Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

La Nauze toilettée pour la fête.

Nos amis de Dojo, groupe d'adeptes d'arts martiaux de la Région parisienne, sont revenus en Val de Nauze prendre le vert. Les Fongauffiérains les attendaient avec impatience. Déjà, à plusieurs reprises, ils avaient redonné à la Nauze toute sa noblesse en l'expurgeant de détritus en élaguant certains îlots d'herbes aquatiques retenant le limon favorisant l'envasement. 

 

 

 

 

C'est sous cet aspect que nos amis de Dojo ont retrouvé le pont des abbesses.

 

Cliquez sur les images. 

 

 

Après deux heures de nettoyage du lit de la Nauze ces dames ont voulu délester le vénérable pont abbatial des lierres qui l'enserraient. Les eaux de la Nauze, quelques instants plus tard après la prise de cette image, ont, à nouveau, retrouvé leur transparence.

 

 

 

Nettoyer une rivière c'est toujours délicat. Il faut veiller à ne pas hypothéquer l'écosystème. Les plantes aquatiques provoquent l'envasement mais, a contrario, nourrissent de petits animaux qui constituent les festins des poissons. Difficile adéquation qui demande du discernement.

Pour veiller à la vie d'un cours d'eau il faut ménager son écosystème.

 


 

 

Sylvie Braud, personnage majeur de "Terre en vert" guide les actions locales de ses amis de Dojo.

 

Nous ne devons pas oublier non plus l'article 98 du Code rural  qui prescrit le curage "vieux fonds, vieux bords". Cette bien vieille expression, plus ancienne que la République, reprend les anciens règlements et usages locaux qui précisent les conditions et la périodicité avec lesquelles doit être remplie l'obligation de curage faite à chaque riverain d'un cours d'eau non domanial. Il constitue un entretien courant de la rivière par le riverain ou son ayant droit. On dit parfois "vifs fonds - vieux bords ".

 

 

Notre ami Stéphane manage, avec brio, l'opération. On aperçoit, en pleine activité, Manue, notre directrice de l'école de Sagelat. Elle s'active avec la mère de Julien, son époux, dans le lit de la Nauze.

Rappelons que l'école de Sagelat a élaboré, il y a deux ans, un superbe opuscule sur la vie de la Nauze. Les élèves ont appelé ce document "Mon ruisseau".

 

 

 

Christian s'avère être le chantre fongauffiérain de la Nauze et ce lundi 6 août fut, pour lui, une journée pleine d'activité, porteuse d'une immense satisfaction "Voir que sa rivière compte de nombreux amis", qui plus est qui, majoritairement, ne vivent pas dans son val. On pouvait voir dans cette opération au côtés des gens de Dojo de sympathiques vacanciers du Dauphiné, qui ont pris autant de peine que de plaisir, et Maxime Carbonnier, un jeune responsable de la station d'épuration, qui surprit par son civisme.

 

 

 

 

 

Alicia présente un rameau où, dans un premier temps, certains ont cru voir une écrevisse jouant sa survie. Cette hypothèse semble bel et bien invalidée par une autre expertise, plus vraisemblable, qui y verrait, plutôt, une larve de libellule.

 

La Nauze, jusqu'aux années 30, était une rivière à écrevisses. La pollution, ou et, les prédateurs les ont, hélas, éradiquées. Depuis quelques années on assiste à une forme de renaissance de ces crustacés décapodes des eaux douces ressemblant à de petits homards dont ils sont proches.

L'écrevisse à pattes rouges (Astacus astacus) est hélas en voie de disparition. Elle a, par ailleurs, bien du mal à cohabiter avec l'américaine.

 

 

 

 

 

Photos Pierre Fabre. 



07/08/2012
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