Fongauffier-sur-Nauze

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Christian Signol l'appela la Rivière Espérance !

 

Christian Signol, en 1990, publia, chez Laffont, "La rivière Espérance". Ce roman de la fine plume quercynoise eut, certes, un succès  mais la mini-série française, en 9 épisodes de 90 minutes, réalisée par Josée Dayan, diffusée à partir du 4 septembre 1995, sur France 2, malgré une interprétation magistrale et  son solide scénario dû au best-seller de Christan Signol, n'a pas eu le succès escompté. Elle rassembla à peine 5,5 millions de spectateurs chaque soir, sur France 2 ; sans doute à cause d'une diffusion automnale, rare pour une saga de l'été.

Cette saga nous a cependant fait vivre le temps de la navigation fluvialesur la Dordogne tenue par les  gabariers de Souillac. Manuel Blanc, Benjamin Donadieu, et Carole Richert, Marie Paradou, tissaient un amour tumultueux, allant au fil de l'eau, interpellé par le tumulte social de l'époque.

 

La véritable héroïne de cette saga, pardon Carole Richert, c'était notre Dordogne.

 

La Rivière Espérance fut plus mise en relief chez nos voisins quercynois qu'en Périgord mais n'oublions pas que 170 communes se partagent notre fleuve. Nombreux sont les sites qui  sont valorisés par cette souveraine insaisissable qui se glisse de L'Auvergne au Bec d'Ambés.

 

 

 

Depuis plus d'un siècle les gabares ne naviguent plus sur notre Dordogne, à l'exception des cinéastes et des passeurs de mémoire de l'association des Gabariers de la DordognePhoto Jean Bonnefon.

Dimanche 12 mai l'association des Gabariers de la Dordogne a décidé de suivre, à bord de gabares "marchandes", la Dordogne de Cénac à Lalinde avec une escale au Pont du Garrit. 

 

Jean Bonnefon au pied de la maison du passeur. Photo Pierre Fabre.

 

 

Quand le pont du Garrit, érigé entre 1892 et 1894, fut livré, en voie unique, à la circulation la République était une superbe jeune fille de 23 ans. R.F symbolise l'attachement républicain des Cypriotes. 

 

L'association des Amis du Pont du Garrit, présidée par Jean Bonnefon, compte 160 adhérents. Ponctuellement elle sensibilise la population sur la sauvegarde de ce partrimoine délaissé.

 

Le pont du Garrit, propriété du département, doit être repeint pour pouvoir continuer à défier le temps. Notons que Francis Cabrel et son épouse sont venus lui rendre visite à la mi-novembre et ainsi donner un signal de sympathie aux militants qui se meuvent pour sa renaissance.

 

N'oublions pas que les ouvrages qui, aujourd'hui, sont tombés dans la fosse de l'obsolescence demeurent les placides témoins du travail titanesque de nos ancêtres.

 

 

José Chasseriaud, maire de Berbiguières, et Jean Bonnefon attendent les gabares. Photo Pierre Fabre.




 

 

Annie Six, Jean Bonnefon et Christian Six. Une image scellant les deux rives de la Dordogne. Photo Pierre Fabre.


 

 


La monplaisanaise Marie Praderie , membre de l'association, aux côtés du président Bonnefon. Les grands parents de Marie étaient aubergistes au pied du Pont du Garrit.  Photo Pierre Fabre.




 

 

Les gabariers approchent du pont du Garrit. Photo Pierre Fabre.


 

 Près de la rive concave. Photo Pierre Fabre.


 

Ils viennent de passer sous le pont. Photo Pierre Fabre.


 

 Ils ont été salués par une salve d'applaudissements. Photo Ronald Knoth.


 

Au niveau du Pont du Garrit. Photo Ronald Knoth.


 

Ils ont accosté. Photo Ronald Knoth.


 

Sur le pont. Photo Ronald Knoth.


 


Le pot de l'amitié avant le déjeuner. Photo Ronald Knoth.

 



 



14/05/2013
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