Fongauffier-sur-Nauze

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Soixante dix ans après le passage d'André Malraux, pèlerinage laïque et républicain dans le bois de Durestal.

  

CENDRIEUX

 

 

Samedi 15 juin l'A.N.A.C.R de la Dordogne inaugurait le Chemin de la Mémoire et saluait le 70ème anniversaire de la création du Maquis de Durestal.

 

Durestal c'est un des rares espaces boisés qui subsiste de la Forêt Barade, forêt primaire constituée de chênes, qui a été portée sur l'autel du sacrifice pour être remplacée par des espaces de culture de la fraise et aussi, hélas, pour être remplacée par une invasion de résineux. Si Eugène Le Roy, dont la fine plume s'attarda, dans Jacquou le Croquant, au cœur de cette forêt, revenait il ne reconnaitrait plus grand-chose de ce magnifique massif forestier.

 

Ces ultimes espaces boisés de feuillus de la Forêt Barade enchâssent donc ce bois de Durestal où André Malraux inspecta ce foyer de Résistance. Si ce n'était pas un lieu de mémoire on pourrait dire qu'il s'agit d'un merveilleux espace bucolique appelant- la promenade et le loisir.

 

Samedi ce fut donc l'occasion pour les officiels de revenir sur cet épisode de la Résistance et, plus particulièrement, à Jean-Paul-Bedoin de retracer cette belle page des preux de notre département qui ont su ne point faiblir face à la puissance de l'intrusion de la soldatesque du führer.

 

Avant d'écouter les divers orateurs, aucun n'avait connu la vie de Durestal en 1943, les officiels ont parcouru le chemin qui s'étire sous les chênes. On commence -et ce n'est pas une métaphore- par la source qui, depuis le déboisement, selon les gens du secteur, a perdu beaucoup de sa puissance et de sa régularité, et l'on poursuit par le lavoir de fortune. Ensuite c'est toute une promenade où l'on découvre des abris, constitués de feuillards, qui tissent un village avec son infirmerie, son armurerie, ses cuisines, son local de messagerie et même sa prison. Le terme du parcours est le lieu des tombes car il y eut à Durestal des exécutions, c'est, certainement, le point le plus douloureux de cette épopée.

 

Saluons le travail de reconstitution du Maquis de Durestal. Ne risquons pas de blesser qui que ce soit en citant quelques figures de proue de cette initiative qui est -et demeurera-  un gigantesque travail pédagogique et collégial.

 

N'hésitez pas à ajouter un commentaire qui peut être une précision, une remarque, une question… voire un désaccord.  

 

La résolution de certaines images permet, avec un clic, d'obtenir un agrandissement… pour d'autres non.     

 

 

Sur le chemin d'accès la rencontre fortuite de Marie-Noël Diener-Hatt, fille d'Antoine Diener, présidente du Comité de mémoire de la Brigade indépendante d'Alsace-Lorraine, venue spécialement de Strasbourg, avec Thierry son mari, pour se ressourcer à Durental. Marie-Noël et Thierry ont donc rencontré sur le chemin Odile et Fernand Dougnac, Fernand est un petit-fils de l'ancien propriétaire de Durestal. De gauche à droite Thierry, Marie-Noël, Fernand et Odile.

 


 

 Maurice Fontalirant, maire de St Avit-de-Vialard.

 

 

 

Pierre Gaillard, président de l'A.N.A.C.R de Montignac, Claudie Ruaud, maire de Journiac et Jean-Marc Maury, président de l'A.N.A.C.R du Bugue.

 

 

J-P Saint-Amand, représentant le président Cazeau, J-louis Amat, secrétaire général de la préfecture de la Dordogne,  et J-Paul Bedoin, secrétaire départemental de l'A.N.A.C.R.

 

 

Au centre Thierry Esnaud, porte le drapeau de l'A.N.A.C.R du Bugue. Cet employé communal de Journiac a balisé les chemins. 

 

 

 

Sarah Lalot a eu une patience d'ange pour présenter le coussin et les ciseaux.

 

 

Il valait mieux ne pas être un "collabo" délateur, à la solde de l'occupant, quand, dans le bois, surgissaient des personnages décidés de cette trempe. 

 

 

Non ce n'est- pas la charrette bleue de René Barjavel mais une authentique charrette de la Forêt Barade.

 

 

 Ceint de l'écharpe tricolore Gilles Le Roux, maire de Cendrieux, lors de la rupture du ruban.

 

 

 

Première station ; la source.

 

  

Marie-Noël Diener-Hatt , férue d'histoire,  relate une anecdote à J-Louis Amat.

 

 

Nous sommes devant la source.

 

 

Les partisans lavaient leur linge dans le ru.

 

 

Un camp de partisans n'était pas une base de loisir. La discipline militaire y régnait et l'on hissait, avec respect, les couleurs en hommage à notre pays tourmenté, occupé mais en voie de recouvrer sa dignité. Ici J-Paul Bedoin expliqua ce rituel, l'an dernier, aux écoliers de Journiac.

 


 

 Notre ami Jean-Claude Pinault, conseiller général de Savignac-les-Eglises.

 

 

 J-P Saint Amand, cons gén de Vergt et Philippe Ducène cons gén de Ste Alvère.

 

 

La cuisine spartiate et en plein air des partisans. "Lo topin bulh", cette expression occitane comporte un double sens. Le chaudron ou la marmite bout ; c'est le premier degré. Au sens figuré -et cela convient parfaitement aux partisans- "On en a marre" ou on est en colère".

 

 

 

 Devant le secrétariat.

 

 

 Le secrétaire.

 

 

 Un partisan au repos.

 

 

 

Un abri en feuillard.

 

 

La prison.

 

 

Hélas... les tombes.

 


 

La chorale de Cendrieux envoûta l'assistance en chantant la Marseillaise et, par deux  fois dans le courant de l'après midi, Le chant des partisans. Par erreur ou par désir de donner à cette journée une tonalité résistante affirmée c'est "Le chant des partisans" qui prima et termina. Personne ne s'est ému de cet arrangement protocolaire !

 

 

La liberté, depuis bien avant notre grande Révolution, appelle la plantation d'un arbre. Ci dessus Marie-Noël Diener et ci-dessous le représentant de l'Etat ont donné de la terre à ce plant.

 

 

 

 Texte et photos Pierre Fabre.



17/06/2013
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