Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Ce n'est qu'un au revoir.

 


Ce fut, certes, des vacances mais celles-ci furent, plutôt, actives.

 

Pour boucler le séjour en Val de Nauze les adeptes de sports martiaux de Dojo ont, comme l'an passé, organisé, mercedi 8 août, une soirée à la mairie de Belvès avec trois thèmes.

 

 

Le premier fut un film, plutôt une lecture captivante de Philippe Noiret, "L'homme qui plantait des arbres", d'après la nouvelle de Jean Giono*Elzéard Bouffier, le personnage clé de cette nouvelle n'exista que dans l'imagination, aussi romanesque que fertile, de Jean Giono. Le second sujet fut le regard, parfaitement soutenu, de Maxime Carbonnier, chargé d'étude "eau et environnement" ; il pointa les gisements aquifères du Val de Nauze. 

 

 

Maxime, passionné par sa mission, il travaille actuellement sur l'épineux dossier de la rénovation de la station d'épuration, implantée sous la gare, au lieudit le Moulin de Gamot, a su captiver son auditoire sur la richesse, toujours fragile, qu'est l'eau dans notre contrée. On notera que, pour cet ancien élève de François Poujardieu, la "perméabilité" du calcaire n'a pas de secret pour lui.

 

Le troisième sujet fut fort chaleureux puisqu'il s'agissait de partager un repas spartiate mais, ô combien, convivial où chacun apportait un petit quelque chose. Quelques petits couacs au niveau de l'intendance mais ce sera corrigé l'an prochain. Qui sait l'an prochain une commune satellite souhaitera peut-être que la soirée de clôture se déporte chez elle !

 

 

Nos amis repartent et quittent, cette fin de semaine, ce Val de Nauze qu'ils aiment tant valoriser pour rejoindre les berges de la Seine.

 

Souhaitons aux équipiers et amis de Stéphane et Arnaud une bonne reprise.  Qu'ils sachent bien qu e dans notre campagne ils seront toujours reçus non comme des vacanciers ou des touristes mais en amis !

 

 

Pierre Fabre.


 

 

 

 

 JEAN GIONO

L'homme qui plantait des arbres



La nouvelle de Jean Giono qui suit a été écrite vers 1953 et n'est que peu connue en France. Par contre, traduite en treize langues, elle a été largement diffusée dans le monde entier et si appréciée que de nombreuses questions ont été posées sur la personnalité d'Elzéard Bouffier et sur la forêt de Vergons, ce qui a permis de retrouver le texte. Si l'homme qui plantait des chênes est le produit de l'imagination de l'auteur, il y a eu effectivement dans cette région un énorme effort de reboisement surtout depuis 1880. Cent mille hectares ont été reboisés avant la première guerre mondiale, surtout en pin noir d'Autriche et en mélèze d'Europe, ce sont aujourd'hui de belles forêts qui ont effectivement transformé le paysage et le régime des eaux.

 

 

Voici d'ailleurs le texte de la lettre que Giono écrivit au Conservateur des Eaux et Forêts de Digne, Monsieur Valdeyron, en 1957, au sujet de cette nouvelle :

 

Cher Monsieur,


     
  Navré de vous décevoir, mais Elzéard Bouffier est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l'arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbres (ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères). Or si j'en juge par le résultat, le but a été atteint par ce personnage imaginaire. Le texte que vous avez lu dans Trees and Life a été traduit en Danois, Finlandais, Suédois, Norvégien, Anglais, Allemand, Russe, Tchécoslovaque, Hongrois, Espagnol, Italien, Yddisch, Polonais. J'ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions. Un américain est venu me voir dernièrement pour me demander l'autorisation de faire tirer ce texte à 100 000 exemplaires pour les répandre gratuitement en Amérique (ce que j'ai bien entendu accepté). L'Université de Zagreb en fait une traduction en yougoslave. C'est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c'est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit.  
  J'aimerais vous rencontrer, s'il vous est possible, pour parler précisément de l'utilisation pratique de ce texte. Je crois qu'il est temps qu'on fasse une « politique de l'arbre » bien que le mot politique semble bien mal adapté.  
 

 

Très cordialement     

 
 

 

Jean Giono

 



10/08/2012
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