Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

La critique négative est certainement aisée et facile; il faut cependant la formuler en se signant.

 

 

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La critique est aisée,

mais l'art est difficile.

 

Il est très facile de critiquer ce que font les autres, autrement plus difficile de réaliser quelque chose.

http://www.expressio.fr/expressions/la-critique-est-aisee-mais-l-art-est-difficile.php

Tout le monde connaît cette locution proverbiale, imaginée en 1732 par Philippe Néricault, auteur et comédien dont le nom de scène était Destouches.

En tant qu'auteur, il n'a pas laissé de souvenir réellement impérissable sauf pour trois de ses citations, toujours très utilisées à notre époque.
On a en effet retenu de lui, en plus de cette expression, "les absents ont toujours tort" et "Chassez le naturel, il revient au galop".



La version originale de l'expression était : "la critique est aisée et l'art est difficile".
Le sens de l'expression est très simple à comprendre, la "critique" étant ici le jugement défavorable, tandis que l' "art" n'est pas seulement lié à la création d'œuvres artistiques, car il désigne, d'une manière générale, la façon de faire quelque chose.

Cette citation a été astucieusement reprise dans le récent film "Camping", de Franck Dubosc, sous la forme "Chassez le naturiste, il revient au bungalow".

 

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L'art est difficile. Toutes les personnes lucides en sont conscientes. C'est certainement pour cela que beaucoup de créateurs virtuels n'osent pas s'exposer à la critique, d'aucuns diraient "se jeter à l'eau". Les échecs dans la créativité de toutes natures, qu'elles soient sportive, militante, technique, littéraire, sont naturellement la cible de celles et de ceux qui, bien que ne faisant strictement rien pour la créativité, attendent autre chose. Cela n'empêche pas -et heureusement- les pamphlétaires et polémistes de tout poil de s'emparer d'un sujet et de le commenter avec une escalade de mots, parfois fleuris, et, si l'on reste dans les limites d'un débat, même rude, on demeure dans les cernes de la démocratie.

Pour que l'on puisse s'exprimer avec cohérence et dignité, il importe, avant tout, de se signer et de ne point se revêtir de l'aube protectrice et facile de l'anonymat.

Se signer avec un prénom, outre l'ambiguïté de l'inconnue de cette signature, ou un vague pseudonyme, le renifleur ou l'insurgé par exemple, ou un emprunt fallacieux me semble trop facile... parfois déloyal et pervers.

 

Si j'ai été irrité, lors des dernières municipales, d'avoir à m'interroger sur l'attitude que l'on doit avoir de laisser figurer un commentaire désobligeant ou de le "modérer", je suis à nouveau fatigué de voir fleurir, au bénéfice d'une exposition, des commentaires au vitriol dont on ne situe pas les auteurs.

 

Que les polémistes se rassurent, ce blog, tant qu'il perdurera, sera ouvert à toutes les critiques, sous réserve qu'elles soient clairement signées et respectueuses des convenances, ce qui, bien entendu, ne veut pas dire serviles.

 

Désormais, seuls échapperont à la soustraction, les commentaires des plus anodins aux plus contestataires et réactifs, à la condition sine qua non, qu'ils soient dûment et clairement signés.



09/07/2016
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