Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Le premier octobre.

 

Qui s'en souvient?

 

Il y a maintenant 55 ans que le 1er octobre n'est plus le jour de la rentrée scolaire.

 

 

La noble mission de l'école laïque et républicaine est d'éduquer les enfants; quelles que soient leur antériorité et leur culture. De l'autre côté de la Méditerranée ces preux descendants des Hussards noirs de la République ont eu fort à faire pour guider de futurs citoyens de communautés qui, hélas, se sont opposées.  Saluons les avec le respect que l'on doit à tous; a fortiori à ceux qui ont souffert.

Les anciens écoliers de Bordj Bou Aarreridj.  Classe de X. Mangano, l'instituteur sur la gauche.

 

Les rythmes et les vacances scolaires n'ont cessé d'être modifiés depuis les lois Ferry de 1881 et 1882.

 

Beaucoup de ministres ont voulu donner une touche personnelle aux rythmes  et au calendrier et l'actuel n'est pas le premier, qui, du haut de son piédestal, scrutant ses troupes vassales ou rebelles, à prétendre qu'il est le premier pionnier concepteur d'un idéal et juste schéma.

 

Nos ancêtres n'avaient, jusqu'à la Première Guerre mondiale, qu'un seul mois de vacances en été. C'était bien dur!

En 1939 ces vacances estivales ont pris du large pour s'inscrire du 14 juillet au 30 septembre. On notera que l'Église, qui n'avait pas une sympathie affirmée pour la République, surtout après décembre 1905, faisait travailler les écoles confessionnelles le 14 juillet. L'inoubliable Pierre Larquey, jouant le rôle de Jacquelin, le directeur du collège exsangue, dans le film de Georges Lampin, "Les Anciens de Saint-Loup", sorti en 1950, le rappelle dans une scène un brin pathétique.

 

Les écoliers sous les IIIèmeet IVème Républiques travaillaient cinq jours sur sept. Le jeudi était consacré à l'organisation de la catéchèse, en principe, en dehors de l'école. La République, théoriquement laïque et tolérante, [La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte] se devait, par élégance, prudence et louvoiement stratégique, de ne point heurter la culture religieuse dominante.

 

Un arrêté du 12 mai 1972 déplace le figeage scolaire du jeudi sur le mercredi.

 

Il y a eu de courtes vacances du mardi gras abrogées après la Seconde Guerre mondiale. Elles ont été régénérées, longtemps après, et allongées; ce sont les actuelles vacances d'hiver. On notera que les vacances, dites de Pâques, pour tous, commençaient le jour des Rameaux pour se terminer le jour de Quasimodo; c'est-à-dire qu'elles duraient deux semaines. Pour Toussaint il y avait le figeage du 1er novembre et le 2, jours des défunts.

Les vacances de Noël commençaient le 24 décembre pour se terminer le 2 janvier. Quand le calendrier n'ajoutait pas un jeudi ou un dimanche au début ou à la fin l'interruption n'était donc que de neuf jours.  

C'est le lundi 15 septembre 1958 que les écoles ouvrent avant la fin de l'été.

 

Les grands parents et les parents, parfois volontiers critiques, disaient "Ils sont toujours en vacances". Ces injustes saillies exhumaient, probablement, les temps où l'enfance était bien souvent, trop souvent, sollicitée pour les travaux domestiques , souvent agricoles, et donnaient aux plus anciens l'occasion d'évoquer l'unique mois de vacances estivales qu'ils avaient connu, vacances qui, pour beaucoup, n'avaient que le nom.

 

Bien peu pensaient que le repos des enfants était aussi salutaire, réparateur et créatif que l'assiduité scolaire. Beaucoup affirmaient que l'espace des vacances, dans une permissivité totale, générait une perte considérable des acquis.

 

 

Ces jeunes demoiselles, bien sages et bien rangées, de l'école Jules Ferry de Sartrouville, année 1963, depuis, sont devenues de respectables grands mères.

Il aura fallu attendre la fin des années 60 pour voir la mixité des classes se généraliser.

 



30/09/2013
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