Fongauffier-sur-Nauze

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Ultime adieu à Simone Gossoin.

 

 SAGELAT

 

 

 

La Jistonie, dix mois après le décès de Serge, dit Christian, Boussac est à nouveau endeuillée. Simone Gossoin vient de décéder à l'Hôpital de Sarlat ; hier samedi à 10 heures.

 Simone naquit le 27 mars 1931, dans la rue Diderot, dans le XIVème arrondissement de Paris. Sa mère décéda trois jours après sa naissance.

 

Elle fut provisoirement recueillie par un pasteur et son épouse qui la confièrent, dans un premier temps, à une pouponnière puis à la Fondation John Bost de Laforce.

Simone, à l'orphelinat, fut vite remarquée par Josiane qui la considérait un peu comme sa grande sœur. Après sa sortie de John Bost  Simone évolua sur un itinéraire difficile, voire douloureux. Elle était bien loin de glisser sur un long fleuve tranquille. Simone fut utilisée, sans vergogne et malhonnêtement, par plusieurs familles, à Mouleydier, Sigoulès et Belvès-de-Castillon, qui ont eu recours à ses services. Peu rémunérée, voire sans aucun salaire, Simone affrontait ses épreuves avec une forme de résignation.

Arrivée à la Jistonie, le 15 janvier 1978, elle se stabilisera dans la maison de Christian et de Josiane que jamais elle ne quittera.

Sur ces hauteurs sagelacoises Simone ne connut plus, pour le toit, l'angoisse du lendemain.

Elle fut dans cette demeure plus qu'une tante pour Olivier. Elle a beaucoup aidé Josiane, au cours de ces 34 ans de vie partagée, notamment et surtout, quand Christian, affaibli par la maladie, vivait ses derniers mois dans la douleur du mal qui l'emporta le 1er janvier dernier.

 

Les hasards de la nature ont, certes, peu favorisé Simone cependant elle savait faire face et son altruisme n'a jamais été ébranlé.

Simone avait peu de contact avec la population néanmoins, là où elle savait qu'elle était reconnue, elle se plaisait à rencontrer celles et ceux qui lui témoignaient une amitié sincère. Elle a eu pour notre regretté Edmond, dit Camille, une profonde sympathie.

Simone aimait la musique de variété. Elle était une admiratrice de Claude François, de Michel Delpech et de Jean Ferrat.

Mélomane elle aimait aussi certains morceaux de musique classique.

 

Nous allons, après Josiane, Olivier et leurs intimes adresser un adieu à Simone en faisant le tour de son cercueil. Chacune et chacun pourront lui adresser un respectueux signe d'amitié, choisi en fonction de convictions profondes, lors du passage autour du catafalque.

Pendant cette reconnaissance, que nous adresserons à Simone, nous entendrons la Cantate 147 de J-Sébastien Bach, "Que ma joie demeure". Cette oeuvre lyrique souligne qu'au-delà de la mort nous continuons d'être présents dans la pensée de celles et de ceux qui nous ont aimés. Jean Giono, la fine plume de Haute-Provence, par emprunt à la composition musicale de Bach, avait repris "Que ma joie demeure" dans son œuvre. La mort qui n'est jamais une délivrance bien accueillie n'est, cependant, qu'une rupture discutée. Le philosophe américain Don Dellilo, qui concentre ses travaux sur l'angoisse et la mort, nous le rappelle avec pertinence. Il nous livre une superbe métaphore qui les relativise avec son précepte "There are dead stars which still shine because their brightness is trapped of time". "Il y a des étoiles mortes qui brillent encore parce que leur éclat est pris au piège du temps".

 

Les obsèques de Simone ont eu lieu ce mardi 3 octobre à 11 heures.

La cérémonie laïque eut lieu, à Fongauffier, au pied du Pont de la République, dans le parc municipal, proche de la mairie de Sagelat, où l'on s'est recueilli. Avant l'inhumation la maman d'Eloïse, une petite fille de 10 ans, a lu un petit poème que la jeune écolière lui a dédié. Simone, désormais, repose dans la sépulture des Boussac-Canolle au cimetière de Sagelat.

   

 

 

 

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02/10/2011
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