Fongauffier-sur-Nauze

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Sem Gallet sera honoré le 11 novembre.

MONPLAISANT

 

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Stade belvésois 1910.11.jpg

 

Le Belvès étudiant club, année 1910/11. Sem Gallet est le second, à droite, rang du haut.

 

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Le 11 novembre Monplaisant, comme chaque année, se recueillera en pensant à ses enfants victimes de la Guerre de 14/18.

 

Cette année Monplaisant honorera, certes, tous ses enfants mais rappellera que Sem Gallet, qui donna son nom au Stade belvésois, fut un sportif qui, dès 1909, a bien connu Monplaisant où son père venait d'être nommé instituteur.

Sem Gallet naquit à St Laurent-des-Bâtons, village proche de Ste Alvère, le 7 avril 1891.

Sem Gallet, naturellement, poursuivit ses études au collège de Bergerac et c'est dans la ville de Mounet Sully qu'il prit ses premiers engagements rugbystiques. Ce brillant trois-quarts de l'équipe première de l'Union sportive bergeracoise s'est mesuré avec la redoutable équipe du Club athlétique périgourdin.

 

La carrière de son géniteur l'amena, ponctuellement, à jouer ensuite à Belvès.

André Delpeyrat, le populaire instituteur monplaisanais, parlant du fils de son prédécesseur, écrira que sa participation apportait un gage de victoires. Athlète complet Sem Gallet était aussi footballeur et pratiquait, par ailleurs, le saut en hauteur, à la perche et le lancement du poids.

Il se distingua lors d'un challenge, en 1911, sous la Brèche et rafla tous les premiers prix. Sem Gallet fut sélectionné pour les olympiades.

 

La guerre est venue assombrir la vie de cette génération et Sem Gallet s'engagea au 108ème R.I; régiment bergeracois.

 

Son parcours lui fit franchir les étapes hiérarchiques, sous-officier puis officier, il afficha une conduite exemplaire au front  qui a fait qu’il était apprécié par ses soldats et par ses supérieurs.

 

Sa dernière venue à Belvès, à l'automne 1914, fut au bénéfice d'une permission exceptionnelle.

 

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C'est dans l'Artois, à Neuville-Saint-Vaast, qu'il tomba le 26 septembre 1915.

 

Beaucoup de jeunes sont partis pour ne jamais revenir et, chaque fois, c'était l'émotion dans les villes et les villages qui perdaient leurs jeunes.

 

Sem Gallet, joueur de rugby, était largement apprécié pour son charme et son rejet de la violence. Il détestait la brutalité.

 

Il faut absolument, un siècle après, savoir entretenir ce devoir de mémoire pour toutes celles et tous ceux qui ont souffert de ce fléau qu'est la guerre. Bien au delà de Sem Gallet, le souvenir de ses camarades et amis sportifs  doit, ou et, devrait rappeler que le sport a pour mission d'écarter toute forme de violence stupide pour privilégier l'adresse et l'ingéniosité.

 

Un grand merci post mortem, pour ce devoir de mémoire, à André Delpeyrat. Il fut un pédagogue inoubliable pour bien des générations. Ce grand merci va aussi à André Praderie, un responsable du stade belvésois, pour son travail d'assemblage de documents de ce passé, hélas, empreint de douleurs.

 

 

 



08/11/2015
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