Fongauffier-sur-Nauze

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Théo Pardo s'exprime sur la déviation de Beynac

 

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Pourquoi ne pourrait-on pas prendre position en faveur de la déviation en démontrant qu’elle n'est pas un "massacre environnemental" ou que l’on se soucie de la "sauvegarde de la nature" et de l’utilisation des finances publiques ?



Il faut juste faire un effort de démonstration, argumenter, débattre, quoi !


Aujourd’hui, 15 août, soirée de feu d'’artifice à Beynac, j’ai une pensée particulière concernant l’un des arguments des porteurs du projet : le risque de chutes de pierres.

 Le classement "en zone rouge à risque fort" de " l'ensemble des falaises surplombant le village de Beynac" et "la falaise du Pech" dont le site dans son ensemble pose un problème de sécurité, à court terme, en raison du risque de chute de masses rocheuses sur la RD 703.(*)

Cet argument mis en avant implique des prises de décision de mise en sécurité immédiate. Parce que, contournement ou pas, le risque "inéluctable" sera présent. Le rôle des responsables est de rendre ce risque le moins destructeur possible. Donc, avant de dépenser des sommes dans des projets dont l'utilité est contestée, parce que fortement contestable, il faut dépenser pour mettre en Œuvre une protection par filets adaptée aux lieux.

Je sais que nous sommes dans la "civilisation de l'’hommage". Hommage à toutes les victimes de nos gestions inconséquentes basées sur une vision économique à très court terme. Victimes d'accidents aériens prévisibles lorsque le risque a été identifié, victimes d'accidents ferroviaires, victimes d'accidents nucléaires…

Le 13 avril, au cours d'une promenade, des photos de blocs ont été prises sur la route, au dessous un hameau du Pech. Le point d'où s'étaient détachés ces blocs était parfaitement visible. Compte tenu de la configuration du terrain, ils ne pouvaient que traverser la route. Si 330 jours par an, les véhicules circulant sur la RD 703 peuvent avoir la chance de ne pas être touchés par ce genre de bloc, il est évident que lors des embouteillages, le rocher ne manquera pas un des véhicules circulant au ralenti. Les décideurs joueraient-ils au bowling ?

Le 4 août, me rendant à Castelnaud-la-Chapelle, j'ai fait l'expérience de traverser Beynac, entre 12h30 et 12h45, normalement, j'aurais pris la route passant par les Milandes. Embouteillage sous le hameau du Pech, environ 8 minutes pour arriver au restaurant Malleville. Circulation parfaitement fluide, à contre sens. Ma file est uniquement constituée de véhicules de tourisme. Miracle ! Dès après le restaurant, la circulation est libre, à peine 3 ou 4 véhicules sur les 300 mètres de la traversée du village, la circulation venant de l'est est très fluide.

Qu'est ce qui provoquait cet embouteillage ? Les ralentissements dûs aux entrées et sorties dans le parking, le croisement avec les véhicules montant ou descendant de la route du château, le passage des serveurs du restaurant sur le passage piétons.


Est-ce-que les travaux actuels éviteront le bouchon dans ce cas précis ? Non ! Est-ce-qu'une déviation empêcherait cette situation ? Pas plus ! Tant que Beynac sera un lieu touristique, il y aura cette densité de trafic à l'entrée Ouest du village. En période de forte affluence touristique, le contournement de Sarlat évite-t-il les embouteillages dans l'avenue Thiers ? Non ! br


Par contre, les travaux engagés par la municipalité sur la traversée de Beynac, éviteront les conflits entre véhicules larges. Pour cette raison et de nombreuses autres que l'on pourra aborder, un moratoire est absolument nécessaire. La reprise sereine de débats publics, avec des citoyens informés de tous les aspects de la situation actuelle, devrait permettre de prendre une décision intelligente.

Mais, revenons au risque de chutes de pierres et à un des arguments lus, concernant les vibrations engendrées par certains véhicules, vibrations qui seraient déstabilisatrices de rochers… On a peine à penser qu'il n'y a pas eu de nettes améliorations dans la technologie automobile… Mais, passons !

En dehors des vibrations liées au tellurisme, je peux citer au moins trois causes de vibrations sonores qui ont des répercussions qui pourraient  inquiéter les personnes vivant ou circulant sous des rochers susceptibles de se détacher.

- Les variations brutales de pression liées au passage du mur du son par des avions de chasse. Qui n'a pas ressenti, en Dordogne, ce type d'ébranlement qui fait parfois tomber dans certaines constructions, certains matériaux instables (dans le domaine de l'assurance, événements assimilables à l'incendie).
- Les vibrations induites par les impacts de foudre
-  Le risque d'ondes de choc et de vibrations provoquées par un feu d'artifice
http://www.pyrotechnie.com/artificier/feux-artifice/bozouls-le-feu-dartifice-du-15-aout-annule-les-explications-du-maire-jean-luc/

Aujourd'hui, 15 août 2016, je croise les doigts pour que les rochers soient assez solides et stables à Beynac et sur la falaise du Pech.

Il faut demander au Conseil départemental de tout faire pour  sécuriser les lieux, la surveillance ne suffit pas, sauf à accepter la "civilisation de l’hommage aux victimes".

Théo Pardo



(*) Extrait de la plaquette envoyée dans certains foyers de la vallée par le Conseil départemental.



15/08/2016
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