Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Un R.P.I salvateur.

 

 

Je ne vais pas, sur ce modeste blog, revenir en détail sur la réunion des édiles belvésois, groupés le 18 décembre autour de Christian Léothier, car, primo, je n’y étais pas et, secundo, parce que je pense ne pas être capable de discerner, avec exactitude, les finesses des manœuvres, des évolutions et des attentes de leurs mandants.

Deux sujets, cependant, m’intéressaient : la thématique des communes-nouvelles et la pérennité de l’école de Sagelat.

 

La mayonnaise prend mal.

 

Pour le premier thème, force est de constater que dans notre Val de Nauze, comme dans la France entière, ces fusions ‘’patinent’’. La mayonnaise ne prend pas. On s’attendait, au minima, à un assemblage belveso-larzaco-saint-amandin. Pour l’heure, la copie se limitera, à un premier canevas oscillant.

D’autres schémas vont poindre, mais il faudra, vraisemblablement, attendre 2017 après le mûrissement des egos suivi de l’euphorie, ou de la déception, partisane des serviles féaux du sixième ‘’monarque’’ contemporain.

 

 

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Depuis la nuit du 4 août 1789, tout le monde sait que les privilèges sont définitivement abolis et n'existent plus, néanmoins, ça-et-là, quelques primautés, purement honorifiques, demeurent. C'est le cas de l'élève qui actionne la cloche de l'école pour appeler ses camarades à rejoindre, en rang, la salle  de classe. Avouez qu'Ombeline est ravissante, avec son joli sourire, dans ce rôle. Photo © Bernard Malhache.

 

Nous avons tous, tout au moins il demeure permis de le supposer, des souvenirs de notre scolarité ; même si elle a été particulièrement médiocre. Les camarades d’école laissent, pour la vie, un capital d’amitié que nous aimons préserver même si, dans nos lointains souvenirs, on n’avait pas d’atomes crochus avec certaines ou certains car, bien avant que Jean-Michel Blanquer n’écrive ‘’L'École de la vie’’, publication du 3 septembre 2014, c’est bien sur les bancs de l’école que l'on voyait éclore les forces vives de demain.

 

Il faut sauver l’école, ce merveilleux unificateur sociétal.

 

L’autre sujet d’actualité, il est brûlant sur la rive droite de la Nauze, donc, était la pérennité de l’école de Sagelat. Depuis 1956 c’est un feuilleton, continuellement d’actualité, avec un regard inquiet vers l’épée de Damoclès.

L’école de Sagelat, depuis beaucoup plus d’un demi-siècle, est un pôle éducatif intercommunal. Elle a même été, quand la peste brune ravageait l’Europe et nos terres orientales et septentrionales, un refuge pour des têtes qui n’étaient pas forcément blondes. Après la Libération, le positionnement de l’école de Sagelat faisait que beaucoup d’élèves des communes voisines, pour des raisons bien diverses, pas toujours cohérentes, allaient là sur le chemin du savoir.

Il faut bien convenir que l’école de Sagelat, avec un poste double, n’a tenu que par ces concours externes ; d’aucuns pourraient dire que cette école était sous perfusion.

Les édiles qui, ouvertement, prenaient position pour une commune-nouvelle, avec Belvès pour pivot, pointaient cette faiblesse sagelacoise en affirmant, à tort ou à raison, que la manière de sauver ce pôle est dans la force d’une commune nouvelle. Cet avis  n’était, a priori, pas totalement partagé par les élus sagelacois qui ne militaient pas, au premier chef, pour devenir un appendice de Belvès. Certains mots, peu suaves, échappaient et, en privé, on entendait qu’il y avait là une forme de chantage.

Rappelons quand même que les écoles primaires ne sont plus dans les prérogatives des appareils municipaux ruraux mais figurent dans les missions des communautés de communes.

 

Un dénouement provisoire heureux.

 

Les démarches de l’appareil municipal sagelacois et l’écoute de l’appareil communautaire ont fait que, pour le court terme, l’école de Sagelat continuera d’exister.

La solution de sagesse l’a emportée. Le R.P.I, regroupement pédagogique intercommunal, sera le sauveur de cette petite école. On ne sait pas encore quelle sera l’architecture. Qui viendra à Sagelat, les C.E ou les C.M... cela s’affinera plus tard.

 

Une école sans élèves, c’est un verger sans arbres. Les menaces sur les écoles rurales sont, hélas, bien loin d’être remisées dans les poubelles de l’histoire.

 

P.F  



21/12/2015
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