Fongauffier-sur-Nauze

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La réunion citoyenne du 2 décembre.

 

BELVÈS… et bien au-delà.

 

 

 

 

 

Les médias, soucieux de leur audimat, se calent sur l'a priori et, ce faisant, pipent les dés et promeuvent, sans vergogne, celui qui, selon les probabilités, devrait émerger lors de la consultation électorale d'avril.

Cette méthodologie éradique l'égalité républicaine qui voudrait que tout un chacun ait les mêmes égards, les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Dans ce contexte il paraît laborieux et audacieux, à celles et à ceux qui, bien à l'écart des gigantesques moyens financiers prélevés aux contribuables, pour accentuer les privilèges des courants ascendants, veulent s'écarter du cercle des thuriféraires des mammouths, [mammouths dont on apprécie l'humilité et le désir effréné de partage de prérogatives avec leurs partenaires] afin de tracer un modeste sentier au côté de l'immense autoroute jalonnée par les médias. 

 

 

Le 2 décembre, triste anniversaire pour la République, correspond au sacre de la morgue de son assassin, en 1805, et au coup d'état ourdi par son neveu en 1852. Il fallait bien apporter une bien modeste réplique à ce triste anniversaire.

 

Vendredi 2 décembre une trentaine de progressistes ont ébauché le premier cercle républicain local informel de cette pré-campagne présidentielle.

Le lendemain du premier grand meeting du Front de gauche de Talence où Clémentine Autain, Pierre Laurent et J-Luc Mélenchon, devant 3000 personnes, surtout des jeunes, scellaient le pilier aquitain du Front de gauche, à Belvès on était loin, très loin, des envolées lyriques et passionnées des grands rassemblements.

Il n'y avait dans la salle aucun maître de conférence et pas davantage de tribun. La trentaine de citoyens croisés là venaient se rencontrer pour discuter, pour exprimer ses inquiétudes, voire ses angoisses, et si Claude Hélion, s'était placé dans le cercle avec ses hôtes, Catherine Dupuy, Alain Descaves, surpassant son aphonie, et Michel Lauvie, il n'y avait, là, aucune tribune hierarchique et tout le monde se découvrait des affinités égalitaires.

 

 

 

 

 

Le cercle républicain se forme. Photo Jean Labrot.

 

Personne n'avait "la recette miracle" qui allait augmenter les recettes et diminuer les charges et les dépenses.

Le premier sujet abordé, traité par Catherine Dupuy, fut celui de la dette qui semble peu émouvoir les géants de la vie publique qui n'ont cure de monter des budgets en équilibre. Michel Lauvie fit un retour en arrière sur les causes et il revint à Alain Descaves de définir la pluralité et la richesse d'un front de gauche rassembleur d'idées citoyennes.

 

 

 

 

Catherine Dupuy présente son analyse de la dette. Catherine devrait être la candidate du Front de gauche aux prochaines législatives. Si elle est élue, croisons les doigts, elle apportera un net rajeunissement à la circonscription, un atout pour la féminité et, elle,  ne sera pas une "cumularde". 

 

 

Michel Lauvie balaya les instituts de sondage qui avaient programmé la victoire du oui pour le T.C.E sacralisé par le P.S et l'U.M.P qui vibraient à l'unisson pour porter ce texte profondément conservateur de V.G.E. Ce beau monde a du mesurer que de  la coupe aux lèvres, parfois, il se mesure un écart. Qu'à cela ne tienne ils n'en ont a pas du tout tenu compte !

 

 

 

Alain Descaves, Catherine Dupuy, Claude Hélion et Michel Lauvie, s'étaient, par commodité de dialogue, regroupés mais ils n'avaient point besoin du piédestal d'une tribune. Le cercle républicain ignorait la hiérarchie.

 

Les interventions dans le cercle partaient de toutes parts, on ne pouvait pas relater de tous les côtés, puisqu'un cercle n'en a point, et on ne peut pas dire qu'il y avait de questionnement hors sujet.

Le thème récurant des retraites, avec la durée des cotisations, bien entendu ne pouvait pas être mis sous silence.

Deux courtes interventions ne sont pas passées inaperçues, la "Sixième République" et le contre sens de ne point comptabiliser les bulletins nuls lors des consultations électorales. Une intervenante plaida, brièvement, pour le vote obligatoire.

Un sagelacois, jeune retraité de l'équipement, preuve en main, en produisant une page de l'Écho de la Creuse, relayée dans l'Écho de la Dordogne du jour, a mis en relief la ruralité et les luttes positives qu'il faut mener pour que nos petites villes puissent conserver leurs outils. Il fit part, aussi, de la peau de chagrin qu'est devenue notre Sécurité sociale. On ne peut plus se soigner, faute de moyens financiers, certes, mais aussi faute de moyens humains.

 

Cet intervenant est, aussi, revenu sur le sujet hautement préoccupant des centrales nucléaires. Depuis qu'E.E.L.V a renoncé à pratiquement tout, contre la promesse d'obtenir un groupe à l'Assemblée nationale, il faudra bien que les citoyens, au piédroit de ces dangerosités multiples, bien plus catastrophiques pour la survie de l'humanité que les deux guerres mondiales réunies, cessent d'être des autruches.

Ce sujet provoqua une réplique. On n'est, hélas, pas en mesure de pourvoir en énergie les besoins planétaires avec des énergies renouvelables. Le contre exemple des Allemands qui produisent de l'électricité avec le charbon, énergie fossile, nous rappelle à la réalité.

 

Une intervenante, probablement la doyenne de cette première réunion citoyenne, appela tout le monde à promouvoir l'enthousiasme car, pour l'heure, on ne peut pas réellement dire que la frénésie citoyenne soit au rendez-vous.

 

Pour conclure on peut remarquer que contrairement aux autres courants de la vie politique les citoyens présents lors de ce rassemblement étaient là, certes pour accompagner la candidature de J-Luc Mélenchon, mais beaucoup plus pour relancer, exclusivement par les urnes, la nécessité républicaine d'une révolution citoyenne.

 

 

Texte et photos Pierre Fabre.   

 


 

On notera que la presse était absente, à l'exception de Kléber Ferret, Jean Labrot et Michel Lauvie, plumes de l'Echo, qui étaient présents plutôt à titre citoyens qu'au titre de correspondants de presse.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 Newsletters en attente.

 

L'ordre séquentiel est, en fonction de l'actualité, évolutif.

 

Un modeste maître de forge.

Et si l'on recréait les veillées !

Une "Nauzéenne" polyglotte à 14 ans.

Le Colombier un hameau bien antérieur à la Révolution.

Le conciliateur, un personnage mal connu.

Le feuilleton persistant de la réouverture de la voie ferrée de Villeneuve.

La carte communale monplaisanaise avance.

Noël tu vas venir bientôt.

 

 

 

 



 

 

 



04/12/2011
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