Fongauffier-sur-Nauze

Fongauffier-sur-Nauze

Quatre figures marquantes de 2011.

Quatre portraits marquants

 de l'année 2011.

 

Avant de refermer les pages 2011 de ce blog attardons nous sur quatre personnages de ce moyen Val de Nauze qui, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont été les entraîneurs de cette vie citoyenne et caritative qui demande surtout du dévouement et du désintéressement.

 

 


 

 

 "La musique est la langue des émotions." Emmanuel Kant.


 

 

 

La Monplaisanaise  Andrée Westeel-Bellynck, professeur de musique, violoncelliste, chef de chœur de "l'Ensemble vocal de Belvès", vient de clore une année culturelle plus que chargée.

Andrée fut l'âme du festival Rétina, le 18 mars, à Siorac. Cette manifestation caritative avait pour finalité d'œuvrer pour les non-voyants. Son ensemble vocal prit place lors de la félibrée, lors de l'office du dimanche matin, et, dans la foulée, lors du concert du 8 juillet.

Andrée, depuis plusieurs années, sait donner une dimension musicale appréciée lors de la fête votive, dite de la St Jean, de Monplaisant.

On ne peut imaginer le travail considérable qu'Andrée dut fournir  pour le festival Bach du début de cet été. On a retrouvé Andrée sur l'autre rive de la Dordogne, au Coux, le 12 novembre, pour la journée des musiques de films.

Andrée, épouse de Robert, président de "Entrée des artistes", participe, aussi, à la vie associative de ce groupe culturel en qualité de trésorière.

 

Andrée, après une année surbookée, prend un peu de repos mais elle va renouer avec sa vie trépidante, le 17 janvier, avec l'A.G de sa chorale. Elle va définir les grands axes de 2012. Parmi ceux-ci il y aura les répétitions du Chant des partisans que "l'Ensemble vocal de Belvès", a priori, devrait interpréter le dimanche 27 mai pour l'inauguration, à Fongauffier, du Mémorial de la Résistance. 

 

 


 

"Le vrai nom du dévouement, c'est désintéressement." Victor Hugo. Les misérables.

 

 

Bernard Grenier, si l'on s'en tient à son statut social, devrait être appelé "retraité". Pour Bernard retraite devient synonyme de super-activité. Bernard, dans sa vie active officielle, a été à la tête de sa propre entreprise. Il intervenait dans le marché des installations frigorifiques et, à une autre époque, dans le négoce des vins. Il a toujours eu de sérieuses connaissances dans le génie civil et a su conserver sa maîtrise de surveillance et d'accompagnement des chantiers ; maîtrise acquise dans une autre vie.

Cela lui a servi pour offrir sa disponibilité à la commune de Monplaisant, commune dont l'électorat a reconnu ses qualités intrinsèques en l'envoyant au conseil municipal en mars 2008, pour la réalisation de la maison commune. On a aussi trouvé Bernard, à bord d'engin, sur les chemins ruraux pour réhabiliter ces derniers. Le long réseau, quasiment délaissé, avait de quoi décourager les plus vaillants.     

Bernard s'impliqua, sans retenue, pour la félibrée. Son sens pratique et son savoir-faire ont dénoué beaucoup de problématiques lors de la préparation de cette manifestation.

Bernard qui donne, toujours bénévolement, de son temps à la mouvance associative, par ailleurs, pour participer au devoir de mémoire, a rejoint les "Amis de la Résistance de l'A.N.A.C.R" et, depuis cette année, en est devenu le porte drapeau local.

Bernard est l'heureux époux de Claudine qui, elle aussi, participe généreusement à la vie locale monplaisanaise. Ses œuvres artistiques décorent le patrimoine communal.

 

 


 

Non quia difficilia sunt non audemus, sed quia non audemus, difficilia sunt. [Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.] Sénèque.

 

 

 

Sarah Landès, vient récemment d'accéder à la majorité civile. Du haut de ses 18 ans elle ne manque pas d'ardeur. Cette jeune sagelacoise, étudiante de sciences-po, a un an d'avance sur ses camarades de promotion. Elle milite pour qu'un village bien isolé du Mali puisse, grâce à un forage pour un puits, accéder à l'eau potable. L'eau potable devrait être un droit pour chaque être vivant de la planète et Sarah profondément émue par cette douloureuse injustice majeure a insisté auprès de ses parents pour que l'association "Un puits pour Soroni" secoue les consciences et, un jour, permette aux habitants de ce village d'accéder à ce liquide si précieux, source de vie.

