aux cantonales ses colistiers, peu favorables au cumul, a priori insensibles à l'élitisme, ont préféré se tourner vers un autre catalyseur. Beau joueur François Fournier leur a souhaité bon vent.

François Fournier rejoindra donc mon ami Jean-Claude Pinault dans le cercle, très restreint, des conseillers généraux non-cumulards.

Ce particularisme rappelle la forfaiture qui a privé le populaire René Dutin de sa mairie de St Estèphe juste après son accession à l'Assemblée nationale.

 

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Depuis hier soir les candidatures, pour le premier tour des élections municipales, sont closes.

 

Dès demain je vais aborder la présentation succincte des communes de la ruralité la plus profonde de ce qui, pour un an encore, est notre canton ; en essayant de souligner quelques particularités.

 

Le premier point qui vient à l'esprit, pour ce tissu rural, c'est l'appauvrissement  républicain car les listes uniques, une forme de "soviétisation", deviennent dans nos campagnes la règle. À quoi bon voter quand il n'y a rien d'autre à faire que valider ! Les listes uniques, parfaitement légales, n'ont d'autre légitimité que celle d'être en impeccable conformité… avec elles-mêmes.

 

À Belvès les électeurs auront le choix entre deux listes "apolitiques" ; mais cela vous le savez déjà. La rumeur d'une troisième liste relevait du pétard mouillé; tout comme l'aussi invraisemblable ouï-dire d'une seconde liste à Siorac.

Cladech, avec 14 candidats pour 7 sièges à pourvoir, sera la seule petite commune à connaître une dualité. Autre particularité Grives, 11 sièges à pourvoir, 14 candidats répartis sur deux listes.  Guy Franc et Sébastien Fongauffier, faute d'avoir pu configurer un hendécagone, se contentent, l'un et l'autre, d'ouvrir un heptagone.  Les Grivois, s'ils le souhaitent, seront amenés à panacher.

 

Un triste regard sur la féminité. Pour respecter la loi elle va s'enrichir, à Belvès et à Siorac, mais elle demeure marginale dans les plus petites communes. Ce n'est pas le moindre paradoxe. On n'a jamais autant parlé du rôle des femmes dans la vie citoyenne mais, dans notre Val de Nauze, elle piétine. Belvès, Siorac, Larzac et Doissat ont connu des maires au féminin mais, pour l'heure, ce n'est plus d'actualité. Par ailleurs il faut bien reconnaître que bien peu de conseillers municipaux, a fortiori de maires, ont proposé de s'effacer pour permettre à la féminité d'avoir une juste place dans les assemblées communales.

 

Une autre perte de latitude républicaine. C'est certainement la première fois qu'il y a aussi peu de candidatures, strictement individuelles, aucune dans le canton ; une seule dans le Villefranchois ou l'atonie sera partout la règle.

 

Le 23 mars ne comportera que trois inconnues dans le Val de Nauze Belvès, Grives et Cladech. C'est bien peu ! 

 

 



07/03/2014
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