Fongauffier-sur-Nauze

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Soyons vigilants et prudents pour nos forêts.

Ce jeudi 200 hectares de forêt des Landes sont partis en fumée. Cet incendie heureusement, ne peut pas être comparé à la tragédie, du 19 août 1949, de l'incendie de 50 000 hectares de forêt girondine, autour de Saucats, imputable, a priori, à la "faute involontaire" d'un fumeur endormi. Rappelons qu'il y eut, hélas, 82 victimes, des pompiers, des bénévoles et 23 militaires du 33ème régiment d'artillerie de Châtellerault. La fumée était visible depuis les hauteurs du Val de Nauze distantes de 130 Km du sinistre.

Depuis ce drame terrible les moyens de protection ont heureusement évolué, coupe-feux, matériels modernes, tours de guets…

 

File:Le monument.JPG

 

 

Le mémorial de Cestas.

 

Notre Bessède, elle aussi, a été plusieurs fois la proie des flammes ; mais à un degré moindre. Le code de déclenchement de la sirène, à Belvès, dans les années 50, était une longue série de sonneries pour signaler que le massif forestier était en feu. Pour appeler les sapeurs la sirène sonnait une fois pour l'agglomération, deux fois pour la zone diffuse et trois fois pour l'exercice qui, en principe, était le dimanche matin.

Le plus grave incendie récent de la Bessède remonte au début des années 60, vraisemblablement en 1961, quand 2 000 hectares ont brûlé.

 



La prévention du risque d'incendie de forêt est l'affaire de tous. En adaptant son comportement pendant les périodes à risque, chacun peut contribuer à protéger la forêt.

 

Respecter la réglementation sur l’usage du feu 

En Dordogne, c’est au printemps que le risque de propagation des feux est le plus élevé. L’été est aussi une période sensible.

C’est pourquoi, pendant les périodes du 15 février au 15 mai puis du 15 juin au 15 octobre, les feux (incinération des déchets végétaux, barbecues, feux de camp…) sont interdits en zones boisées et aux abords de ces zones.

 


De l'écobuage au brûlis. Originellement, le terme écobuage désigne le travail d'arrachage de la végétation et de la couche superficielle de l'humus au moyen d'une "écobue", outil proche de la houe, l'incinération en petits tas de ces éléments puis l'épandage des cendres sur les terrains afin de les enrichir en éléments nutritifs. Cette pratique, coûteuse en main-d'œuvre, a progressivement disparu au profit de la technique qui consiste à brûler directement les végétaux sur pied. Ce procédé a pris, à tort, l'appellation "d'écobuage".

 

 

 

 

Un feu de prairie.

 

Le terme d'écobuage est donc devenu généralement employé pour désigner le brûlis à feu courant. Il désigne en fait une technique bien particulière, pratiquée du XIIIème au XVIIIème environ et qui consistait à détacher à la houe la couche superficielle de terre gazonnée, à la faire sécher puis à la brûler et épandre la cendre dans les champs. Pratiqué sur des terrains acides, il assurait un nettoyage radical du sol, sa fertilisation et la neutralisation temporaire de l'acidité. Nécessitant une énorme quantité de travail, et concurrencée par le chaulage et les engrais, cette méthode est abandonnée en Europe depuis le XIXème.

Le brûlis, terrain défriché ou fertilisé par le feu, désigne tout à la fois l'espace et la méthode. Il est encore, de nos jours, couramment pratiqué mais, attention, il nécessite de sérieuses précautions. Par ailleurs il impose un respect strict des périodes fixées par arrêté, en principe, préfectoral.

S'il est facile de faire brûler les herbes sèches en fin d'hiver, pour autant que quelques journées d'ensoleillement aient neutralisé leur humidité, il faut bien veiller à ce que les flammes soient parfaitement maîtrisées.

Les études existantes indiquent que, bien dosé, l'écobuage a un effet relativement neutre sur les sols, la faune et la flore. Dans certains cas l'effet peut même être positif ; notamment par la réouverture des milieux qui contribue à la biodiversité.

Le brûlis, s'il est régénérateur des herbages, présente l'inconvénient mineur d'être peu esthétique pour les quelques jours qui précèdent la pluie et surtout, s'il est excessivement intense de ne pas favoriser l'écosystème des guérets.

 

Le brûlis et l'écobuage sont, sauf décisions contraires qui peuvent être prises si les nécessités l'imposent, autorisées entre le 16 mai et le 14 juin et du 16 octobre au 14 février en se conformant aux prescriptions de l'arrêté.

Les pratiques, depuis la nuit des temps, dans la ruralité profonde, en fin d'hiver ne sont donc pas couvertes par l'actuel arrêté préfectoral du 25 janvier 2012.

 

 

 

Un imaginaire feu de broussailles. Photo artistique Céline photos Art et Nature.

 

Le brûlis en montagne.





02/03/2013
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