Sarah a réussi à convaincre Guylaine et Didier, ses parents, certains de ses anciens professeurs, dont la secrétaire de son association, et à emmener ses camarades dans ses actions ; mais le chemin des villages du Périgord noir aux terres assoiffées d'Afrique ne se parcourt pas ausi aisément que les routes de l'Hexagone. Il faut séduire et convaincre, les médias, les partenaires, les instances politiques et les citoyens. Vaste programme !

 

Sarah aime la danse moderne, elle a un penchant pour le tennis qu'elle a pratiqué et se révèle être une cinéphile avisée. Elle avoue avoir un penchant pour le réalisateur américain Quentin Tarantino.

 

Il paraît bien difficile de voir où le cursus universitaire de Sarah s'arrêtera et, surtout, où elle fixera son avenir. Sarah aime la vie publique et politique... dans le sens noble. Il n'est pas exclu qu'un jour on la voit s'engager dans une voie qui, pour l'heure, n'est pas définie ; pourquoi pas la diplomatie !

 

 


 

"Altruisme - Efficience - Discrétion ". 

 

 

 

 

Gaétan Lapeyre, va, le 7 mai, atteindre sa vingt et unième année. Ce jeune, sagelacois de cœur, a été remarqué, il y a un an, quand, avec son ami Benjamin Lavaud, il prit le chemin de l'Atlas pour le Rallye 4L Trophy.

Gaétan, jeune homme d'une profonde sensibilité, s'est investi, à corps perdu, dans ce rallye humanitaire. Cette épopée, faut-il le préciser, n'a absolument rien à voir avec une promenade touristique !

Il faut des esprits et des natures bien trempés pour affronter les écarts de température, le manque d'hygiène et partager un moment la misère des populations locales souffrant de malnutrition, du manque d'eau et des archaïsmes d'une culture ancestrale fort rude.

Apporter un peu à ces populations, surtout aux enfants, bien au-delà du geste humanitaire, donne, même si ce n'est qu'une goutte d'eau, un moment inoubliable.

 

Gaétan qui a terminé l'an dernier ses études au Pré de Cordy, il était en B.T.S-M.A.I, se passionne naturellement pour la mécanique ; c'est la finalité de sa formation. Gaétan, bien entendu, entretient d'autres hobbies. Dans cette vieille terre de rugby qui est la sienne il préfère le football.

Sa fibre de dévouement il a tenu à l'extérioriser en rejoignant le corps des sapeurs pompiers volontaires de Belvès. Il a reçu, au sein de cette corporation hautement civique,  une formation d'animateur sportif. Il s'est plu, ces jours derniers, à présenter le calendrier de l'année 2012 ; ce qui lui a donné l'occasion et le plaisir de rencontrer la population.

 

 


 

 

Le choix de ces quatre personnes, très probablement de sensibilités bien différentes, préférées presque arbitrairement, peut, éventuellement, être discutable et discuté. Il n'existe pas d'instrument de mesure du civisme et de la générosité. Ce choix, cependant, a été chaleureusement approuvé par des avis et acquiescements autorisés

Fils d'un très humble paysan je sais que, pour un laboureur, chaque sillon d'un champ est recouvert par un autre. Puissions nous avoir, l'an prochain, et au-delà, d'autres profils aussi méritants à mettre en relief !

En attendant je réitère à Andrée, Bernard, Sarah et Gaétan toute mon admiration pour leur volontariat. Par ailleurs tous mes vœux vont à toutes celles et à tous ceux qui, au plus profond de l'ombre, oeuvrent, dans divers domaines, dans le désintéressement le plus complet.

 

P.F

 

    

 

 

 Texte et photos Pierre Fabre.



 

 

 

 Newsletters en attente.

 

L'ordre séquentiel est, en fonction de l'actualité, évolutif.

 

 

Les curieux cercles qui intriguent Anne Leygues.

Georges Labrousse, une plume nostalgique.

Les gestes d'antan.

Monplaisant et Sagelat auront, en 2011, un état civil néant pour les mariages.

Le Colombier un hameau bien antérieur à la Révolution.

Le conciliateur, un personnage mal connu.

Le feuilleton persistant de la réouverture de la voie ferrée de Villeneuve.

La carte communale monplaisanaise avance.

 



29/12/2011
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